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Conférence de presse du 7 février 2017 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2017/02/07

Q : Selon des sources, l'armée chinoise aurait effectué des patrouilles sur le territoire afghan l'année dernière. Cette information a été démentie par le Ministère chinois de la Défense nationale. Est-ce que le Ministère des Affaires étrangères considère aussi que cette information est fausse ?

R : En effet, le Ministère chinois de la Défense nationale a récemment fait une déclaration pour tirer au clair cette affaire. Les reportages des médias étrangers selon lesquels des véhicules de l'armée chinoise auraient patrouillé sur le sol afghan ne correspondent pas à la réalité. D'après les services compétents, ces dernières années, les autorités d'application de la loi chinoises et afghanes mènent des opérations conjointes sur la frontière sino-afghane conformément à l'accord bilatéral sur le renforcement de la coopération en matière d'application de la loi dans les régions frontalières, de manière à prévenir et combattre ensemble les activités terroristes et les crimes organisés transfrontaliers.

Q : Le 6 février, la Commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a dit qu'elle était d'accord avec les propos du Président Xi Jinping à la réunion annuelle 2017 du Forum économique mondial selon lesquels personne ne sortirait gagnant d'une guerre commerciale. Affirmant que l'Union européenne était prête à lutter contre le protectionnisme ensemble avec la Chine, elle a indiqué que le défi de la Chine serait de traduire en acte les idées de la réforme, avant d'ajouter que de nombreuses barrières et frictions demeuraient dans le commerce sino-européen et que les relations économiques entre les deux parties étaient loin d'être équilibrées. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le mois dernier, dans son intervention à la cérémonie d'ouverture de la réunion annuelle 2017 du Forum économique mondial, le Président Xi Jinping a souligné la nécessité de développer résolument le libre-échange et l'investissement à l'échelle mondiale, de promouvoir la libéralisation et la facilitation du commerce et de l'investissement grâce à l'ouverture, et de lutter sans ambiguïté contre le protectionnisme. Au cours des 40 dernières années, la Chine œuvre sans cesse à la réforme et à l'ouverture, fournissant ainsi une force motrice importante au développement d'une économie mondiale ouverte. Durant cette même période, la coopération économique et commerciale sino-européenne, marquée par le bénéfice mutuel et le gagnant-gagnant et qui gagne en profondeur dans de vastes domaines, a obtenu des fruits abondants. La Chine préconise depuis toujours la promotion de la facilitation du commerce et de l'investissement dans le monde, et elle s'oppose à toute forme de protectionnisme. Nous espérons que la partie européenne verra le processus de la réforme et de l'ouverture de la Chine dans une optique objective et de long terme en tenant compte du contexte historique.

Nous tenons à réaffirmer notre engagement à élargir davantage l'ouverture, à fournir plus d'opportunités d'investissement aux entreprises à capitaux étrangers, et à leur assurer un environnement d'investissement souple et ordonné et un cadre de concurrence loyale. Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2016 publié par l'ONU, la Chine occupe la deuxième place parmi les destinations d'investissement les plus prisées dans le monde. Les statistiques du Ministère chinois du Commerce montrent que l'année dernière, les investissements réels des 28 pays de l'UE en Chine ont connu une hausse de 41,3% par rapport à l'année précédente.

La coopération économique et commerciale sino-européenne est dotée d'une base solide et s'avère très prometteuse. La Chine est toujours d'avis qu'il faut creuser les potentiels de la coopération économique et commerciale sino-européenne et approfondir activement la coopération pragmatique dans tous les domaines. Nous entendons également travailler ensemble avec la partie européenne pour préserver le système commercial multilatéral libre et ouvert.

Q : Ce matin, le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson a eu un entretien téléphonique avec le Ministre de la Défense de la République de Corée au sujet du système THAAD. La partie américaine a fait savoir qu'elle poursuivrait le déploiement du système THAAD comme prévu. Récemment, de nombreux reportages font état de la détérioration des activités en Chine des entreprises de la République de Corée. Des produits cosmétiques coréens seraient bannis du marché chinois, et des distributeurs comme Lotte seraient mis sous enquête. Pensez-vous que la poursuite du déploiement du système THAAD apportera un impact continu et plus profond sur les relations économiques et commerciales entre la Chine et la République de Corée ?

R : Ces derniers jours, vous posez fréquemment des questions sur le système THAAD. Comme nous l'avons souligné à maintes reprises, la Chine s'oppose fermement au déploiement du système THAAD en République de Corée par les États-Unis et la République de Corée. Cette position n'a pas changé et ne changera pas.

Quant à la question de savoir si la Chine a imposé des restrictions contre la République de Corée, mon collègue y a répondu lors d'une autre conférence de presse. Je n'ai jamais entendu parler d'une telle chose. Nous exhortons les parties concernées à arrêter de déployer le système THAAD en République de Corée afin d'éviter de compromettre davantage les relations entre la Chine et la République de Corée.

Q : Selon des médias étrangers, l'ancien Vice-Ministre chinois de la Santé Huang Jiefu participera à un sommet mondial contre le trafic d'organes au Vatican. Va-t-il rencontrer des officiels du Vatican ? Quels sont les derniers avancements concernant l'établissement de relations diplomatiques Chine-Vatican ?

R : À ma connaissance, la présence de Monsieur Huang Jiefu à la conférence concernée n'a pas de lien avec les relations bilatérales Chine-Vatican. Sa mission est de participer à ladite conférence.

J'aimerais réitérer la position de la Chine sur le développement des relations Chine-Vatican. Notre position est constante et claire. La Chine a une volonté sincère d'améliorer les relations avec le Vatican, et a déployé des efforts inlassables dans ce sens. Actuellement, les deux parties maintiennent des canaux de contact et de dialogue libres et efficaces. Nous sommes prêts à travailler dans le même sens avec le Vatican pour faire progresser sans cesse le dialogue constructif et le processus de l'amélioration des relations bilatérales.

Q : Selon des sources d'information, le Commandant du Commandement Pacifique des États-Unis Harry Harris aurait proposé à la République de Corée de déployer le destroyer le plus sophistiqué de l'armée américaine, l'USS Zumwalt, à l'île de Jeju. Des analystes estiment que ce geste a pour but de priver la Chine du passage vers l'océan Pacifique. Selon le porte-parole du Ministère de la Défense de la République de Corée, son pays étudiera cette proposition une fois qu'elle est officiellement avancée par la partie américaine. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Toute interaction entre états, si elle peut d'affecter la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, sera certainement suivie de très près par la Chine. Nous estimons que la coopération militaire entre les pays concernés dans la région doit favoriser la préservation de la paix et de la stabilité dans la région, au lieu d'attiser les tensions. Si l'interaction concernée affecte les intérêts sécuritaires de la Chine, nous nous y opposerons résolument sans aucun doute.

Q : Selon une révélation du Sunday Times, depuis l'année dernière, l'Ambassade du Japon au Royaume-Uni donnerait chaque mois 10 000 livres sterling au think tank britannique « Henry Jackson Society » pour faire un grand tapage autour de la « menace chinoise ». D'anciens officiels du gouvernement et de l'armée britanniques y seraient également impliqués. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées des médias britanniques, mais la partie japonaise n'a pas encore fait de clarification là-dessus. Si ces informations s'avèrent vraies, je ne peux que dire que c'est de la peine perdue. D'un côté, la partie japonaise appelle à améliorer les relations sino-japonaises, et de l'autre, elle attaque et dénigre la Chine sans aucun fondement, c'est une question de crédibilité. Nous exhortons la partie japonaise à revoir effectivement son attitude envers la Chine et à agir davantage en faveur de l'amélioration des relations sino-japonaises, et non le contraire.

Quant à la question de savoir pourquoi les personnalités britanniques mentionnées dans ces reportages acceptent d'être manipulées, elles seules peuvent l'expliquer. De notre part, nous ne sommes pas intéressés par ce qui se cache derrière tout ça. Ce qui nous réjouit, c'est que l' « âge d'or » des relations sino-britanniques connaît une bonne dynamique et bénéficie du soutien ardent de tous les milieux des deux pays. Cela suffit pour montrer que les agissements desdites personnalités vont à l'encontre du courant principal des relations sino-britanniques et de l'attente des deux peuples.

Q : Concernant la visite du Ministre Wang Yi en Australie et en Nouvelle-Zélande, est-il parti ? Quand arrivera-t-il dans les deux pays, et quels sont les objectifs de ce déplacement ?

R : Nous avons publié les informations sur le déplacement du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi. Il a déjà quitté Beijing pour entamer sa visite dans ces deux pays. Conformément à la pratique, nous publierons en temps opportun les informations sur ses entrevues, entretiens et d'autres activités.

Quant aux objectifs de ce déplacement, comme je l'ai dit auparavant, cette année marque le 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques sino-australiennes et sino-néo-zélandaises. Les relations bilatérales de la Chine avec ces deux pays font face actuellement à de nouvelles opportunités de développement. La visite du Ministre Wang Yi en Australie et en Nouvelle-Zélande au début du nouvel an chinois illustre la grande importance qu'accorde la Chine à ces relations. Durant sa visite, le Ministre Wang Yi aura des rencontres avec les dirigeants des deux pays, tiendra le 4e dialogue des affaires étrangères et stratégique sino-australien avec son homologue Julie Bishop, et s'entretiendra avec son homologue néo-zélandais Murray McCully. Nous espérons et nous entendons travailler ensemble avec les parties australienne et néo-zélandaise pour mettre en œuvre consciencieusement les consensus importants des dirigeants et faire progresser davantage les partenariats stratégiques globaux sino-australien et sino-néo-zélandais. Nous vous présenterons en temps opportun les informations sur toutes les activités officielles de ce déplacement.

Q : Monsieur Huang Jiefu va-t-il rencontrer des officiels du Vatican durant sa visite dans ce pays ?

R : J'y ai répondu tout à l'heure. Monsieur Huang Jiefu se rend au Vatican pour participer à la conférence concernée, et à ma connaissance, cette visite n'a rien à voir avec les relations bilatérales Chine-Vatican.

Q : Aujourd'hui, le Ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida s'est entretenu au téléphone pour la première fois avec le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson. Ce dernier a réaffirmé la position du Secrétaire américain à la Défense selon laquelle l'Article 5 du Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon s'applique aux Diaoyu Dao, appelées « îles Senkaku » par le Japon. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je suis sûr que vous connaissez très bien la position de la Chine sur les Diaoyu Dao. L'île Diaoyu et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité, tel est un fait historique indéniable. Le soi-disant Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon est un produit de la Guerre froide et ne doit pas nuire à la souveraineté territoriale ni aux droits et intérêts légitimes de Chine. Nous avons exhorté la partie américaine à adopter une attitude responsable et à cesser de tenir des propos erronés sur la question de la souveraineté sur les Diaoyu Dao, de manière à éviter de compliquer davantage les questions concernées et d'apporter des facteurs d'instabilité à la situation régionale. Les tentatives répétées du Japon de solliciter de l'appui extérieur sur cette question ont vouées à l'échec.

Q : La Ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop a fait savoir que le Premier Ministre Li Keqiang se rendrait en visite en Australie en mars prochain. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Comme je l'ai dit tout à l'heure, cette année marque le 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Australie. Les deux parties ont la forte volonté politique de faire progresser davantage le partenariat stratégique global sino-australien. Les échanges de haut niveau fréquents entre la Chine et l'Australie sont une composante importante du développement des relations bilatérales à un niveau élevé, et constituent une force motrice majeure pour faire avancer sans cesse les relations entre les deux pays. Quant au programme concret des échanges de haut niveau entre les deux pays, nous en publierons des informations en temps opportun.

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