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Conférence de presse du 1er mars 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021/03/01

Bloomberg : Selon un tweet du Secrétaire d’État américain, les États-Unis appellent la partie chinoise à libérer immédiatement les activistes « pro-démocratie » de Hong Kong arrêtés précédemment. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La partie américaine permettra-t-elle que leurs activités normales d’application de la loi soient critiquées de manière injustifiée par d’autres pays ? 

La Chine est un État de droit, et Hong Kong une société de droit, où personne ne peut se placer au-dessus de la loi. La police de Hong Kong a mené des activités légitimes d’application de la loi en arrêtant et en poursuivant les suspects soupçonnés de subvertir le pouvoir de l’État en violation de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Nous soutenons fermement la police de Hong Kong dans l’exercice de ses fonctions conformément à la loi, dans le maintien de la sécurité nationale et dans la protection de la sécurité et de la stabilité de Hong Kong. Nous exhortons la partie américaine à respecter les faits et l’État de droit, et à cesser toute ingérence dans les affaires de Hong Kong et dans les autres affaires intérieures de la Chine sous quelque forme que ce soit.

FSN : Selon des reportages de médias australiens, le gouvernement australien a accordé des visas « humanitaires » à des détenteurs de passeports de Hong Kong pour la première fois depuis 2010. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La position de la Chine sur les questions liées à Hong Kong est constante et claire. Hong Kong fait partie de la Chine, et les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine, dans lesquelles aucun pays étranger n’a le droit de s’immiscer. La Chine exhorte la partie australienne à cesser toute forme d’ingérence dans les affaires de Hong Kong et les autres affaires intérieures de la Chine, afin d’éviter de nuire davantage aux relations sino-australiennes.

Global Times : Selon des reportages, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré le 26 février que les États-Unis soutenaient fermement la « Déclaration contre la détention arbitraire » initiée par le Canada et a demandé à la Chine de libérer immédiatement et sans condition les deux citoyens canadiens détenus. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Michael Kovrig et Michael Spavor ont été poursuivis pour atteinte à la sécurité nationale de la Chine. La souveraineté judiciaire de la Chine ne souffre aucune ingérence.

Quant à la prétendue « Déclaration contre la détention arbitraire » présentée par le Canada, elle n’est rien d’autre qu’une farce sur la scène internationale concoctée par le Canada. Nous avons remarqué que récemment, la partie canadienne avait discrètement retiré certains pays dits « cosignataires », dont le Ghana, de la liste de cosignataires. Le Bénin a également informé explicitement la partie chinoise par voie diplomatique qu’il n’avait pas participé à la « déclaration » canadienne. Cependant, il est toujours malgré lui placé sur la liste de cosignataires par le Canada. Poussée par ses propres intérêts égoïstes, la partie canadienne n’a pas hésité à tromper et même à forcer les pays concernés pour les mettre contre leur gré sur la prétendue liste de pays cosignataires. Il convient de condamner ces actes médiocres et méprisables qui tentent de fourvoyer la communauté internationale. La tentative de la partie canadienne est vouée à l’échec.

NHK : J’ai trois questions. Premièrement, un mois s’est écoulé depuis le « coup d’État militaire » au Myanmar. Ces derniers jours, l’armée du Myanmar a tiré et tué de nombreuses personnes. Des officiers de l’armée du Myanmar ont souligné que l’armée traitait de façon prudente les protestations. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? Deuxièmement, l’Union européenne (UE) a proposé que les pays impliqués dans le Plan d’action global commun (PAGC-JCPOA) tiennent des consultations, et l’administration américaine a également exprimé sa volonté de reprendre les consultations. Mais le gouvernement iranien a déclaré qu’il n’y participerait pas. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? Troisièmement, cela fait un an depuis que l’administration américaine a signé un accord de paix avec les talibans d’Afghanistan. Cependant, alors que les troupes américaines se retirent d’Afghanistan, des attaques terroristes s’y produisent encore et il semble que la paix attendue n’ait pas été instaurée. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ?

Wang Wenbin : Concernant la première question, en tant que pays voisin et ami du Myanmar, la Chine suit de près la situation actuelle au Myanmar, et espère que toutes les parties au Myanmar prendront en compte l’intérêt général du développement et de la stabilité du pays, feront preuve de retenue, et géreront adéquatement les divergences dans le cadre constitutionnel et juridique, de manière à préserver la stabilité politique et sociale. Récemment, lors d’une réunion informelle sur la situation au Myanmar tenue par l’Assemblée générale des Nations Unies, le Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies a exposé la position de la Chine à cet égard. Je tiens à souligner que promouvoir l’apaisement de la situation au Myanmar constitue une priorité absolue et un consensus de la communauté internationale. La communauté internationale doit, dans le respect de la souveraineté, de l’indépendance politique, de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale du Myanmar, aider les parties concernées au Myanmar à engager le dialogue et la réconciliation conformément à l’aspiration et aux intérêts du peuple du Myanmar, à gérer leurs divergences de manière appropriée, à maintenir la stabilité politique et sociale, à résoudre les problèmes de manière pacifique et à faire avancer de manière ordonnée le processus de transition démocratique du pays. Toute action de la communauté internationale doit contribuer à la stabilité politique et sociale du Myanmar et à sa réconciliation pacifique, et éviter d’intensifier les conflits et de compliquer davantage la situation. La Chine est prête à continuer de jouer un rôle constructif pour favoriser l’atténuation de la situation au Myanmar.

Quant à la deuxième question, la question du nucléaire iranien se trouve actuellement à un moment critique. La priorité absolue pour le moment est que les États-Unis prennent des mesures concrètes pour lever les sanctions contre l’Iran et que l’Iran reprend de façon réciproque le respect de ses engagements dans le cadre du PAGC-JCPOA, en vue de promouvoir conjointement le retour du PAGC-JCPOA sur la bonne voie. C’est pour cette raison que la Chine a proposé de tenir une réunion internationale entre les parties participantes au PAGC-JCPOA et les États-Unis, et exprimé son soutien aux idées concrètes avancées par l’UE. Nous appelons les États-Unis et l’UE à s’abstenir de toute action de confrontation au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), afin de faciliter la convocation de la réunion le plus tôt possible. La Chine continuera de maintenir des contacts avec toutes les parties concernées et de déployer des efforts conjoints à cette fin.

En ce qui concerne la troisième question, la Chine suit de près la mise en œuvre de l’accord de paix entre les États-Unis et les talibans ainsi que l’évolution des négociations intra-afghanes, et a pris note des préoccupations des parties concernées et de la communauté internationale sur l’orientation de la situation en Afghanistan. La situation actuelle en matière de sécurité en Afghanistan reste complexe et grave, et les négociations intra-afghanes s’orientent vers des négociations substantielles. Nous sommes d’avis que toutes les parties en Afghanistan et la communauté internationale doivent agir de manière responsable et constructive et travailler ensemble avec détermination pour promouvoir le règlement politique de la question de l’Afghanistan, de sorte à réaliser dans les plus brefs délais la paix, l’unité et le développement en Afghanistan.

La Chine soutient fermement le processus de paix et de réconciliation large et inclusif « dirigé et pris en charge par les Afghans », et continuera de jouer un rôle constructif en tant que partisan, médiateur et facilitateur du processus de paix et de réconciliation en Afghanistan sur la base du respect de la volonté de toutes les parties en Afghanistan en défendant une position impartiale et objective.

RCI : Selon des reportages, un lot de vaccins contre la COVID-19 offert par la Chine aux Philippines est arrivé à Manille le 28 février. Le Président philippin Rodrigo Duterte l’a accueilli à l’aéroport et a déclaré qu’il s’agissait d’un pas crucial franchi par les Philippines dans la lutte contre l’épidémie. Il a remercié le gouvernement et le peuple chinois pour leur sincérité et leur bonne volonté. La Chine peut-elle fournir plus d’informations ?

Wang Wenbin : La Chine et les Philippines sont des voisins amis. Depuis le début de la COVID-19, les gouvernements et les peuples chinois et philippins se sont entraidés pour lutter contre l’épidémie et ont établi un partenariat plus étroit. Le gouvernement chinois a décidé de fournir une assistance gratuite en matière de vaccins aux Philippines, et l’armée chinoise a également fourni une assistance d’urgence de vaccins à l’armée philippine. Des entreprises chinoises concernées ont signé des contrats d’achat de vaccins avec le gouvernement philippin. Ce lot de vaccins chinois acheminé aux Philippines est le premier lot de vaccins étrangers anti-COVID-19 reçu par les Philippines. Comme l’a dit le Président Rodrigo Duterte, l’assistance vaccinale de la Chine démontre l’amitié et la solidarité entre la Chine et les Philippines. Nous espérons que les doses de vaccin chinois pourront aider les Philippines à endiguer l’épidémie, à restaurer l’économie et à protéger la santé du peuple.

Récemment, des vaccins chinois anti-COVID-19 ont été expédiés successivement dans de nombreux pays, apportant une contribution agissante à la lutte contre la pandémie des pays concernés. La Chine continuera de mettre en œuvre l’importante déclaration du Président Xi Jinping de faire des vaccins un bien public mondial et développera la coopération vaccinale avec d’autres pays de différentes manières pour surmonter conjointement la COVID-19 et promouvoir un développement commun post-épidémique. Nous espérons également que tous les pays qui en ont la capacité agiront dès que possible et apporteront ensemble une contribution active pour soutenir la communauté internationale, en particulier les pays en développement, dans leurs efforts visant à vaincre la pandémie.

Associated Press de Pakistan : Le Premier Ministre pakistanais Imran Khan a déclaré qu’il avait félicité le Président Xi Jinping et le gouvernement chinois pour le fait que la Chine avait aidé plus de 700 millions de ses populations à sortir de la pauvreté. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? Quelles sont les autres réalisations accomplies par la Chine dans l’élimination de la pauvreté ?

Wang Wenbin : La Chine apprécie les commentaires positifs faits par le Premier Ministre Imran Khan sur les réalisations de la Chine en matière de lutte contre la pauvreté. J’ai aussi remarqué que des responsables d’organisations internationales, tels que le Coordonnateur résident des Nations Unies en Chine Siddharth Chatterjee, avaient déclaré que les réalisations accomplies par la Chine dans la lutte décisive contre la pauvreté avaient apporté d’importantes inspirations au monde, et que la détermination et l’action du gouvernement et du peuple chinois sous la direction du Président Xi Jinping constituaient la première expérience.

L’éradication de la pauvreté absolue représente un jalon dans l’amélioration du bien-être social de la Chine, une réalisation historique dans le développement des droits de l’homme en Chine, et un chapitre splendide du progrès de l’humanité. Depuis le 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC), la Chine a sorti plus de 10 millions de personnes de la pauvreté chaque année en moyenne, ce qui équivaut à la population d’un pays de taille moyenne, soit une personne ayant franchi le seuil de la pauvreté toutes les trois secondes. Depuis la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture, d’après le seuil de pauvreté actuel, 770 millions d’habitants ruraux démunis de la Chine sont sortis de la pauvreté ; d’après le seuil international de pauvreté fixé par la Banque mondiale, la population chinoise sortie de la pauvreté représente plus de 70% de la population mondiale sortie de la pauvreté au cours de la même période. C’est un miracle qu’un pays ait sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté en si peu de temps.

L’éradication de la pauvreté absolue a incarné le concept de l’exercice du pouvoir du PCC centré sur le peuple, prenant en compte la réalisation, la préservation et le développement des intérêts fondamentaux de la grande majorité du peuple et les considérant comme ses objectifs. Elle a démontré les avantages politiques du régime socialiste chinois en matière d’exécution. Sous la direction du PCC, le pays a consacré beaucoup de ressources humaines, matérielles et financières dans la lutte décisive contre la pauvreté. Au total, 255 000 équipes de travail et plus de 3 millions de premiers Secrétaires des comités du PCC et des fonctionnaires ont été envoyés dans les villages pauvres où ils ont travaillé en première ligne de la réduction de la pauvreté, ensemble avec près de 2 millions de fonctionnaires de cantons et de bourgs et des millions de cadres villageois. Mes collègues du Ministère des Affaires étrangères sont également présents en première ligne. Au cours des 28 dernières années, le Ministère des Affaires étrangères a envoyé 38 représentants de la lutte contre la pauvreté et 3 premiers Secrétaires siégés dans des villages dans les districts de Jinping et de Malipo dans la province du Yunnan, contribuant activement à aider la population locale à se débarrasser de la pauvreté. Nous en sommes très fiers.

Les réalisations de la Chine en matière de réduction de la pauvreté appartiennent à la fois à la Chine et au monde, car elles ont apporté des solutions chinoises au développement de la cause mondiale de la réduction de la pauvreté sur les plans théorique et pratique. Nous sommes prêts à travailler avec le reste du monde pour aider autant que possible d’autres pays en développement à éliminer la pauvreté et à réaliser les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et contribuer à une vie meilleure des peuples de tous les pays et au progrès de la cause mondiale des droits de l’homme.

CCTV : Selon des reportages, le 26 février, 23 experts des droits de l’homme des Nations Unies ont publié une déclaration conjointe indiquant qu’ils avaient exprimé à maintes reprises leurs préoccupations au sujet de l’usage excessif de la force par la police américaine. Ils ont indiqué que dans certaines villes américaines, la police avait tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, et utilisé du gaz poivre à courte distance sur les manifestants, les résidents et les passants sans discernement, et que des bombes lacrymogènes avaient même atterri dans des cours résidentielles et blessé des enfants. Les experts ont également indiqué que les États-Unis devaient lutter contre la brutalité policière et le racisme systématique et prendre des mesures pour s’assurer qu’aucun usage excessif de la force dans l’application de la loi n’échappe à la sanction. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J’ai remarqué les reportages concernés. Au cours de l’année écoulée, la brutalité des forces de l’ordre américaines a fait couler beaucoup d’encre. Le cri « Je ne peux pas respirer » reste toujours un appel suscitant la réflexion. Selon le site Web américain Mapping Police Violence, de janvier à novembre 2020, on peut compter seulement 17 jours où il n’y a pas eu de décès causés par des agents de l’application de la loi aux États-Unis. Selon les données du Washington Post, près de 1 000 personnes aux États-Unis ont été tuées par balle par des agents des forces de l’ordre en 2020, soit en moyenne trois personnes tuées chaque jour. Les problèmes qui se reflètent derrière cela méritent une profonde réflexion.

Toute personne du monde, indépendamment de sa race, de sa couleur de peau, de son sexe ou de sa nationalité, doit être respectée et chérie, et ses droits de l’homme doivent être préservés et garantis. Nous espérons que les États-Unis abandonneront le « deux poids, deux mesures », feront face à leurs graves problèmes de droits de l’homme tels que le racisme et la brutalité des forces de l’ordre, et prendront des mesures pour promouvoir et garantir effectivement les droits de l’homme.

AFP : Le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC) a publié un « rapport » annuel. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous n’avons jamais reconnu l’association que vous avez mentionnée. Ce soi-disant « rapport », basé sur des idées préconçues et des propos sensationnalistes, est sans aucun fondement de faits. Je tiens à souligner que la Chine est un État de droit et que tout le monde en Chine doit respecter les lois chinoises. Nous accueillerons comme toujours les médias et les journalistes de tous les pays s’ils travaillent en Chine conformément à la loi et aux règlements, et nous continuerons de leur fournir des facilités et concours. Ce à quoi nous nous opposons, ce sont les préjugés idéologiques contre la Chine, la fabrication de fausses nouvelles sous prétexte de la liberté de la presse, et les actes violant la déontologie du journalisme.

NHK : Une question sur les tests d’acide nucléique que doivent subir les Japonais entrant en Chine. Selon l’Ambassade japonaise en Chine, les tests anaux peuvent poser un lourd fardeau psychologique aux personnes testées et elle souhaite que la Chine réévalue les pratiques concernées. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine réajuste de manière dynamique et scientifique les mesures de prévention antiépidémique en fonction de l’évolution de la situation épidémique et en vertu des lois et règlements. Veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes chinoises pour les informations détaillées.

China Daily : Selon des reportages, le 28 février, une étude du Bureau de recherche économique de l’Asie de l’Est de l’Université nationale australienne a démontré que les investissements directs chinois en Australie avaient baissé de 61% pour s’établir à 783 millions de dollars en 2020, touchant leur plus bas niveau depuis six ans. Cela est dû en partie à la pandémie et aussi à l’examen plus sévère exercé par l’Australie sur les investissements chinois. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Les chiffres que vous avez soulignés reflètent bel et bien certains problèmes réels dans les relations sino-australiennes. La coopération économique, commerciale et d’investissement entre la Chine et l’Australie est par essence mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant. Au fil de longues années, les investissements des entreprises chinoises en Australie ont énormément contribué au développement économique, au bien-être du peuple et à l’emploi dans la localité. L’année dernière, les investissements directs à l’étranger de la Chine ont augmenté de 3,3%, tandis que ses investissements en Australie étaient en chute libre, cela mérite une réflexion sérieuse de la partie australienne. Ces dernières années, la partie australienne a abusé de la « sécurité nationale » à plusieurs reprises pour bloquer les projets d’investissement chinois et a imposé sans scrupule des restrictions injustifiées à la coopération et aux échanges normaux entre les deux pays dans divers domaines. Cela a compromis gravement la confiance des entreprises chinoises dans leurs investissements en Australie. La politisation des questions économiques et commerciales par la partie australienne non seulement viole les principes de marché et de concurrence libre dont elle se vante depuis toujours, mais aussi nuit à ses propres intérêts et crédibilité. Le gouvernement australien doit prendre des mesures pour créer un environnement d’investissements juste, ouvert et non discriminatoire pour les investisseurs étrangers, y compris les entreprises chinoises, et des conditions favorables à la coopération pragmatique entre la Chine et l’Australie dans divers domaines.

Kyodo News : Le gouvernement japonais a indiqué récemment que si des navires de service public étrangers débarquaient de force sur les îles Diaoyu, la partie japonaise aurait recours aux armes si nécessaire. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : L’île Diaoyu et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire chinois. Les activités d’application de la loi et les patrouilles effectuées par la Garde côtière chinoise au large des îles Diaoyu sont une mesure légitime de la partie chinoise visant à exercer sa souveraineté conformément à la loi. La partie chinoise est déterminée dans la sauvegarde de sa souveraineté territoriale et répondra résolument à tout acte de provocation et d’aventure sur les îles Diaoyu.

Nous exhortons la partie japonaise à observer scrupuleusement l’esprit du consensus de principe en quatre points entre la Chine et le Japon et à cesser tous paroles et actes dangereux susceptibles de compliquer la situation des îles Diaoyu.

Reuters : Selon le New York Times, des recherches montrent que des hackers chinois ont peut-être mené des cyberattaques contre le réseau électrique indien, de manière à « avertir » l’Inde de cesser son ton agressif sur la question frontalière. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : En tant que ferme défenseur de la cybersécurité, la Chine s’oppose résolument à toutes les formes de cyberattaques et les combat fermement. Puisqu’il est difficile de tracer la source des cyberattaques, on ne peut pas inventer des histoires de toutes pièces, ou deviner arbitrairement, encore moins chercher à salir la réputation d’une partie spécifique lorsqu’il n’y a pas de preuves. La Chine s’oppose fermement à une telle pratique irresponsable qui n’est pas sans arrière-pensée.

Hubei TV : L’accord sur les indications géographiques entre la Chine et l’UE est officiellement entré en vigueur aujourd’hui. D’après vous, quelles sont ses significations positives pour la coopération économique et commerciale Chine-UE, ainsi que pour les entreprises et les populations des deux parties ?

Wang Wenbin : L’entrée en vigueur de l’accord sur les indications géographiques Chine-UE est une bonne nouvelle pour la Chine et l’Europe. Tout récemment, des responsables des départements compétents du Ministère du Commerce ont présenté la situation à ce sujet. Le premier lot d’environ 100 indications géographiques de chaque côté mutuellement reconnu sera protégé à compter de la date d’entrée en vigueur de l’accord, et le deuxième lot de 175 indications géographiques de chaque partie commencera à être protégé d’ici quatre années. Ces produits comprennent des aliments célèbres tels que le thé Tieguanyin d’Anxi et le vin de riz de Shaoxing de la Chine, ainsi que le jambon de Parme et le Champagne de l’Europe, mais aussi le papier Xuan et le brocart Shu, des indications géographiques propres à la Chine que l’UE inclut pour la première fois dans un accord d’indications géographiques avec un partenaire étranger. Nous sommes convaincus qu’après l’entrée en vigueur de l’accord, les consommateurs chinois et européens pourront acheter plus de produits sûrs et de qualité et déguster plus de spécialités de l’autre côté. Les entreprises des deux parties peuvent également bénéficier d’une plus grande garantie dans les échanges commerciaux dans les secteurs concernés.

L’accord sur les indications géographiques Chine-UE est le premier accord global de haut niveau sur les indications géographiques que la Chine a signé avec un partenaire étranger. L’entrée en vigueur et l’application de cet accord témoignent pleinement de l’engagement de la Chine et de l’UE à maintenir un commerce libre et ouvert et à soutenir un système commercial multilatéral fondé sur des règles. Cela donnera un nouvel élan à la coopération économique et commerciale Chine-UE et contribuera à consolider davantage les fondements économiques et commerciaux du partenariat stratégique global Chine-UE. À la fin de l’an 2020, la Chine et l’UE ont conclu les négociations sur l’accord d’investissement dans les délais prévus. Nous espérons également que l’accord pourra être officiellement signé et entrer en vigueur dès que possible afin de bénéficier aux entreprises et aux populations de la Chine et de l’UE dans les plus brefs délais. La Chine est prête à travailler avec l’UE pour continuer à sauvegarder ensemble le système commercial multilatéral fondé sur des règles, construire conjointement une économie mondiale ouverte et contribuer à la reprise économique et au développement de la Chine, de l’UE ainsi que du monde entier.

Beijing Youth Daily : Le 26 février, la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet a déclaré, lors d’un segment de haut niveau du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qu’il fallait effectuer une évaluation indépendante des reportages concernant les questions dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang de la Chine, y compris la « détention arbitraire » et le « travail forcé ». En ce qui concerne sa visite en Chine, elle s’est dite convaincue que le dialogue en cours avec la Chine permettrait de conclure des conditions qui pourraient satisfaire toutes les deux parties. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : À notre regret, la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a succombé aux pressions politiques et a lancé de fausses accusations contre la Chine en se basant sur des informations infondées. Nous nous opposons fermement aux mauvaises actions qui consistent à politiser les questions des droits de l’homme et à s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte des questions de droits de l’homme.

La Constitution de la République populaire de Chine énonce que les citoyens chinois disposent de la liberté d’expression, de presse, de réunion, d’association, de défilé et de manifestation, qu’ils jouissent de la liberté de croyance religieuse, et que la liberté individuelle des citoyens de la République populaire de Chine est inviolable. La Constitution et les lois chinoises protègent les citoyens de la République populaire de Chine dans l’exercice de tous leurs droits légaux. Au cours du processus d’élaboration du 14e Plan quinquennal, des consultations à grande échelle ont été lancées en ligne. Le grand public y a participé avec enthousiasme, laissant plus d’un million de commentaires, sur la base desquels les autorités compétentes ont tiré plus de 1 000 suggestions. Il s’agit d’une pratique vivante de la démocratie socialiste aux caractéristiques chinoises. Depuis la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture, 770 millions d’habitants ruraux considérés comme démunis selon les critères actuels sont sortis de la pauvreté ; d’après le seuil international de pauvreté fixé par la Banque mondiale, la population chinoise sortie de la pauvreté représente plus de 70% de la population mondiale sortie de la pauvreté au cours de la même période. Il s’agit là d’une réalisation historique de la cause des droits de l’homme en Chine et d’une illustration importante des progrès des droits de l’homme du monde.

Lorsque nous examinons la situation des droits de l’homme dans un pays, son peuple est le mieux placé pour en parler, car seul le peuple peut être juge des droits de l’homme de son pays. La satisfaction du peuple est le baromètre le plus éloquent des droits de l’homme dans un pays. Des enquêtes menées par les autorités internationales compétentes montrent que le taux de satisfaction du peuple chinois envers le gouvernement chinois dirigé par le PCC dépasse 90% depuis des années consécutives. Dans une enquête concernée menée par Singapour, parmi les peuples de 23 économies du monde, les citoyens de la partie continentale de la Chine sont les plus satisfaits des mesures prises par leur gouvernement pour lutter contre la pandémie.

La Chine est toujours prête à dialoguer et à communiquer avec les autres pays en matière de droits de l’homme sur la base de l’égalité et du respect mutuel. La porte du Xinjiang est ouverte comme toujours et nous invitons la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à se rendre au Xinjiang, et les deux parties sont en communication à ce sujet. Mais le but de la visite devra être de promouvoir les échanges et la coopération entre les deux parties, et non de mener une sorte d’« enquête » basée sur la présomption de culpabilité. Nous rejetons fermement toutes manipulations politiques par quiconque que ce soit visant à faire pression sur la Chine en instrumentalisant cela.

Bloomberg : Selon le quotidien japonais Sankei Shimbun, le gouvernement japonais n’invitera pas de dirigeants chinois à effectuer une visite au Japon cette année. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je tiens à souligner une fois de plus que depuis un certain temps, la Chine et le Japon n’ont pas eu de discussions sur des agendas majeurs concernés. Une poignée de médias japonais profitent de cela pour faire du tapage autour des sujets liés à la Chine et créer des bruits, ce qui n’a aucun sens. Nous espérons que le Japon travaillera avec la Chine pour guider correctement l’opinion publique dans son pays, créer une bonne ambiance et accumuler des conditions favorables à l’amélioration et au développement des relations bilatérales.

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