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Conférence de presse du 23 décembre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/12/23

Q : Le Président élu américain Donald Trump a écrit sur Twitter que les États-Unis doivent grandement renforcer et accroître leur capacité nucléaire tant que le monde n'aura pas retrouvé la raison sur la question des armes nucléaires. Selon des médias, Donald Trump pourrait soutenir la modernisation à un coût élevé de l'arsenal nucléaire américain. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées et nous sommes attentifs aux politiques que prendra la nouvelle administration américaine sur cette question. La Chine préconise depuis toujours activement l'interdiction complète et la destruction totale des armes nucléaires. Le pays doté du plus grand arsenal nucléaire a une responsabilité particulière et prioritaire à assumer sur le désarmement nucléaire et doit continuer à réduire en premier et de manière importante et substantielle son arsenal nucléaire, afin de créer les conditions pour le désarmement nucléaire complet et total.

Q : Avant que Donald Trump tienne ces propos, le Président russe Vladimir Poutine a fait savoir dans un discours que la Russie renforcerait le potentiel militaire des forces nucléaires stratégiques. Certains y voient la possibilité du retour de la course aux armements nucléaires entre les États-Unis et la Russie. Quel est votre commentaire là-dessus ? Comment la Chine réagira-t-elle en tant qu'État doté d'armes nucléaires ?

R : Je tiens à réaffirmer que sur la question du désarmement nucléaire, la Chine préconise depuis toujours activement l'interdiction complète et la destruction totale des armes nucléaires. Le pays doté du plus grand arsenal nucléaire a une responsabilité particulière et prioritaire à assumer.

Q : Un responsable d'une association singapourienne a fait l'objet d'une enquête de la police de Singapour pour avoir invité l'activiste hongkongais Joshua Wong à s'exprimer via Skype lors d'un événement. Il y a présomption que la police de Singapour a mené l'enquête à la demande du gouvernement chinois. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Premièrement, je n'ai pas d'informations sur ce sujet. Deuxièmement, j'ai noté que vous aviez utiliser le mot « présomption ». Vous ne pouvez pas tirer une conclusion sur la base de simples présomptions. Et je pense que vous devez vous renseigner auprès de la partie singapourienne, car c'est la police de Singapour qui a mené l'enquête.

Q : Hier, le cabinet du Japon a approuvé le budget record pour l'année fiscale 2017. Les dépenses militaires du Japon seront en hausse pour la cinquième année consécutive pour atteindre un niveau record. Des médias disent que c'est pour faire face à la Chine. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Comme nous l'avons constaté, ces dernières années, le Japon a fait un grand tapage autour de la « menace chinoise » tout en renforçant sans cesse sa capacité militaire. Pour des raisons historiques, nous sommes très attentifs et vigilants, à juste titre, à l'égard des actions du Japon et de ses intentions réelles. Même au Japon, beaucoup de voix se sont élevées pour émettre des doutes et critiques. Le Japon peut-il réellement tirer la leçon de l'histoire et s'engager sur la voie du dévleoppement pacifique ? Ses voisins asiatiques ainsi que l'ensemble de la communauté internationale attendent de le voir.

Q : Sao Tomé-et-Principe a récemment coupé ses liens avec Taiwan. La Chine a-t-elle une stratégie pour encourager d'autres « alliés diplomatiques » de Taiwan à abandonner Taiwan pour établir des relations diplomatiques avec Beijing ?

R : Je trouve votre choix des mots comme « stratégie » et « abandonner » intéressant. Hier, le Premier Ministre de Sao Tomé-et-Principe Patrice Trovoada a dit à la presse que rompre les « relations diplomatiques » avec Taiwan était la meilleure décision que son pays avait prise et que son pays s'était engagé à améliorer les conditions de vie de la population. Il estime que la partie continentale de la Chine est un partenaire stratégique très important. Le Premier Ministre Patrice Trovoada a utilisé des mots simples pour dire une grande vérité, à savoir le principe d'une seule Chine est davantage enraciné dans les esprits et la coopération gagnant-gagnant sino-africaine pour un développement commun, de plus en plus saluée. S'il y a une stratégie, c'est que la Chine travaille depuis toujours à développer les relations d'amitié et de coopération avec les autres pays sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique et du principe d'une seule Chine, et à coopérer avec les autres pays dans l'esprit de respect mutuel, d'égalité et de coopération gagnant-gagnant, au bénéfice des peuples et du développement économique et social des pays. Je voudrais saisir cette occasion pour dire que la Chine salue les propos du Premier Ministre de Sao Tomé-et-Principe et le retour du pays à la bonne voie du principe d'une seule Chine.

Q : Hier, le Ministre philippin des Affaires étrangères Perfecto Yasay s'est dit préoccupé d'un rapport publié par un think tank américain, selon lequel la Chine a déployé des armes sur des îles des Nansha Qundao. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : La position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale est constante et claire. Tout en défendant fermement sa souveraineté territoriale et ses droits et intérêts maritimes, la Chine œuvre depuis toujours à régler pacifiquement les divergences par les négociations et consultations avec les pays directement concernés et à préserver, ensemble avec les pays de l'ASEAN, la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Grâce aux efforts conjoints de la Chine et des Philippines, les relations bilatérales repartent, les deux pays sont revenus à la bonne voie du règlement pacifique des divergences par le dialogue et les consultations et travaillent à développer une coopération amicale et pragmatique sur tous les plans. Cela correspond aux intérêts communs des deux pays et des deux peuples, répond aux attentes communes des pays de la région et contribue à la préservation de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale.

En ce qui concerne le soi-disant rapport publié dans le contexte actuel par un think tank américain, la Chine a présenté à plusieurs reprises sa position. Je tiens à réitérer que la Chine, en tant que pays souverain, jouit du droit de mener des travaux de construction et de déployer des installations de défense nécessaires sur les îles concernées conformément au droit international, qu'elle le fasse ou non. J'espère que les différentes parties traiteront ce sujet avec objectivité et sang-froid sans interprétation excessive.

Q : Hier, le Ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida a fait savoir que le gouvernement japonais avait déjà versé sa contribution annuelle à l'UNESCO et que des progrès importants avaient été obtenus dans la réforme du mécanisme d'inscription sur le Registre de la Mémoire du Monde. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Chaque pays membre d'une organisation internationale a l'obligation de verser intégralement et ponctuellement sa contribution. Des discussions sont en cours au sein de l'UNESCO sur l'amendement des règles du Programme Mémoire du Monde. Certain pays doit y prendre une part constructive, mais non faire pression en refusant de payer sa contribution. L'amendement des règles devra permettre au Programme Mémoire du Monde de mieux jouer son rôle actif dans la protection du patrimoine documentaire mondial et de la mémoire commune de l'humanité, et non servir les intérêts politiques de certain pays.

Q : Malgré les protestations répétées de l'Inde à l'encontre du Pakistan sur la question du Cachemire, un officier supérieur pakistanais a appelé l'Inde à participer à la construction du couloir économique Chine-Pakistan pour en bénéficier. Comment le voyez-vous ? La Chine souhaite-elle la participation de l'Inde ? A-t-elle eu des discussions avec le Pakistan sur ce sujet ?

R : J'ai noté les informations concernées. Je ne sais pas si la partie indienne voit dans la proposition de cet officier pakistanais un signe de bonne volonté. La Chine considère depuis toujours le couloir économique Chine-Pakistan comme une structure de coopération établie par les deux pays pour le développement de long terme de leur coopération dans divers domaines et souhaite que ce couloir économique puisse non seulement bénéficier au développement économique et social des deux pays, mais aussi promouvoir la connectivité, la paix, la stabilité et la prospérité dans la région. Nous sommes d'avis que le couloir économique Chine-Pakistan est une initiative ouverte en tant que composante importante de l'initiative « Ceinture et Route ». La Chine entend, sur la base du consensus avec le Pakistan, étudier la possibilité d'inviter des partenaires tiers à la construction du couloir économique Chine-Pakistan.

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