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Conférence de presse du 16 mars 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/03/16

CCTV : Hier, l’Ambassadeur Zhang Jun de la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies a écrit une lettre au Secrétaire général de l’ONU António Guterres, l’informant officiellement du don de 300000 doses de vaccins contre la COVID-19 offert par la Chine aux forces de maintien de la paix de l’ONU, et prioritairement aux zones de maintien de la paix en Afrique. Pourriez-vous présenter davantage les informations concernées ?

Zhao Lijian : En février dernier, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré lors la réunion ministérielle ouverte du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le vaccin contre la COVID-19 un don de vaccins aux forces de maintien de la paix de l’ONU. Le gouvernement chinois a récemment décidé de faire don de 300 000 doses de vaccins contre la COVID-19 aux Casques bleus avec une priorité donnée aux opérations en Afrique. Il s’agit d’une mesure concrète de la Chine pour honorer l’engagement important du Président Xi Jinping de faire des vaccins un bien public mondial, démontrant pleinement le soutien chinois au multilatéralisme et aux Nations Unies ainsi que l’importance et l’attention qu’elle accorde à la santé et à la sécurité des Casques bleus. Hier, le Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies a envoyé une lettre au Secrétaire général de l’ONU pour le mettre officiellement au courant de cette décision.

La Chine est un des pays coordinateurs du sujet de la sécurité du personnel de maintien de la paix dans le cadre de l’Initiative « Action pour le maintien de la paix » du Secrétaire général de l’ONU, et elle accorde une grande attention à la sécurité du personnel de maintien de la paix, soutient leur vaccination rapide pour garantir leur santé et les aider à mieux remplir leurs obligations. Dans la prochaine étape, la Chine resserrera la coordination avec le Secrétariat des Nations Unies pour que le personnel de maintien de la paix puisse bénéficier des vaccins chinois dans les meilleurs délais.

Beijing Youth Daily : Des médias de la République de Corée ont cité les déclarations de l’Administration météorologique du pays le 15 mars pour dire que la tempête de sable en provenance de Chine avait récemment frappé la République de Corée, provoquant une grave baisse de la qualité de l’air dans le pays. Les problèmes de l’environnement et de la pollution atmosphérique sont redevenus un sujet d’actualité dont se préoccupent les peuples de Chine et de République de Corée. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Zhao Lijian : C’est un vieux sujet. Les problèmes de l’environnement et de la pollution atmosphérique ne connaissent pas de frontières et les conclusions sur leurs origines doivent être fondées sur la surveillance scientifique et les analyses globales. Selon les analyses des autorités de surveillance chinoises, cette tempête de sable provient de l’extérieur de la Chine, et la Chine n’est qu’une « escale ». J’ai remarqué que les autorités mongoles avaient publié des informations sur les effets néfastes de cette tempête de sable. Le public chinois n’a pas critiqué la Mongolie parce qu’elle était peut-être le « dernier passage ». Toutes les parties devront traiter les questions concernées de manière scientifique et constructive, guider l’opinion publique dans le sens positif et éviter tout tapage inutile et tout étiquetage inconsidéré.

Je tiens également à vous faire part de l’attachement de la Chine à la prévention et au contrôle du sable et à la lutte contre la désertification. Nous y avons également obtenu des résultats remarquables. Le temps de sable et de poussière a vu son nombre diminuer considérablement ces dernières années. Cela profite non seulement à notre pays, mais contribue aussi énormément à l’amélioration de la qualité de l’air dans la région. Cette dernière tempête de sable montre qu’il reste encore beaucoup de travail à faire dans la région pour la coopération en matière de gouvernance environnementale. La Chine est disposée à travailler avec ses pays voisins et la communauté internationale pour promouvoir conjointement la gouvernance et la protection de l’environnement dans la région et dans le monde, et à apporter une contribution positive à la construction d’un monde beau et propre.

Bloomberg : Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken rencontre des officiels japonais aujourd’hui pour chercher avec le Japon un consensus pour faire face à la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Nous sommes d’avis que les échanges et la coopération entre les États-Unis et le Japon devront aider à augmenter la compréhension et la confiance mutuelles des pays de la région, favoriser la coopération solidaire entre les pays de la région et la paix et la stabilité de l’Asie-Pacifique, et se garder de viser une partie tierce ou de porter atteinte aux intérêts d’une partie tierce.

Prasar Bharati : En ce qui concerne l’initiative de la Chine visant à faciliter les formalités de visa, le problème est que certains pays n’ont pas encore utilisé de vaccins chinois. Quelle signification et quelle utilité la proposition de la Chine a-t-elle pour ces pays ? La Chine a-t-elle déjà communiqué avec les pays concernés pour les encourager à homologuer les vaccins chinois ? S’il n’y a pas encore de communication, à qui profitera la décision de la Chine ?

Zhao Lijian : À l’heure actuelle, de nombreux pays et organisations internationales ont proposé l’idée d’assouplir les restrictions aux voyages internationaux ou d’ouvrir les frontières en tenant compte de la situation de la vaccination, et certains d’entre eux ont prévu des facilités correspondantes. La facilité fournie par la Chine aux personnes s’étant fait inoculer un vaccin chinois contre la COVID-19 constitue une exploration et une tentative bénéfiques en vue de faciliter les échanges humains transfrontaliers après la vaccination à grande échelle en tenant pleinement compte de la sécurité et de l’efficacité, et cela n’a rien à voir avec l’homologation des vaccins chinois.

Question de suivi : En général, c’est une bonne proposition dassouplir les restrictions de voyage. Si certains pays ne peuvent pas obtenir les vaccins chinois et que la Chine n’a pas contacté ces pays sur l’utilisation des vaccins chinois, comment les habitants de ces pays peuvent-ils se faire inoculer un vaccin chinois et bénéficier de l’initiative de la Chine ? Étant donné que les vaccins chinois sont en cours d’être homologués par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ne serait-ce pas mieux et plus utile que la Chine approuve les vaccins déjà reconnus par l’OMS ?

Zhao Lijian : Je comprends bien votre conseil. Comme je viens de le dire, les mesures et dispositions de facilitation proposées par la Chine sont une exploration et une tentative bénéfiques initiées par la partie chinoise. Elles sont unilatérales et n’ont rien à voir avec l’homologation des vaccins. En ce qui concerne la question que vous avez mentionnée au sujet de l’homologation par la Chine des vaccins produits par d’autres pays, hier, j’ai déjà expliqué la position de la Chine.

China Review News : Le média américain Protocol qui se concentre sur la technologie a publié le 15 mars les résultats de son questionnaire destiné aux professionnels de l’industrie technologique américaine, selon lesquels 56% des sondés estiment que les restrictions imposées par les États-Unis aux entreprises technologiques chinoises sont allées trop loin, 60% sont favorables à ce que les États-Unis mènent une coopération plus étroite avec les entreprises technologiques de la Chine, et 58% pensent que la « guerre froide » entre les États-Unis et la Chine pourrait paralyser l’industrie technologique américaine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les sciences et technologies sont des moteurs importants du développement économique et social. La coopération scientifique et technologique à l’échelle mondiale correspond à l’aspiration des peuples et à la tendance générale. Les États-Unis sont depuis longtemps un grand bénéficiaire de l’ouverture et de la coopération scientifiques et technologiques du monde. Les échanges et la coopération scientifiques et technologiques entre la Chine et les États-Unis sont dans l’intérêt des deux pays et des deux peuples.

La précédente administration américaine, dans le but de maintenir le monopole technologique des États-Unis, a politisé les questions scientifiques et technologiques, généralisé le concept de la sécurité nationale, abusé du pouvoir d’État, et s’est obstinée à « construire des murs », à « découpler » et à « couper l’approvisionnement » dans le domaine scientifique et technologique. De tels comportements, qui vont totalement à l’encontre de la tendance de l’époque, violent gravement les règles de l’économie de marché, nuisent à autrui autant qu’à soi-même, et ne peuvent que conduire à l’isolement et au retard. La nouvelle administration américaine doit écouter la voix objective et rationnelle de ses propres entreprises, traiter correctement le développement scientifique et technologique de la Chine ainsi que la coopération scientifique et technologique sino-américaine, mettre fin aux répressions et aux restrictions injustifiées visant les entreprises technologiques chinoises, et créer un environnement favorable aux échanges et à la coopération sino-américains en matière scientifique et technologique, de sorte à contribuer conjointement aux progrès et au développement scientifiques et technologiques dans le monde.

Bloomberg : Le Président de la Fédération américaine du travail – Congrès des organisations industrielles (FAT-COI) Richard Trumka a envoyé une lettre au Conseiller à la Sécurité nationale du Président des États-Unis Jake Sullivan, demandant à l’administration Biden et au Congrès américain de couper l’importation des équipements d’énergie solaire produits dans la région chinoise du Xinjiang. Il a noté que les produits de silicium polycristallin faits au Xinjiang étaient issus du « travail forcé ». Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le prétendu « travail forcé » au Xinjiang est purement et simplement un mensonge, dont l’objectif est de restreindre et de réprimer le développement des parties et des entreprises concernées de la Chine. La Chine a clarifié les faits et la vérité de manière répétitive dans de nombreuses enceintes. Nous espérons que l’administration, les organisations et les entreprises concernées des États-Unis adopteront une attitude responsable envers elles-mêmes et les autres, feront preuve de discernement, respecteront les faits, refuseront les rumeurs et leur propagation, et feront un jugement correct dans leurs propres intérêts.

Shenzhen TV : Lors d’une conférence de presse du Conseil de Sécurité des Nations Unies le 15 mars, l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie Geir Pedersen a déclaré qu’un nouveau format international était essentiel pour parvenir au règlement de la question syrienne. Selon Geir Pedersen, toutes les parties ayant une influence sur le conflit en Syrie seront comprises dans ce format international et les membres permanents du Conseil de Sécurité doivent y participer sous une forme ou une autre. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? Dix ans se sont déjà écoulés depuis le début de la crise syrienne. Quel rôle la Chine a-t-elle joué dans la promotion du règlement de la question syrienne ?

Zhao Lijian : Au cours de la dernière décennie, la Syrie a souffert de l’invasion illégale, de l’occupation extérieure, du terrorisme et des sanctions unilatérales, et son développement national a peiné à avancer. La communauté internationale doit en tirer de profondes leçons. L’ingérence forcée dans les affaires intérieures d’un pays et l’obstination à faire pression et à imposer des sanctions sur celui-ci ne lui apporteront qu’un désastre. L’avenir de la Syrie doit être entre les mains du peuple syrien. La communauté internationale doit adhérer au principe dit « processus dirigé par les Syriens et appartenant aux Syriens », appuyer les efforts de bons offices de l’Envoyé spécial Geir Pedersen, et jouer un rôle constructif dans le règlement politique rapide de la question syrienne.

Au cours des dix dernières années, la Chine a toujours favorisé le processus politique en Syrie sur la base du respect de sa souveraineté, de son indépendance et de son intégrité territoriale, et a activement soutenu les efforts de médiation des Nations Unies. Nous préconisons l’éradication complète des forces terroristes en Syrie et soutenons la Syrie dans ses efforts pour sauvegarder la sécurité et la stabilité nationales. Nous exhortons les pays concernés à lever leurs sanctions unilatérales et leur blocus illégal à l’encontre de la Syrie et à soutenir les efforts déployés par la Syrie pour améliorer les conditions de vie de son peuple. La Chine continuera de jouer un rôle agissant dans le règlement rapide, pacifique, juste et approprié de la question syrienne.

Bloomberg : Le logiciel de messagerie cryptée « Signal » a été interdit en Chine. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à cet égard ? Pourquoi la Chine censure-t-elle les réseaux sociaux étrangers ?

Zhao Lijian : Je ne suis pas au courant de la situation dont vous parliez. Veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes.

Je peux vous dire qu’en principe, l’Internet en Chine est ouvert. Dans le même temps, le gouvernement chinois le gère conformément à la loi et aux règlements.

Bloomberg : Selon un assistant du Président américain Joe Biden, si la Chine n’arrête pas sa coercition économique sur l’Australie, les relations américano-chinoises ne s’amélioreront pas. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Zhao Lijian : La Chine et les États-Unis tiendront un dialogue stratégique de haut niveau. Les sujets spécifiques de ce dialogue font toujours l’objet de discussions entre les deux parties. Nous espérons que la Chine et les États-Unis suivront l’esprit de l’entretien téléphonique des deux Chefs d’État à la veille du Nouvel An chinois et engageront un dialogue franc sur les questions d’intérêt commun. La Chine clarifiera sa position sur les questions concernées lors du dialogue. Les deux parties devront se respecter, se traiter sur un pied d’égalité, augmenter la compréhension mutuelle à travers le dialogue, gérer et résoudre les divergences et les questions, et travailler à remettre les relations bilatérales sur la bonne voie.

La Chine a présenté maintes fois ses points de vue sur les relations sino-australiennes. L’origine de la situation difficile actuelle des relations sino-australiennes réside dans les propos et actes erronés de l’Australie sur une série de questions touchant à la souveraineté, à la sécurité et aux intérêts de développement de la Chine. Ces propos et actes ont saboté la base de la confiance mutuelle et de la coopération entre les deux pays. La partie australienne en connaît clairement les tenants et les aboutissants.

Bloomberg : Selon des reportages de Bloomberg, le gouvernement chinois a demandé à Alibaba de vendre ses actifs dans le secteur médiatique, y compris le journal South China Morning Post de Hong Kong. Pourriez-vous le confirmer ? La Chine a-t-elle l’intention de faire acheter South China Morning Post par une entreprise d’État ?

Zhao Lijian : Je ne connais pas cette situation, et ne dispose pas d’information spécifique à vous fournir.

Nippon TV : Lors de sa rencontre avec le Ministre japonais des Affaires étrangères, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a mentionné que la Chine et le Myanmar étaient des pays ayant de différentes valeurs de celles des pays occidentaux. Quelle est votre réponse à cela ?

Zhao Lijian : Je tiens à souligner que la démocratie est une valeur commune de toute l’humanité, et que sa réalisation n’a pas de modèle fixe ni de réponse standard. Une véritable démocratie doit s’enraciner dans le sol de son pays et servir le peuple de son pays. La Chine poursuit la démocratie politique socialiste et veille à l’harmonie entre la direction du Parti communiste chinois (PCC), le rôle du peuple en tant que maître du pays et l’État de droit. C’est la démocratie la plus large qui couvre tout le processus, traduit la volonté du peuple, s’adapte à la réalité nationale de la Chine et bénéficie du soutien du peuple. C’est donc une contribution unique et majeure au progrès de la civilisation politique de l’humanité. Comme les faits l’ont pleinement prouvé, il n’y a pas de norme ou de version unifiées de la démocratie dans le monde.

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