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Conférence de presse du 13 avril 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/04/13

CCTV : Le 11 avril, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré dans une interview qu’au début de l’apparition de l’épidémie de COVID-19, la Chine n’avait pas fait ce qu’elle devait faire, et qu’elle n’avait pas, par exemple, laissé venir en Chine dans les premiers jours les experts internationaux, partagé en temps opportun les informations et garanti une réelle transparence. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Face à la COVID-19, jusqu’alors inconnue, et à sa survenue, le gouvernement chinois insiste toujours sur la primauté du peuple et de la vie et a pris les mesures de prévention et de contrôle les plus drastiques, partagé sans la moindre réserve ses expériences en matière de prévention, de contrôle, de diagnostic et de traitement, défendu un front crucial pour la prévention et le contrôle de l’épidémie du monde et gagné un temps précieux pour divers pays dans leur lutte contre l’épidémie. Quatre mots clés peuvent décrire les efforts de la Chine dans la lutte contre l’épidémie : ouverture, transparence, science et responsabilité. Dans le même temps, il y a quatre autres mots pour les États-Unis : recherche de boucs émissaires, rejet de la responsabilité sur autrui, stigmatisation et politisation. Certaines personnes aux États-Unis n’hésitent jamais à critiquer la Chine quand on parle de la pandémie. Cette pratique est extrêmement immorale et irresponsable. La Chine ne l’acceptera jamais.

Depuis le 3 janvier 2020, la Chine a régulièrement, activement et en temps opportun informé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) des informations de l’épidémie. Le 4 janvier, des responsables des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) chinois et américain se sont entretenus par téléphone et ont échangé des informations sur l’épidémie. Des experts de l’OMS se sont rendus en Chine à trois reprises pour effectuer des échanges et communications sur les sujets concernés, y compris la recherche en matière de traçage de l’origine du virus. Ils ont apprécié positivement l’ouverture et la transparence de la Chine. On ne peut jamais réveiller celui qui fait semblant de dormir. Certaines personnes aux États-Unis profitent de l’épidémie pour faire des manipulations politiques et stigmatiser la Chine, et ne se soucient point des faits et de la vérité. La communauté internationale le voit clairement.

Aux États-Unis, près de 30 millions de cas de COVID-19 ont été recensés et plus de 560 000 décès enregistrés, soit respectivement 300 fois et plus de 110 fois plus que les chiffres de la Chine. Les morts dues à la COVID-19 aux États-Unis sont plus nombreuses que le total des décès de l’armée américaine pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée et la guerre du Viet Nam. La réponse des États-Unis à l’épidémie ne peut plus être pire et est un échec lamentable. Par contre, la Chine a obtenu des acquis stratégiques majeurs dans sa lutte contre le virus. Je me demande d’où viennent la confiance et l’audace de certains politiciens aux États-Unis qui se vantent des droits de l’homme au style américain et critiquent la réponse de la Chine à l’épidémie.

J’ai aussi d’autres questions pour les États-Unis : qu’est-ce qu’ils ont fait pour les « lanceurs d’alerte » comme Dr Helen Chu, Dr Rick Bright et le capitaine Brette Crozier ? Comment réagiront-ils aux indices fournis par le maire de Belleville, dans le New Jersey, et des fonctionnaires des services de la Santé dans le comté de Santa Clara, en Californie, révélant que la pandémie a peut-être commencé plus tôt ? Ont-ils une explication pour tous les doutes sur Fort Detrick qui préoccupent la communauté internationale ? Quand les États-Unis vont-ils inviter les experts de l’OMS à se rendre aux États-Unis pour entamer des recherches en matière de traçage de l’origine du virus ? Comment les États-Unis réagiront-ils à toutes ces responsabilités ratées et toutes ces questions éludées ? Il est aux États-Unis de donner une réponse.

HRTN : Hier, le Ministère des Affaires étrangères a organisé un événement de présentation du Hubei au monde, qui était la plus grande séance de promotion regroupant le plus d’envoyés diplomatiques et de représentants étrangers jusqu’à présent. Comment évaluez-vous cet événement ? Quel est le futur plan du Ministère pour aider le Hubei à se faire connaître davantage sur la scène mondiale ?

Zhao Lijian : Cet événement spécial de présentation du Hubei au monde est la première séance de promotion des collectivités territoriales chinoises au monde organisée par le Ministère des Affaires étrangères depuis le début de la COVID-19. 122 Ambassadeurs et Chargés d’affaires par intérim étrangers en Chine étaient présents lors de l’événement d’hier qui était couronné d’un plein succès.

Cet événement a présenté globalement au reste du monde les énormes sacrifices consentis par les habitants héroïques du Hubei et de Wuhan pour la victoire nationale contre le virus ainsi que leur contribution importante à la riposte sanitaire à l’échelle mondiale sous la direction ferme du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) ayant le camarade Xi Jinping comme son noyau dirigeant. Il a également démontré les principaux accomplissements réalisés par le Hubei dans la réalisation d’un développement socio-économique régulier à partir de la promotion de la reprise dans la période après-COVID-19 ainsi que dans la victoire de qualité dans la lutte décisive contre la pauvreté et dans l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance. La séance de promotion a également illustré la conviction ferme de la Chine de conjuguer ses efforts avec les autres pays pour surmonter finalement la pandémie, promouvoir la reprise économique mondiale et construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Les Chefs de missions diplomatiques présents à l’événement ont chaleureusement félicité l’un après l’autre le Hubei et Wuhan pour les résultats obtenus dans la lutte contre la COVID-19 et la reprise économique, ont grandement apprécié l’idée de la primauté du peuple et de la vie ainsi que l’esprit selon lequel « quand un sinistre se produit quelque part, on porte secours de toutes parts », et ont émis le souhait d’approfondir les échanges et la coopération avec le Hubei et Wuhan dans des domaines tels que l’économie, le commerce, les sciences et technologies, l’éducation ainsi que dans les échanges humains et culturels.

Quant au suivi de cet événement dédié à la présentation du Hubei au monde, le Ministère invitera des délégations de Chefs de missions diplomatiques et de correspondants étrangers en Chine pour des visites au Hubei, afin d’aider la communauté internationale à approfondir les connaissances sur le Hubei et Wuhan, à exploiter des opportunités de coopération et à élargir l’espace de coopération, et de créer une plateforme pour l’ouverture et le développement du Hubei.

Global Times : Nous avons remarqué dans des reportages que le Directeur du CDC chinois Gao Fu avait déclaré lors de la Conférence nationale sur les vaccins et la santé tenue le 10 avril que le taux de protection des vaccins chinois n’était pas très élevé et qu’il fallait envisager l’utilisation des vaccins de différentes lignes techniques pour une vaccination complémentaire et alternative. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons remarqué que le Directeur du CDC chinois Gao Fu y a réagi en soulignant que les reportages des médias concernés étaient complètement un « malentendu ». Les vaccins sont utilisés pour lutter contre l’épidémie et sauver des vies. Les reportages des médias concernés doivent adhérer à l’attitude scientifique et objective. Ils ne doivent pas faire la citation sélective sans tenir compte du contexte, et encore moins déformer délibérément le vrai sens. Sinon, l’opinion publique sera manipulée et des vies seront mises à risque.

Shenzhen TV : Le site Web du gouvernement canadien a récemment mis à jour l’avertissement aux voyageurs pour la Chine, ajoutant les risques de sécurité dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, affirmant que le gouvernement chinois détenait de plus en plus de minorités ethniques et musulmanes dans la région sans respecter les procédures légales, que des proches de citoyens canadiens de nationalité chinoise avaient été détenus, et que les citoyens canadiens qui se rendaient au Xinjiang risqueraient d’être détenus de façon arbitraire. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : L’avertissement aux voyageurs de la partie canadienne est sans aucun fondement.

Nous avons réfuté à plusieurs reprises les mensonges liés au Xinjiang fabriqués à partir de rien par certaines organisations et personnes aux États-Unis et dans des pays occidentaux. À l’heure actuelle, la société du Xinjiang est harmonieuse et stable, l’économie y continue de se développer et la vie des gens s’y est considérablement améliorée. Les personnes de tous les groupes ethniques jouissent pleinement de divers droits tels que le droit à la survie et le droit au développement.

La Chine est un État de droit et traite les affaires en stricte conformité avec la loi. Les citoyens étrangers en Chine, y compris les citoyens canadiens, n’ont rien à craindre tant qu’ils respectent les lois et les règlements. Ces dernières années, le Xinjiang a battu plusieurs fois le record de nombre de touristes chinois et étrangers accueillis, et le nombre a dépassé 200 millions en 2019. Nous invitons plus d’étrangers à visiter le Xinjiang pour connaître la situation réelle au Xinjiang. Les mensonges et fausses informations ne tiendront pas devant les faits et la vérité.

AFP : Selon des reportages, des pirates informatiques depuis la Russie et la Chine ont lancé des attaques contre une plateforme française de cours en ligne, provoquant la paralysie de la plateforme au début du nouveau confinement national en France la semaine dernière. La Chine a-t-elle remarqué cette situation ? Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons remarqué les reportages concernés. La Chine s’oppose toujours aux cyberattaques sous toutes leurs formes. Le traçage de l’origine des cyberattaques est une question technique très complexe, et le pays d’origine de l’attaque n’est souvent pas le pays qui l’a lancée. Nous avons noté que le reportage indiquait également qu’il n’était pas tout à fait certain que l’attaque avait été lancée par la Chine. Si la France a besoin de mener des enquêtes concernées et de fournir des données concernées, la Chine est disposée à coopérer avec elle sur la base de l’égalité et du bénéfice mutuel pour répondre conjointement à la menace des pirates informatiques.

RCI : Selon des reportages, le 8 avril, la 29e Cour de félonie d’Istanbul en Turquie a donné son jugement et a décidé de rejeter la demande de la Chine d’extrader Abudukadir Yapuquan, suspect criminel d’activités terroristes du « Turkestan oriental ». La Cour a également levé le contrôle judiciaire et les restrictions de sortie contre Yapuquan. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? Comment réagira-t-elle à cela ?

Zhao Lijian : Le « Mouvement islamique du Turkestan oriental » (MITO) est une organisation terroriste répertoriée par le Conseil de Sécurité de l’ONU et reconnue par la Turquie. Abudukadir Yapuquan est l’un des initiateurs du MITO. Il a planifié et exécuté à maintes reprises des activités terroristes violentes en Chine, dont les preuves sont irréfutables. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition au jugement rendu par la cour turque, et exhorte les parties concernées en Turquie à faire face à la nature terroriste violente dAbudukadir Yapuquan, à modifier le mauvais jugement et à éviter que cette affaire n’ait un impact négatif grave sur la relation entre la Chine et la Turquie.

Kyodo News : Selon des reportages, l’Envoyé spécial du Président américain pour le climat John Kerry se rendra bientôt en Chine pour rencontrer l’Envoyé spécial de la Chine pour les changements climatiques Xie Zhenhua. Quand John Kerry viendra-t-il en Chine ? Quels sont les sujets de discussion spécifiques entre les deux parties ? Les États-Unis ont invité le Président Xi Jinping au Sommet mondial sur le changement climatique qui se tiendra le 22 avril. Le président Xi y assistera-t-il ?

Zhao Lijian : Quant à vos deux questions, je n’ai aucune information à vous fournir pour le moment.

Beijing Daily : Ces derniers jours, le gouvernement britannique a annoncé une allocation de 43 millions de livres sterling pour aider les familles de Hong Kong immigrant au Royaume-Uni avec le visa des ressortissants britanniques (outre-mer) (BNO) en matière d’emploi, de logement et d’éducation pour leurs enfants. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des informations concernées. La Chine a pleinement exposé sa position à de nombreuses reprises sur les questions concernées. Le battage médiatique répété et la manipulation politique du Royaume-Uni sont hypocrites et voués à l’échec.

Agence de presse Xinhua : Le 11 avril, un référendum constitutionnel a été organisé au Kirghizistan. Selon les résultats préliminaires, le taux de participation a dépassé le seuil de 30% fixé par la loi, rendant le référendum valide. Près de 80% des voix exprimées sont en faveur de la nouvelle Constitution. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine et le Kirghizistan sont des voisins amis et des partenaires stratégiques globaux. Nous félicitons le Kirghizistan pour la tenue réussie du référendum sur la nouvelle Constitution. La Chine respecte toujours la voie de développement choisie par le peuple kirghiz en fonction de ses conditions nationales et s’oppose à toute ingérence des forces extérieures dans les affaires intérieures du Kirghizistan sous quelque prétexte que ce soit.

En tant que bon voisin, bon ami et bon partenaire, la Chine espère sincèrement que le Kirghizistan parviendra à la stabilité et au développement. Nous sommes convaincus que sous la direction du Président Sadyr Japarov, le peuple du Kirghizistan sera certainement en mesure de réaliser de nouveaux accomplissements dans la cause de la construction nationale et du redressement national. La Chine est disposée à travailler avec le Kirghizistan pour consolider davantage la confiance réciproque sur le plan politique et approfondir la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », et faire fructifier davantage le partenariat stratégique global entre la Chine et le Kirghizistan, afin de bénéficier aux deux peuples.

Bloomberg : Un responsable du Ministère philippin des Affaires étrangères a rencontré lundi l’Ambassadeur de Chine aux Philippines pour exprimer le mécontentement sur la présence de navires chinois près de Niu’e Jiao. De plus, les Philippines ont déployé plus de navires pour patrouiller en Mer de Chine méridionale. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Zhao Lijian : La position de la Chine sur la question liée à la Mer de Chine méridionale est constante et claire. La Chine est déterminée à défendre la souveraineté territoriale et les intérêts maritimes du pays, et entend travailler avec les Philippines pour gérer adéquatement le différend concerné par des consultations amicales et préserver ensemble la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Nous avons remarqué que le Président Rodrigo Duterte avait récemment déclaré que la partie philippine continuerait à résoudre les questions concernées de façon pacifique et par le canal diplomatique. Le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi est parvenu à un consensus avec le Ministre des Affaires étrangères Teodoro Locsin sur la gestion adéquate du différend concerné lors de la récente visite en Chine de ce dernier. Nous espérons que certains fonctionnaires philippins cesseront d’en faire du battage et éviteront d’affecter les relations bilatérales ainsi que l’intérêt général de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale.

CNR : Le gouvernement japonais a décidé officiellement aujourd’hui de déverser en mer de l’eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Nous avons noté que la partie chinoise avait fait entendre sa voix à deux reprises pour exprimer ses préoccupations en la matière. Quels sont les commentaires de la Chine sur cette décision officielle prise par la partie japonaise ?

Zhao Lijian : Le 13 avril, le gouvernement japonais a décidé de rejeter à la mer de l’eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. En tant que voisin proche du Japon et partie prenante de l’affaire, la Chine y exprime ses graves préoccupations.

L’accident nucléaire de Fukushima est l’un des accidents nucléaires les plus graves de l’histoire du monde. La fuite d’un grand nombre de matériaux radioactifs causée par celui-ci a exercé des impacts profonds et à long terme sur l’environnement maritime, la sécurité des aliments et la santé humaine. Malgré les doutes et l’opposition à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, le Japon a décidé unilatéralement de rejeter à la mer de l’eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima avant d’épuiser tous les moyens sûrs de traitement et sans amples consultations avec les pays voisins et la communauté internationale. Ceci est hautement irresponsable et affectera gravement la sécurité de la santé publique mondiale ainsi que les intérêts vitaux des habitants des pays voisins.

Les océans sont une propriété commune de l’humanité. Le traitement de l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima n’est pas seulement un problème intérieur du Japon. Nous exhortons vivement la partie japonaise à reconnaître sa responsabilité, à adhérer à l’attitude scientifique, à remplir ses obligations internationales et à répondre comme il se doit aux graves préoccupations de la communauté internationale, des pays voisins et de son propre peuple. Il devrait réévaluer la question et ne devrait pas rejeter à sa guise de l’eau contaminée à la mer avant de parvenir à un consensus avec toutes les parties prenantes et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) par d’amples consultations. La Chine continuera de suivre de très près l’évolution de la question avec la communauté internationale et se réserve le droit de donner davantage de réactions.

CNR : Le 12 avril, heure locale, le Département d’État américain a déclaré dans un communiqué que le gouvernement japonais avait été transparent dans sa décision de rejeter à la mer de l’eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, et semblait avoir adopté une approche en accord avec les normes de sûreté nucléaire internationalement reconnues. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Le traitement de l’eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima du Japon met en jeu l’environnement marin, la sécurité des aliments et la santé humaine à l’échelle mondiale. Des institutions et experts faisant autorité mondiale ont indiqué clairement que si l’eau contaminée au tritium de la centrale nucléaire de Fukushima était rejetée en mer, cela affecterait l’environnement marin et la santé des populations des pays voisins, et que l’eau contaminée traitée contenait toujours d’autres radionucléides et devrait être purifiée davantage.

La partie américaine accorde depuis toujours une grande attention aux questions environnementales. Nous espérons qu’elle restera objective sur cette question, pour que son engagement en faveur de la protection de l’environnement ne soit pas mis entre guillemets.

NHK : Une question également sur l’évacuation de l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima. En général, les installations nucléaires produisent du tritium en fonctionnement normal, qui est dilué selon les normes nationales avant d’être rejeté dans la mer et dans l’air. Selon des reportages, de tels rejets de tritium ont été signalés dans des installations nucléaires à travers le monde, y compris en Corée du Sud, en Europe et aux États-Unis. En Chine, 42 000 milliards de becquerels de tritium ont été rejetés par la centrale nucléaire de Daya Bay en 2002. Le projet du gouvernement japonais consiste à diluer de l’eau contaminée à un septième de la norme de l’OMS avant de la rejeter. La plupart des opinions défavorables au Japon ne sont donc pas fondées sur l’impact sanitaire, mais sur les craintes de pertes économiques dues aux rejets. Je pense que cette question appelle un jugement scientifique et objectif. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : L’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi après l’accident nucléaire du plus haut niveau est totalement différente des eaux usées produites par des centrales nucléaires en fonctionnement normal. Sinon, il n’aurait pas été nécessaire pour le Japon de sceller hermétiquement l’eau dans des réservoirs au cours des dernières années. Aucune comparaison ne peut être établie entre les deux.

Un précédent rapport d’examen de l’équipe d’experts de l’AIEA souligne que si l’eau contaminée contenant du tritium provenant de la centrale nucléaire de Fukushima est déversée dans la mer, elle affectera l’environnement marin et la santé des populations des pays voisins et que l’eau contaminée traitée contient encore d’autres radionucléides et nécessite une purification supplémentaire. Un rapport du Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) estime également que l’impact de l’eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima sur l’écosystème marin nécessite une surveillance continue. Selon un institut allemand de recherche scientifique marine, avec les courants les plus forts du monde le long de la côte de Fukushima, les matières radioactives pourraient se répandre dans la majeure partie de l’océan Pacifique en 57 jours à compter de la date du déversement, et atteindre tous les océans du monde en une décennie. Les experts nucléaires de Greenpeace affirment que le carbone-14 dans l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima restera dangereux pendant des milliers d’années, et pourra potentiellement causer des dommages génétiques. Le 12 avril, le Directeur général de l’AIEA Rafael Mariano Grossi a déclaré que l’AIEA avait pris note des préoccupations des parties concernées à ce sujet et compris l’attention mondiale portée à cette question. Selon lui, l’Agence est prête à promouvoir activement son évaluation et sa surveillance de la question d’une manière impartiale, objective et scientifique, et à renforcer la communication avec toutes les parties prenantes afin d’éviter toute nouvelle atteinte à l’environnement marin, à la sécurité des aliments et à la santé humaine.

La partie japonaise doit répondre avec honnêteté à ces avis d’institutions et d’experts faisant autorité au lieu de faire la sourde oreille, et encore moins de faire fi des intérêts publics mondiaux et de se contenter de déverser l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima dans la mer.

Reuters : Récemment, les services de renseignement canadiens ont déclaré que les activités d’espionnage et d’ingérence étrangères contre le Canada ont augmenté de manière significative en 2020, et ont désigné la Russie et la Chine comme des causes particulières de préoccupation. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Il me semble que la partie canadienne est en train de jouer le « voleur criant au vol ». A-t-elle des preuves ? Personne ne peut s’en prendre rageusement à autrui.

South China Morning Post : Le Monténégro a récemment déclaré qu’il était confronté à des difficultés de remboursement de la dette liée à un prêt de 1 milliard d’euros accordé par la Chine en 2014. La Commission européenne a déclaré lundi qu’elle refusait d’aider le Monténégro à rembourser cette dette. Le Vice-Premier Ministre du Monténégro a précédemment déclaré que l’Union européenne (UE) devrait aider le Monténégro, l’un des membres de l’UE, à éviter une dépendance vis-à-vis de la Chine. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ? Est-ce que la Chine a eu des contacts avec le Monténégro ou l’UE à ce sujet ?

Zhao Lijian : La partie chinoise a pris note des reportages concernés. La Chine entretient des relations d’amitié traditionnelles avec le Monténégro. Ces dernières années, les relations bilatérales se sont développées de manière satisfaisante et la coopération pragmatique dans des domaines tels que la construction d’infrastructures de transport a été fructueuse. Le projet auquel vous faites référence est un projet important pour le bien-être social du Monténégro, et est d’une grande importance pour la promotion du développement économique et social du pays. La Chine attache une grande importance au développement de ses relations avec le Monténégro et espère que nos deux pays travailleront ensemble pour promouvoir l’approfondissement de la coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant au profit des peuples des deux pays.

Beijing Youth Daily : Le 11 avril, le Secrétaire d’État des États-Unis Antony Blinken a déclaré qu’il était convaincu que le traitement réservé par la Chine aux Ouïgours constituait un « génocide ». Il a dit que les États-Unis s’uniraient avec d’autres pays pour condamner conjointement les actes de la Chine et prendraient des mesures pour garantir qu’aucune entreprise ne fournit à la Chine les produits qui pourraient être utilisés pour réprimer les minorités ethniques. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Certaines personnes aux États-Unis ont répété sans cesse le mensonge du siècle selon lequel qu’il y avait un « génocide » au Xinjiang, et se sont creusées la tête pour diffamer et dénigrer la Chine, ce qui a pleinement révélé leur triple conspiration.

Premièrement, tenter de contenir la Chine par le Xinjiang en y créant des troubles. Le Xinjiang, une région immense et importante sur le plan géographique, est la zone centrale de la Ceinture économique de la Route de la soie et la porte d’entrée dans l’ouverture de la Chine vers l’ouest. Sur les questions liées au Xinjiang, l’attitude insensée et les manœuvres insidieuses de certaines personnes de la partie américaine ont atteint un niveau sans précédent. Les États-Unis ont commis un génocide contre les Amérindiens, fait la traite des noirs et les ont réduits en esclaves, et ont envahi ou sont intervenus dans des pays souverains de manière arbitraire. Les crimes qu’ils ont commis sont trop nombreux pour être énumérés, dont les preuves sont solides et accablantes. Cependant, certaines personnes aux États-Unis ont inventé à partir de rien des mensonges sur les questions liées au Xinjiang tels que les « camps d’internement », le « génocide », le « travail forcé » et les « abus sexuels systématiques », avec des versions renouvelées sans cesse. Maintenant, ils essaient même de noircir le coton blanc. Ces étiquettes sont toutes en fait celles des États-Unis, et ceux-ci feraient mieux de les garder pour eux-mêmes. Ce dont certaines personnes aux États-Unis se soucient, ce n’est pas du tout les faits et la vérité, mais leur tentative de réprimer l’industrie textile du coton au Xinjiang, d’y saper la prospérité et la stabilité et de ralentir le processus de développement de la Chine.

Deuxièmement, semer la dissension dans les relations entre la Chine et les pays musulmans. Les États-Unis ne doivent pas oublier que, lors de la 46e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, ce sont justement 64 pays, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Iran, la Syrie, le Pakistan et d’autres pays musulmans, qui ont fait entendre la voix commune en faveur de la Chine dans sa position sur les questions liées au Xinjiang. Peu avant, le Secrétaire général de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) et des Chefs de missions diplomatiques et diplomates de 21 pays en Chine ont visité le Xinjiang et déclaré qu’à travers leur expérience personnelle et ce qu’ils avaient vu et entendu, ils pensaient que les diffamations des forces antichinoises des États-Unis et de l’Occident contre le Xinjiang étaient sans aucun fondement, ils comprenaient et soutenaient les efforts déployés par le Xinjiang dans la lutte contre le terrorisme et la déradicalisation, et ils appréciaient la stabilité et la prospérité économiques actuelles de la société du Xinjiang ainsi que ses réalisations sans précédent obtenues en matière de développement. En réalité, les pays musulmans et des personnalités clairvoyantes de la communauté internationale ne croient pas du tout au complot diabolique des États-Unis visant à semer la discorde. Le souci de certains aux États-Unis ne porte pas du tout sur les droits de l’homme au Xinjiang, mais sur leur tentative d’exploiter les sentiments religieux de la population musulmane afin d’enfoncer un coin entre la Chine et les pays musulmans.

Troisièmement, dissimuler leurs propres gros bilans de méfaits notoires à l’encontre des musulmans. Depuis 2001, les États-Unis ont déclenché des guerres injustes et agressives dans quelque 80 pays dans le monde au nom de la « lutte contre le terrorisme », et plus de 800 000 personnes sont mortes en conséquence directe de la violence de la guerre, dont quelque 330 000 civils. Les États-Unis ont envahi sans vergogne des pays souverains comme l’Irak et la Syrie en utilisant des manœuvres sales telles qu’un « tube de lessive en poudre » et une vidéo montée, faisant des centaines de milliers de victimes civiles innocentes et déplaçant des dizaines de millions de musulmans. Est-ce ainsi la manière dont les États-Unis se soucient des musulmans ? Pourquoi les États-Unis sont-ils uniquement attachés aux musulmans du Xinjiang ? Les musulmans du monde entier souffrent des États-Unis depuis longtemps ! Ce qui inquiète certaines personnes aux États-Unis, ce n’est pas du tout la vie des musulmans du Xinjiang, mais leur tentative de détourner la colère du monde musulman contre les États-Unis.

Si la partie américaine essaie de répéter des mensonges 1 000 fois, nous répéterons la vérité 10 000 fois. Les faits et la vérité sur le Xinjiang de la Chine, que les États-Unis les voient ou non et qu’ils y croient ou non, seront toujours aussi imprenables que les monts Tianshan et aussi clairs et sans faille que le lac Tianchi. La prospérité, la stabilité et l’harmonie interethnique du Xinjiang sont notre plus grande source de confiance. Les mensonges des États-Unis concernant le Xinjiang tomberont définitivement à l’eau et leur complot visant à contenir la Chine en utilisant le Xinjiang est voué à l’échec.

Bloomberg : Selon des informations, la Secrétaire américaine au Trésor Janet L. Yellen a déclaré qu’elle ne qualifierait pas la Chine de « manipulateur de devises » dans son premier rapport semestriel sur les changes. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine ne prend pas le taux de change comme un outil pour faire face aux perturbations extérieures telles que les frictions commerciales.

China News Service : Le 9 avril, un porte-parole du Département d’État américain a déclaré dans un communiqué qu’à la suite d’un réexamen de l’« Acte d’assurance pour Taiwan », le Département d’État américain avait publié de nouvelles lignes directrices pour libéraliser les restrictions sur les contacts avec Taiwan et encourager l’administration américaine à s’engager avec Taiwan afin de refléter l’approfondissement de leurs relations non officielles, et que les nouvelles lignes directrices avaient clarifié la manière de mettre en œuvre la politique d’une seule Chine. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Le principe d’une seule Chine est le fondement politique des relations sino-américaines. Le Communiqué sur l’établissement des relations diplomatiques sino-américaines stipule clairement que « Le peuple des États-Unis maintiendra des relations culturelles, commerciales et d’autres relations non officielles avec la population de Taiwan. » Voilà la condition préalable au développement des relations sino-américaines pendant les plus de 40 dernières années. Le soi-disant « Acte d’assurance pour Taiwan » encourage de manière flagrante l’administration américaine à s’engager avec Taiwan, ce qui viole gravement le principe d’une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains ainsi que l’engagement politique sérieux pris par la partie américaine envers la partie chinoise sur la question de Taiwan, et envoie des signaux profondément erronés aux forces sécessionnistes visant à l’« indépendance de Taiwan ». La Chine s’y oppose fermement et a fait une démarche solennelle auprès des États-Unis.

La question de Taiwan touche à la souveraineté et à l’intégrité territoriale ainsi qu’aux intérêts vitaux de la Chine. Il n’y a aucune marge de compromis et de concession pour la Chine en la matière. Nous exhortons la partie américaine à se faire une idée claire de la situation actuelle, à observer scrupuleusement et effectivement le principe d’une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, à s’abstenir de « jouer avec le feu » sur la question de Taiwan, à cesser immédiatement tout échange officiel avec Taiwan de quelque manière que ce soit, à gérer prudemment et adéquatement les questions liées à Taiwan, et à ne pas envoyer de signal erroné aux forces prônant l’« indépendance de Taiwan », afin d’éviter tout impact et dommage subversifs aux relations entre les deux pays, et à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taiwan.

The Paper : Selon des reportages, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a prononcé une allocution le 12 avril à l’occasion du 60e anniversaire du premier vol spatial habité de l’humanité, dans laquelle il a appelé à interdire la course aux armements dans l’espace, à utiliser l’espace de manière pacifique au profit du bien-être de toute l’humanité, et à maintenir l’ordre et la stabilité de l’espace conformément au projet de traité soumis par la Chine et la Russie en 2014. Quels sont les commentaires de la Chine sur le 60e anniversaire du vol dans l’espace par Youri Gagarine ? Quelle est votre réponse à l’appel du Ministre des Affaires étrangères Lavrov en faveur de l’utilisation pacifique de l’espace ?

Zhao Lijian : L’exploration de l’univers est le rêve commun de toute l’humanité. Le 12 avril d’il y a 60 ans, Youri Gagarine est entré avec succès dans l’espace et est devenu le premier homme à voyager dans l’espace, annonçant ainsi le début des vols spatiaux habités. Cette année marque le 60e anniversaire du vol réussi de Gagarine dans l’espace, mais aussi le 65e anniversaire de l’établissement de la cause spatiale chinoise. Depuis plus d’un demi-siècle, la Chine et la Russie ont mené une coopération fructueuse dans le domaine spatial et les professionnels du secteur des deux pays ont noué une profonde amitié, donnant un bon exemple de coopération. En ce jour spécial, nous tenons à rendre hommage à tous les professionnels engagés dans le secteur spatial en Chine comme à l’étranger qui explorent l’univers immense dans un esprit scientifique en vue d’apporter du bien-être à toute l’humanité.

La question de la sécurité spatiale est un défi commun auquel est confrontée toute l’humanité, et aucun pays ne peut faire cavalier seul. Assurer l’utilisation pacifique de l’espace et prévenir la militarisation et la course aux armements dans l’espace correspondent non seulement aux intérêts communs de tous les pays, mais constituent aussi leurs responsabilités communes. La Chine prône activement et depuis toujours la prévention d’une course aux armements dans l’espace et travaille avec la Russie pour promouvoir activement la négociation d’un traité juridiquement contraignant de prévention d’une course aux armements dans l’espace afin de résoudre fondamentalement les défis auxquels la sécurité spatiale est confrontée. Ce projet de traité de prévention d’une course aux armements dans l’espace que la Chine et la Russie ont soumis à la Conférence du désarmement en 2008 et mis à jour en 2014 est soutenu par de plus en plus de pays du monde. Nous appelons la communauté internationale à entamer des négociations dès que possible sur cette base et à parvenir à un traité de prévention d’une course aux armements dans l’espace, de manière à sauvegarder fondamentalement la sécurité de l’espace.

En 2021, la Chine et la Russie continueront à développer une coopération étendue sur le plan spatial. Nous souhaitons également conjuguer nos efforts avec toutes les parties concernées pour apporter une contribution active au maintien de la paix durable et de la sécurité commune dans l’espace, à la promotion de l’exploration et de l’utilisation pacifiques de l’espace par l’humanité ainsi qu’à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

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