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Conférence de presse du 19 décembre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/12/19

Sur l'invitation du gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, le Conseiller d'État Yang Jiechi effectuera une visite au Royaume-Uni du 19 au 21 décembre et coprésidera avec le Ministre britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth Boris Johnson le 8e dialogue stratégique sino-britannique.

Durant la visite, il aura aussi des entrevues avec la Première Ministre Theresa May et d'autres dirigeants britanniques et échangera avec eux sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun.

Ces dernières années, les relations sino-britanniques affichent un bon élan de développement. L'année dernière, le Président Xi Jinping a effectué une visite d'État au Royaume-Uni, et cette visite réussie est un événement historique qui a fait entrer les relations bilatérales dans une nouvelle étape de développement. Le 5 septembre dernier, le Président Xi Jinping a rencontré la Première Ministre britannique Theresa May venue en Chine pour le Sommet du G20 à Hangzhou. Lors de cette première rencontre entre les dirigeants des deux pays depuis la formation du nouveau gouvernement britannique, les deux parties ont réaffirmé le cap de relations sino-britanniques, à savoir en inaugurer un « âge d'or ». Cela revêt un sens d'orientation important pour le développement des relations bilatérales à l'avenir. L'année prochaine marquera le 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques au niveau d'ambassadeur entre les deux pays. Nous entendons travailler ensemble avec la partie britannique sur la base du respect mutuel et du traitement d'égal à égal pour consolider davantage la confiance politique mutuelle, approfondir la coopération pragmatique dans divers domaines et renforcer les concertations dans les affaires internationales, afin de réaliser le développement régulier, sain et stable du partenariat sino-britannique global stratégique mondial tourné vers le 21e siècle.

Actuellement, la situation internationale complexe, la reprise difficile de l'économie mondiale et de nombreux défis dans la gouvernance mondiale appellent une réponse commune de la communauté internationale. Le renforcement de la communication et du dialogue stratégiques entre la Chine et le Royaume-Uni, deux grands pays très influents sur la scène internationale, revêt une signification importante.

Q : Concernant la capture par la Chine d'un drone sous-marin autonome américain, la partie chinoise a indiqué qu'elle restait en communication avec la partie américaine sur ce sujet et qu'elle rendrait l'appareil aux États-Unis. Qui tient l'appareil actuellement ? Quand et comment sera-t-il rendu à la partie américaine ?

R : Le porte-parole du Ministère de la Défense a déjà donné des réponses là-dessus. À l'heure actuelle, les parties chinoise et américaine concertent par le biais des deux armées sur cette affaire pour trouver une solution adéquate.

Vous pouvez vous renseigner auprès du Département de l'information du Ministère de la Défense pour plus de détails.

Q : Premièrement, selon des sources d'information, si la Chine a capturé le drone sous-marin, c'était parce qu'il menaçait la sécurité des sous-marins nucléaires chinois. Pourriez-vous le confirmer et nous en donner plus d'informations ? Deuxièmement, suite à cet incident, le Président élu des États-Unis Donald Trump a déclaré sur Twitter que le « vol » par la Chine d'un drone américain était un acte sans précédent et que la Chine pouvait garder l'appareil. Comment vous y réagissez-vous ?

R : Concernant les propos du Président Donald Trump sur Twitter, j'ai noté les nombreux commentaires des diverses parties à l'international. Je ne compte pas faire des commentaires là-dessus.

Si vous lisez attentivement la déclaration du porte-parole du Ministère de la Défense, vous pourrez y trouver tous les détails concernant la saisie par la marine chinoise du drone sous-marin. Une embarcation de sauvetage de la marine chinoise a découvert un engin non identifié dans les eaux de la Mer de Chine méridionale. Pour éviter que cet engin ne menace la sécurité des navires qui traversent cette zone et des équipages à bord, la partie chinoise, partant d'une attitude responsable et professionnelle, a fait du travail d'identification et de vérification. Après avoir confirmé l'identité de l'engin, la partie chinoise a décidé de le remettre à la partie américaine par des moyens appropriés. Les deux parties sont en communication sur ce sujet par le biais de leurs armées. Nous sommes convaincus que cette affaire sera réglée comme il faut grâce à la qualité des communications.

Q : Selon un média officiel chinois, actuellement, la partie chinoise a fait preuve de retenue vis-à-vis des propos de Donald Trump, car ce dernier n'a pas encore pris le pouvoir. Est-ce que vous agiriez différemment si Donald Trump faisait des remarques similaires après son entrée à la Maison Blanche ?

R : Je ne réponds pas aux hypothétiques. Mon collègue a déjà indiqué lors d'un point de presse que nous accordions plus d'importance aux propos, aux gestes et aux politiques concernés au niveau gouvernemental.

Q : Le Président américain Barack Obama a récemment conseillé au Président élu Donald Trump de bien réfléchir avant d'apporter une modification quelconque à la politique d'une seule Chine, indiquant que vu l'importance cruciale de la question de Taiwan pour la Chine, tout changement de la politique d'une seule Chine susciterait de grandes réactions de la partie chinoise, d'où la nécessité de mesurer pleinement les conséquences éventuelles avant de prendre des décisions. Nous avons également noté que la Chancelière allemande Angela Merkel, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et la Ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop ont tous réaffirmé leur attachement au principe d'une seule Chine. Comment y réagissez-vous ?

R : Le principe d'une seule Chine est universellement reconnu par la communauté internationale, et c'est la condition préalable et la base pour le développement des relations entre la Chine et les autres pays.

La question de Taiwan est liée à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et aux intérêts vitaux de la Chine. C'est aussi la question la plus importante et la plus sensible dans les relations sino-américaines. Nous espérons que la partie américaine pourra être pleinement consciente du caractère extrêmement important et extrêmement sensible de cette question, observer scrupuleusement la politique d'une seule Chine, honorer ses engagements dans les trois communiqués conjoints sino-américains et traiter de manière prudente et adéquate les questions liées à Taiwan.

Q : Selon des sources, le 17 décembre, le Président philippin Rodrigo Duterte a fait savoir une fois de plus à la presse qu'il mettrait de côté la sentence de l'arbitrage sur la question de la Mer de Chine méridionale sans rien imposer à la Chine et que les Philippines n'affronteraient pas la Chine. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous saluons et apprécions la déclaration concernée du Président Rodrigo Duterte. Nous estimons que la politique menée par le Président Rodrigo Duterte concernant l'arbitrage sur la question de la Mer de Chine méridionale correspond aux intérêts fondamentaux des deux pays et de deux peuples, et illustre la confiance mutuelle toujours plus approfondie ainsi que l'amitié entre les deux parties.

Depuis la visite réussie du Président Rodrigo Duterte en Chine en octobre dernier, les relations sino-philippines ont connu une amélioration sur tous les plans et un développement constant. La confiance mutuelle entre les deux parties s'est toujours renforcée et leur coopération pragmatique a réalisé un développement global et donné des résultats encourageants. Nous entendons continuer à travailler avec la partie philippine pour renforcer sans cesse la confiance politique mutuelle, gérer adéquatement la question de la Mer de Chine méridionale et réaliser ensemble le développement partagé des deux pays.

Q : Du point de vue diplomatique, comment voyez-vous les gestes des États-Unis vis-à-vis de l'affaire du drone sous-marin ?

R : À en juger par la déclaration du porte-parole du Ministère de la Défense, l'essentiel, c'est que les parties chinoise et américaine ont maintenu d'étroites communications par le biais des deux armées après l'incident. Nous sommes convaincus que cette affaire sera réglée adéquatement grâce à la qualité des communications entre les deux armées.

Comme l'a indiqué le porte-parole du Ministère de la Défense, depuis longtemps, l'armée américaine a fréquemment envoyé des navires et des avions dans les eaux avoisinant les eaux territoriales chinoises pour des opérations de reconnaissance rapprochée et de mesure militaire. Nous nous y opposons fermement et nous demandons aux États-Unis de cesser ces activités. Nous continuerons à rester vigilants vis-à-vis des activités concernées.

Q : Y a-t-il de nouvelles informations concernant la saisie par les douanes de Hong Kong des blindés de Singapour ?

R : Je n'ai pas de nouvelles informations à vous donner là-dessus. Nous avons déjà dit que le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong traiterait cette affaire conformément aux lois et aux règlements concernés de la RAS.

Q : Vous avez dit que les États-Unis menaient depuis longtemps des opérations de reconnaissance rapprochée en Mer de Chine méridionale. Croyez-vous que le drone sous-marin en question était en train de surveiller la Chine ?

R : Depuis longtemps, des navires et des avions militaires américains ont mené fréquemment des opérations de reconnaissance rapprochée et de mesure militaire dans les eaux avoisinant les eaux territoriales chinoises, menaçant la souveraineté et la sécurité de la Chine. Nous nous y opposons fermement. Quant à la question de savoir ce que faisait l'engin à ce moment-là, vous feriez mieux de vous adresser à l'armée américaine.

Q : Vous avez dit que vous vous opposiez à ce que la partie américaine mène des opérations de reconnaissance rapprochée en Mer de chine méridionale et que vous ne l'appréciez pas. Est-ce que vous le considérez comme illégal ?

R : Comme nous l'avons clairement dit, nous nous opposons à ce que des navires et des avions militaires américains mènent fréquemment des opérations de reconnaissance rapprochée et de mesure militaire dans les eaux avoisinant les eaux territoriales chinoises, car cela menace la souveraineté et la sécurité de la Chine.

Q : Selon des sources, les gardes-côtes chinois et philippins ont tenu récemment la première réunion préparatoire du comité conjoint sur la coopération maritime. Les deux parties ont eu des discussions sur des projets de coopération maritime qui pourraient être engagés ainsi que les arrangements temporaires du mécanisme de ligne rouge entre les gardes-côtes des deux pays. Pourriez-vous nous en donner plus d'informations ? Quels sont vos commentaires sur les résultats de cette réunion ?

R : Lors de la visite du Président Rodrigo Duterte en Chine en octobre dernier, les deux parties ont dégagé de nombreux consensus dont un sur le développement de la coopération entre les gardes-côtes chinois et philippins. En présence des dirigeants des deux pays, les représentants des deux gardes-côtes ont signé ensemble le Mémorandum d'entente sur l'établissement du comité conjoint sur la coopération maritime entre le Bureau des gardes-côtes chinois et les Gardes-côtes philippins.

Pour bien mettre en œuvre le consensus concerné et le Mémorandum d'entente, les gardes-côtes des deux pays ont tenu récemment à Manille, capitale philippine, la première réunion préparatoire du comité conjoint sur la coopération maritime. Cette réunion a abouti à des résultats encourageants. Les deux parties ont publié un communiqué de presse conjoint et convenu de tenir en février 2017, aux Philippines, la deuxième réunion préparatoire et la première réunion du comité conjoint.

Nous estimons que la coopération entre les gardes-côtes chinois et philippins est une belle illustration du renforcement du dialogue et de la coopération sur tous les plans entre les deux pays, et favorise l'approfondissement sans cesse de la confiance mutuelle et de l'amitié sino-philippines. Nous l'apprécions hautement. Nous espérons que cette coopération pourra donner une nouvelle impulsion au développement sain et régulier des relations bilatérales.

Q : Pourriez-vous confirmer que le drone sous-marin n'est pas encore rendu à la partie américaine ?

R : Ce que je peux vous dire, c'est que les armées chinoise et américaine sont en étroite communication sur la remise de l'appareil. Nous sommes convaincus que cette question sera réglée adéquatement.

Q : Selon des sources, après la décision du gouvernement vénézuélien de retirer des billets, des pillages ont eu lieu dans des villes vénézuéliennes et certains commerces des ressortissants chinois ont été touchés. Y a-t-il des citoyens chinois blessés ou morts dans ces incidents ? Comment voyez-vous la situation actuelle au Venezuela ? Craignez-vous que les relations sino-vénézuéliennes ne soient affectées ?

R : Il y a eu des pillages dans certaines villes au Venezuela ces derniers jours. Après l'incident, l'Ambassade de Chine au Venezuela a immédiatement activé le mécanisme de protection protocolaire d'urgence, publié des avis de sécurité et fait le bilan des pertes humaine et matérielle concernant les citoyens chinois au pays et les commerçants chinois. L'Ambassade a également contacté en urgence le Ministère vénézuélien des Affaires étrangères et d'autres départements gouvernementaux, leur demandant de bien suivre les choses et de prendre des mesures efficaces pour préserver et restaurer rapidement l'ordre social et défendre effectivement la sécurité des ressortissants chinois et de leurs biens. La partie vénézuélienne attache une grande importance à la demande de la partie chinoise et s'est mobilisée rapidement. Selon les informations dont nous disposons, actuellement, la situation au Venezuela s'est calmée dans son ensemble. Jusqu'au présent, l'Ambassade de Chine au Venezuela n'a reçu aucune information sur la perte humaine chez les ressortissants chinois.

La Chine suit de très près l'évolution de la situation au Venezuela. Amis du Venezuela, nous espérons, et nous en avons la conviction, que le gouvernement et le peuple vénézuéliens pourront biens gérer les affaires intérieures et maintenir la stabilité et le développement du pays. Très attachés au développement des relations sino-vénézuéliennes, nous entendons poursuivre nos échanges et coopération dans divers domaines avec le Venezuela selon les principes des bénéfices mutuels et du gagnant-gagnant.

Q : Concernant le « vol » mentionné par le Président élu Donald Trump, le porte-parole du Ministère chinois de la Défense a fait savoir que la partie chinoise avait identifié l'engin, sans pour autant expliquer comment elle l'a pris. Selon certains médias, il a été saisi. Selon d'autres, il a été retiré de l'eau. Quel est le terme approprié ?

R : D'abord, je tiens à indiquer que nous n'aimons pas le mot « vol » et que ce mot est totalement inapproprié.

Vous pouvez trouver tous les détails dans la déclaration du porte-parole du Ministère de la Défense. Une embarcation de sauvetage de la marine chinoise a découvert un engin non identifié dans les eaux concernées en Mer de Chine méridionale, et a fait du travail d'identification dans une attitude responsable et professionnelle.

Vous vous intéressez particulièrement à la façon dont l'engin a été « emporté ». Et moi je pense que quelque soit le terme utilisé pour qualifier ce geste, l'important, c'est que la marine chinoise a fait l'identification et la vérification de l'engin dans une attitude responsable et professionnelle afin d'éviter qu'il ne mette en danger les navires qui traversent cette zone et les équipages à bord. Après avoir confirmé que c'est un drone américain, la partie chinoise a décidé de le rendre à la partie américaine par des moyens appropriés.

Imaginez, vous avez découvert un objet dans la rue et que quelqu'un est venu vous le revendiquer. Avant de le lui remettre, vous devriez d'abord vérifier si l'objet en question lui appartient. C'est facile à comprendre.

Q : Aujourd'hui, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a une fois de plus exprimé le souhait du Japon de devenir membre permanent du Conseil de Sécurité lors de la Conférence commémorant le 60e anniversaire de l'adhésion du Japon aux Nations Unies. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je n'ai pas lu le reportage concerné. L'ONU est un fruit majeur de la victoire de la Guerre mondiale antifasciste. Tout pays qui souhaite jouer un rôle plus important au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU doit d'abord respecter et reconnaître les acquis de la victoire de la Guerre mondiale antifasciste.

Q : Lors de la visite du Conseiller d'État Yang Jiechi au Royaume-Uni, la question du Brexit sera-elle abordée ? Quel message le gouvernement chinois enverra-t-il au gouvernement britannique sur cette question ? Quelles sont les préoccupations du gouvernement chinois à cet égard ?

R : Comme je l'ai dit, le Conseiller d'État Yang Jiechi se rendra au Royaume-Uni pour le dialogue stratégique sino-britannique. Les deux parties auront des échanges de vues approfondis sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun.

La question du Brexit ne regarde que le Royaume-Uni et l'UE. Nous espérons que ces deux parties pourront parvenir au plus tôt à un accord à travers les négociations concernées. Quant à nous, nous estimons que le Royaume-Uni est un grand pays à forte influence internationale, et nous entendons œuvrer ensemble avec la partie britannique pour faire avancer les relations bilatérales et renforcer la communication et la coopération entre les deux pays dans les affaires internationales.

Q : La RPDC a organisé des activités commémorant le décès de Kim Jong-il. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons appris qu'au moment du 5e anniversaire du décès du camarade Kim Jong-il, la RPDC a organisé des activités commémoratives. L'Ambassadeur de Chine en RPDC a assisté sur invitation à des activités commémoratives concernées à Pyongyang.

La Chine et la RPDC sont voisins proches et pays amis. Nous accordons une grande importance au développement des relations d'amitié et de coopération Chine-RPDC, et entendons travailler ensemble avec la RPDC pour maintenir le développement sain et régulier des relations bilatérales.

Q : Vous avez dit qu'il faudrait d'abord vérifier les choses si l'on trouve un objet dans la rue. Mais si cet objet se trouvait dans la poche d'autrui, vous n'auriez pas besoin de vérifier. Alors est-ce que vous voulez dire que quand la marine chinoise a trouvé le drone, elle ne savait pas qu'il appartenait aux États-Unis ?

R : Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Pensez-vous que la Mer de Chine méridionale appartient aux États-Unis ?

Q : Selon le Pentagone, il y a eu des échanges entre les navires chinois et américain à ce moment-là. Le navire américain a dit que l'appareil lui appartenait, mais le navire chinois l'a pris avec lui tout de même. Pensez-vous que c'est ce qui s'est passé ?

R : J'espère que le Ministère chinois de la Défense tiendra une conférence de presse aujourd'hui. Comme ça vous pouvez lui poser toutes les questions que vous voulez, et vous aurez les réponses qui font autorité. En fait, il y a beaucoup d'informations dans la déclaration du porte-parole du Ministère de la Défense le 17 décembre. Si vous la lisez attentivement, vous trouverez des mots-clés. Par exemple, ce que l'on a trouvé était un « engin non identifié », donc il a fallu « faire l'identification et la vérification ». Ayant confirmé après l'« identification » que c'était un « drone sous-marin autonome américain », « la partie chinoise a décidé de le remettre à la partie américaine par des moyens appropriés ». C'était très clair.

Q : Il y a plus d'un an, des explosions ont eu lieu au port de Tianjin. Quelles leçons le gouvernement chinois a-t-il tirées de cet accident ? Pensez-vous que les conditions de sécurité des installations industrielles en Chine et dans le reste du monde ont été améliorées ?

R : Merci pour votre attention portée aux explosions au port de Tianjin. Cette question ne relève pas de mes compétences. Veuillez vous renseigner auprès des départements compétents.

Q : Le Président élu américain Donald Trump a mis en cause la politique américaine d'une seule Chine. Un de ses conseillers a indiqué récemment que Monsieur Trump n'avait pas encore pris ses fonctions et que ses propos concernés ne signifiaient pas une nouvelle interprétation de la politique américaine d'une seule Chine dès maintenant. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Pensez-vous que l'équipe de Donald Trump a assoupli sa position sur la politique d'une seule Chine ?

R : J'ai déjà répondu à cette question tout à l'heure. Le principe d'une seule Chine est universellement reconnu par la communauté internationale, et c'est la condition préalable et la base pour le développement des relations entre la Chine et les autres pays. La question de Taiwan est liée à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et aux intérêts vitaux de la Chine. C'est aussi la question la plus importante et la plus sensible dans les relations sino-américaines. Nous espérons que la partie américaine pourra être pleinement consciente du caractère extrêmement important et extrêmement sensible de cette question, observer scrupuleusement la politique d'une seule Chine, honorer ses engagements dans les trois communiqués conjoints sino-américains et traiter de manière prudente et adéquate les questions liées à Taiwan.

Q : Le 18 décembre, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a tenu des consultations à huis clos sur le projet de résolution rédigé par la France concernant l'envoi d'observateurs internationaux à Alep pour surveiller les évacuations et faire des rapports sur la protection des civils. Selon des sources d'information, les différentes parties sont parvenues à un consensus et passeront au vote ce soir. Pourriez-vous le confirmer ? Quelle est la position chinoise sur ce projet de résolution et comment la Chine votera-t-elle ?

R : La Chine suit de près la situation humanitaire en Syrie et soutient les efforts de l'ONU visant à jouer un rôle de coordination dans les opérations d'aide humanitaire en Syrie. Le Conseil de Sécurité mène actuellement des discussions sur un projet de résolution rédigé par la France sur la surveillance humanitaire en Syrie. Avec une position juste et objective, la Chine a pris une part constructive aux consultations pour que les différentes parties du Conseil travaillent dans le même sens et dégagent des consensus, afin de préserver l'unité du Conseil et la coopération sur la question syrienne. Actuellement, les différentes parties sont parvenues à un consensus préliminaire sur le projet. Nous espérons que les membres du Conseil continueront à travailler ensemble pour assurer l'adoption de la résolution sur la base des consensus.

Nous soulignons depuis toujours que, pour apaiser fondamentalement la situation humanitaire en Syrie, l'essentiel est de bien mettre en œuvre la résolution 2254 du Conseil et de faire avancer en parallèle la réalisation du cessez-le-feu, les négociations politiques, les aides humanitaires et la lutte commune contre le terrorisme. La Chine continuera à prendre une part active au processus de règlement politique de la question syrienne et à jouer un rôle constructif dans la réalisation au plus tôt de la paix et de la stabilité en Syrie.

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