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Conférence de presse du 21 décembre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/12/21

Q : Le gouvernement de Sao Tomé-et-Principe a déclaré le 20 décembre sa décision de rompre dès ce jour-là ses « relations diplomatiques » avec Taiwan. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons pris note de la déclaration datée du 20 décembre du gouvernement de Sao Tomé-et-Principe sur sa décision de rompre ses soi-disant « relations diplomatiques » avec Taiwan. Nous exprimons notre appréciation à cet égard, et nous saluons le retour de Sao Tomé-et-Principe sur la bonne voie qu'est le principe d'une seule Chine.

Le principe d'une seule Chine touche aux intérêts vitaux de la Chine et au sentiment des 1,3 milliard de Chinois et constitue le préalable et le fondement politique pour le maintien et le développement des relations d'amitié et de coopération entre la Chine et les autres pays du monde. Suivre le principe d'une seule Chine, c'est suivre la volonté des peuples et la tendance générale du monde. La Chine est prête à développer des relations d'amitié et de coopération avec tous les pays sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique et du principe d'une seule Chine.

Comme vous le savez, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté en octobre 1971 à sa 26e session la résolution 2758, reconnaissant en termes explicites le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légitime représentant toute la Chine. Le principe d'une seule Chine reconnu dans cette résolution fait depuis consensus dans toute la communauté internationale.

Q : Le Ministre mongol des Affaires étrangères Tsend Munkh-Orgil a dit récemment dans une interview que la visite du 14e Dalaï-Lama en Mongolie avait eu un impact négatif sur le développement des relations entre la Mongolie et la Chine et que le gouvernement mongol le regrettait. Il a affirmé que la partie mongole soutenait fermement la politique d'une seule Chine et n'inviterait plus le Dalaï-Lama à une visite en Mongolie, et que durant le mandat du présent gouvernement mongol, le Dalaï-Lama ne viendrait pas non plus en visite dans le pays par la voie religieuse. Quelle en est votre réaction ?

R : Nous accordons de l'importance à cette prise de position bien précise du Ministre mongol des Affaires étrangères sur la question de la visite en Mongolie du Dalaï-Lama. La question liée au Tibet concerne la souveraineté, l'intégrité territoriale et les intérêts vitaux de la Chine. La position chinoise sur cette question est ferme et claire. Nous espérons que la partie mongole pourra pour de bon en tirer les leçons, respecter effectivement les intérêts vitaux de la Chine, honorer ses engagements concernés et travailler à l'amélioration des relations sino-mongoles.

Q : Est-ce que le gouvernement chinois a promis au gouvernement santoméen une aide financière contre la rupture de ses « relations diplomatiques » avec Taiwan ? Si oui, combien ? Quand la Chine enverra-t-elle son ambassadeur à Sao Tomé-et-Principe ?

R : Vous avez beaucoup d'imagination. Je tiens à réaffirmer que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant toute la Chine. Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, et Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. Le principe d'une seule Chine reconnu dans la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies fait déjà consensus dans toute la communauté internationale. À mon avis, la décision du gouvernement santoméen de « rompre ses relations diplomatiques » avec Taiwan témoigne de son adhésion à ce principe.

Q : Le palais présidentiel philippin a publié le 19 décembre une déclaration, affirmant qu'il était injuste d'imputer aux Chinois le problème de drogue aux Philippines et qu'un accord bilatéral sur la coopération en matière de contrôle des drogues avait été conclu lors de la visite en Chine du Président Rodrigo Duterte. Comment y réagissez-vous ? Quels sont les progrès réalisés par les deux pays dans leur coopération antidrogue ?

R : Nous avons pris note des informations concernées. Nous saluons la prise de position des Philippines, qui démontre l'élévation continue du niveau de la confiance mutuelle et de la coopération entre nos deux parties. La drogue est l'ennemi commun de toute l'humanité, et lutter contre la criminalité liée à la drogue relève de la responsabilité de tous les pays du monde. Le gouvernement chinois mène depuis toujours un combat sans merci contre la criminalité liée à la drogue. Nous comprenons et soutenons la politique menée par le gouvernement philippin sous la conduite du Président Rodrigo Duterte de lutter contre la criminalité liée à la drogue. À l'heure actuelle, les départements compétents des deux pays mènent une coopération efficace en matière de partage d'informations, de technologies et équipements, d'opération conjointe antidrogue et de cure de désintoxication. La Chine entend continuer à soutenir et à aider autant que possible les Philippines dans la lutte contre la drogue.

Q : Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé le 20 décembre que la Russie, l'Iran et la Turquie avaient trouvé un accord sur l'élargissement du cessez-le-feu, l'accès sans obstacle à l'aide humanitaire et la libre circulation des populations civiles en Syrie, et que les trois pays étaient prêts à accompagner le gouvernement syrien et l'opposition dans leurs efforts pour conclure un accord et à s'en porter garants. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous saluons les efforts en faveur du règlement politique de la question syrienne et de la réalisation d'une paix et d'une stabilité durables en Syrie. La mise en œuvre du cessez-le-feu, l'arrêt des violences et la facilitation des aides humanitaires sont des composantes majeures du règlement de la crise syrienne et peuvent jouer un rôle d'appui important pour la reprise des négociations de paix sous les bons offices des Nations Unies et la relance du processus politique en Syrie. La Chine a pris note de l'annonce faite par l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la question syrienne Staffan de Mistura, affirmant que des efforts seraient déployés pour la reprise des négociations de paix sur la question syrienne en février prochain. Nous appelons les différentes parties à continuer à user de leur influence, à renforcer la communication et à créer une synergie, et nous soutenons leurs efforts dans ce sens, afin de créer ensemble des conditions nécessaires à une reprise rapide des négociations de paix.

Q : La rupture par Sao Tomé-et-Principe de ses « relations diplomatiques » avec Taiwan a réduit le nombre des pays ayant des « relations diplomatiques » avec ce dernier à 21, dont 12 se trouvent en Amérique latine et aux Caraïbes. La dirigeante de Taiwan Tsai Ing-wen se rendra bientôt en visite en Amérique centrale. Est-ce que la Chine est en train de prendre contact avec les pays latino-américains concernés pour les persuader de se conformer au principe d'une seule Chine ?

R : Le principe d'une seule Chine constitue le préalable et le fondement politique pour le maintien et le développement des relations d'amitié et de coopération entre la Chine et les autres pays du monde. Suivre le principe d'une seule Chine, c'est suivre la volonté des peuples et la tendance générale du monde. La Chine est prête à développer des relations d'amitié et de coopération avec tous les pays sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique et du principe d'une seule Chine.

Q : Le Ministère chinois des Affaires étrangères n'a pas mentionné l'établissement ou non des relations diplomatiques entre la Chine et Sao Tomé-et-Principe dans sa déclaration de ce matin. Quelles seront vos prochaines démarches ? Quand auront lieu l'établissement des relations diplomatiques et l'envoi réciproque des ambassadeurs ?

R : Vous êtes, me semble-t-il, plus impatient que nous de voir davantage de pays développer des relations d'amitié et de coopération avec la Chine sur la base du principe d'une seule Chine. Je tiens à réitérer que la Chine est prête à développer des relations d'amitié et de coopération avec tous les pays sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique et du principe d'une seule Chine.

Q : Selon nos informations, déjà en novembre 2013, un bureau économique et commercial aurait été créé par le gouvernement chinois à Sao Tomé-et-Principe, ce qui signifie que la base existe déjà entre les deux parties pour les échanges concrets dans les domaines économique et commercial. Quel est l'état actuel des échanges économique et commercial entre les deux pays ?

R : Je n'ai pas d'informations à vous donner là-dessus. Mais j'aimerais vous rappeler que la Chine est prête à développer des relations d'amitié et de coopération avec les autres pays sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique et du principe d'une seule Chine.

Q : Depuis un certain temps, parmi les pays ayant des « relations diplomatiques » avec Taiwan, le Vatican se montre nettement désireux d'améliorer ses relations avec la Chine. Y a-t-il de nouveaux progrès dans les négociations entre la Chine et le Vatican sur l'amélioration de leurs relations ?

R : Comme nous l'avons affirmé à maintes reprises, nous sommes prêts à engager un dialogue constructif avec le Vatican dans le respect des principes concernés. Actuellement, les canaux de contact et de dialogue entre les deux parties sont fluides et efficaces. Nous entendons continuer à travailler ensemble avec le Vatican pour faire progresser sans cesse le processus d'amélioration des relations bilatérales.

Q : L'administration de Ma Ying-jeou avait parlé d'une « trêve diplomatique » entre les deux rives du Détroit. Certes, Beijing ne l'a jamais reconnue publiquement, mais la partie continentale de la Chine n'a pas arraché des pays ayant des « relations diplomatiques » à Taiwan durant les huit ans où le Kuomintang était au pouvoir. Il s'agit là d'une reconnaissance tacite de cette notion. Même si la Chine n'a pas encore établi officiellement des relations diplomatiques avec Sao Tomé-et-Principe, des observateurs y voient déjà la fin de la « trêve diplomatique ». Qu'en pensez-vous ?

R : S'agissant des relations inter-détroit, je vous renvoie au Bureau du Conseil des Affaires d'État pour les Affaires de Taiwan. Mais j'aimerais vous rappeler qu'il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant toute la Chine, et que Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. Le gouvernement chinois tient depuis toujours à développer des relations d'amitié et de coopération avec tous les pays sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique et du principe d'une seule Chine.

Q : Le Vatican a récemment exprimé son souhait de voir un message favorable de la part du gouvernement chinois montrant la volonté de la Chine d'améliorer ses relations avec le Vatican. Quel message favorable la Chine émettra-t-elle ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous évoquiez. Mais le principe fondamental poursuivi par le gouvernement chinois dans ses relations avec le Vatican est constant et clair. Nous sommes sincères dans notre volonté d'améliorer les relations sino-vaticanes, et nous y travaillons sans relâche. Nous sommes prêts à œuvrer ensemble avec le Vatican pour avancer dans la même direction et faire progresser sans cesse le dialogue constructif et le processus d'amélioration des relations bilatérales.

Q : Les autorités de Taiwan ont accusé Beijing d'avoir séduit Sao Tomé-et-Principe pour une rupture des « relations diplomatiques » avec Taiwan et exprimé leur vif mécontentement à cet égard. Comment y répondez-vous ?

R : J'ai déjà répondu à cette question d'une manière très claire. Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde. Le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant toute la Chine, et Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. Le principe d'une seule Chine reconnu dans la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies fait déjà consensus dans toute la communauté internationale. À mon avis, la décision du gouvernement santoméen de rompre ses soi-disant « relations diplomatiques » avec Taiwan témoigne de son adhésion au principe d'une seule Chine.

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