Page d'accueil > Porte-parole du MAE
Conférence de presse du 17 janvier 2017 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2017/01/17

Q : La Conférence pour la paix au Proche-Orient s'est tenue sur l'initiative de la France à Paris le 15 janvier. Selon la déclaration publiée par la conférence, seule la solution des deux États peut mettre fin au problème israélo-palestinien. Pourriez-vous donner quelques éléments sur la participation de la Chine à cette conférence ?

R : Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Ming a participé, à la tête de la délégation chinoise, à la Conférence pour la paix au Proche-Orient le 15 janvier à Paris. À cette occasion, il a avancé une initiative en trois points sur la reprise du processus de paix au Moyen-Orient :

Premièrement, favoriser une participation internationale plus large. La Chine encourage l'innovation du mécanisme de la promotion de la paix et soutient la création par la conférence d'un mécanisme de suivi. Il est souhaitable que les différentes parties concernées se gardent des actions susceptibles d'attiser l'hostilité et d'aggraver la tension.

Deuxièmement, tenir le cap de la solution des deux États. La Chine appelle à la cessation de l'extension des colonies et à rejeter toute violence contre les civils. Seule la solution des deux États permettrait de créer un État palestinien indépendant et pleinement souverain sur la base des frontières de 1967 et ayant Jérusalem-Est comme capitale et de répondre à la préoccupation raisonnable d'Israël sur la sécurité.

Troisièmement, prêter attention à la question du développement de la Palestine. La communauté internationale est appelée à continuer à œuvrer pour la négociation directe entre Israël et la Palestine, et dans le même temps, à accroître le soutien à la Palestine en vue de son développement économique et social et du renforcement de ses capacités d'auto-développement.

La Chine continuera à œuvrer inlassablement pour la paix israélo-palestinienne et la stabilité régionale.

Q : Dans une récente interview, le Président élu des États-Unis Donald Trump a qualifié le Brexit de formidable et s'est dit convaincu que d'autres pays quitteraient l'UE. Ces propos ont provoqué un grand choc en Europe. D'après la Chancelière allemande Angela Merkel, le destin de l'Europe est dans les mains des Européens. Le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a fait savoir que l'Europe devait rester unie. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ?

R : Nous avons noté les informations concernées et les réactions des différentes parties. La politique européenne de la Chine est constante. Nous souhaitons voir une Europe prospère, stable et ouverte. Nous soutenons le processus d'intégration européenne. Et nous espérons que l'UE restera unie et stable.

Q : Un an après la mise en œuvre du Plan d'action global commun sur le programme nucléaire iranien, comment voyez-vous l'état d'application de cet accord ? Quel était le rôle de la Chine ?

R : Le Plan d'action global commun est un bel exemple du règlement d'une question d'actualité internationale par des moyens politiques et diplomatiques. D'une manière générale, depuis un an, l'accord est appliqué dans d'heureuses conditions, cela a joué un rôle important dans la préservation du régime international de non-prolifération nucléaire et la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. La communauté internationale a soutenu la mise en œuvre de l'accord et en a reconnu le résultat.

La Commission conjointe du Plan d'action global commun s'est réunie la semaine dernière dans sa sixième session. Les Six et l'Iran ont examiné des questions majeures comme la levée des sanctions, la mise en œuvre des mesures dans le domaine nucléaire et la transformation du réacteur à eau lourde d'Arak, et réaffirmé la volonté politique d'appliquer sérieusement l'accord. Pour la Chine, c'est un accord international conclu conjointement par les Six et l'Iran et entériné officiellement par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Toutes les parties doivent continuer à s'acquitter scrupuleusement de leurs obligations, poursuivre le principe de règlement des différends par consultation, pour s'assurer qu'on avance sans cesse la mise en œuvre de l'accord.

La Chine est acteur, promoteur et contributeur actif du processus du règlement de la question nucléaire iranienne. Nous avons toujours travaillé, dans une attitude objective, équitable et responsable, pour le processus de négociation et de mise en œuvre du Plan d'action global commun. Et surtout, en tant que coprésident du groupe de travail sur la transformation du réacteur à eau lourde d'Arak, nous avons déployé d'énormes efforts pour faire avancer ce projet. Nous entendons continuer à travailler en étroite collaboration avec les différentes parties pour une mise en œuvre durable, globale et effective de l'accord.

Q : Selon des informations, la Malaisie, l'Australie et la Chine ont fait aujourd'hui une annonce conjointe sur l'arrêt des recherches sous-marines du vol MH370 de Malaysia Airlines. Pourriez-vous le confirmer ? Qu'en pensez-vous ?

R : Je vous renvoie aux autorités compétentes pour les détails des recherches.

Je voudrais souligner qu'après l'accident du MH370, le gouvernement chinois y a accordé une haute importance et participé activement au travail y relatif. Nous continuerons à travailler en étroite communication et collaboration avec la Malaisie et l'Australie et à seconder leurs efforts.

Q : Le Ministre philippin des Affaires étrangères a dit hier dans une interview accordée à CNN que la partie philippine avait adressé une note à la partie chinoise sur le déploiement par la Chine des armes de défense aérienne et antimissile sur certains îles et récifs en Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les Nanhai Zhudao font partie intégrante du territoire chinois. La Chine a le droit de déployer sur son propre territoire des installations nécessaires et appropriées de défense nationale.

La Chine œuvre constamment à régler pacifiquement les différends en Mer de Chine méridionale par négociation et consultation avec les pays souverains directement concernés, y compris les Philippines. Actuellement, grâce aux efforts conjoints de la Chine, des Philippines et des autres parties concernées, la question de la Mer de Chine méridionale s'apaise progressivement et revient sur la bonne voie. Cela correspond aux intérêts communs de la Chine et des Philippines, répond à l'attente de tous et permet de mieux préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Nous entendons continuer à travailler activement avec les Philippines et les autres parties concernées pour le maintien de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Q : Selon des informations, la chaîne hôtelière japonaise APA a mis dans les chambres de ses hôtels des livres aux idées de droite du PDG du groupe, qui nie dans ses œuvres le massacre de Nanjing et l'existence des « femmes de réconfort ». La révélation de cette affaire a suscité le rejet du public en Chine et en République de Corée. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Cela démontre encore une fois que certaines forces japonaises refusent toujours de regarder l'Histoire en face, et cherchent même à nier et à déformer l'Histoire. Le recrutement forcé des « femmes de réconfort » et le massacre de Nanjing sont de graves crimes contre l'humanité commis par les militaristes japonais durant la Deuxième Guerre mondiale. C'est un fait historique reconnu par la communauté internationale et il existe des preuves irréfutables.

L'Histoire ne change pas avec le temps, et les faits sont toujours là, qu'on les élude ou pas. Seule l'honnêteté face à l'Histoire ouvre la voie à un véritable avenir. Nous exhortons une fois de plus la partie japonaise à regarder en face l'Histoire, à procéder à un profond examen de conscience, et à éduquer les Japonais avec une juste vision de l'Histoire, et à gagner par des actes concrets la confiance de ses pays voisins asiatiques et de la communauté internationale.

Q : Hier était le premier anniversaire de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB). Comment voyez-vous le fonctionnement de l'AIIB de cette année ? Quel rôle la Chine a-t-elle joué dans les activités de l'AIIB ?

R : Le président de l'AIIB Jin Liqun a publié hier sur le Quotidien du Peuple un article dans lequel il a dressé un état des lieux des activités de l'AIIB depuis son inauguration.

La Chine, qui est à l'initiative de la création de l'AIIB, se réjouit des progrès enregistrés depuis l'inauguration de la banque il y a un an. L'organisation et l'efficacité de cette nouvelle institution sont remarquables et remarquées. Actuellement, l'AIIB compte 57 pays membres, et 30 économies ont manifesté formellement leur intention d'adhésion, ce qui est un signe de reconnaissance de la communauté internationale sur la performance de l'AIIB et une marque de haute confiance dans ses perspectives de développement.

En tant que premier pays actionnaire, la Chine reste toujours fidèle aux procédures et règles multilatérales. D'un côté, nous travaillons pour que l'AIIB soit une institution « efficace, verte et intègre » et opère d'une manière normalisée et en respectant le plus haut standard ; de l'autre, nous encourageons l'AIIB à se focaliser sur les besoins réels de développement des pays asiatiques en développement, à renforcer sans cesse sa capacité financière, institutionnelle et professionnelle, et à travailler avec les autres institutions multilatérales de développement pour promouvoir ensemble l'interconnexion des infrastructures et le développement durable en Asie, afin de contribuer à la prospérité régionale et mondiale. Dans le même temps, la Chine s'acquitte activement de ses obligations en tant que pays hôte de l'AIIB et fournit des facilités et soutiens de qualité pour les activités et le développement de l'AIIB.

Q : Ma question porte sur la saisie des véhicules blindés de Singapour par Hong Kong. La fête du Printemps s'approche, certains internautes singapouriens souhaitent que ces blindés soient restitués avant la fête. Comment le voyez-vous ?

R : Ce que je peux vous dire, c'est que la Chine est attachée à ses relations avec Singapour. Dans le même temps, elle est inébranlable dans sa position d'une seule Chine. Nous espérons que le gouvernement singapourien respectera effectivement et scrupuleusement la politique d'une seule Chine. D'après nos informations, le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong est en train de traiter cette affaire en vertu des lois et des règlements y relatifs.

Recommander à   
  Imprimer
Consulat Général de la République Populaire de Chine à Marseille Tous droits réservés