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Conférence de presse du 23 novembre 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2016/11/23

Sur l’invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce de Hongrie Péter Szijjártó viendra en Chine le 30 novembre pour les consultations annuelles entre les Ministres chinois et hongrois des Affaires étrangères et la première réunion du groupe de travail bilatéral sur la « Ceinture économique de la Route de la Soie et la Route de la Soie maritime du 21e siècle ».

Ce seront les premières consultations entre les Ministres des Affaires étrangères des deux pays depuis la signature de leur Mémorandum d’entente intergouvernemental sur la construction conjointe de la « Ceinture et Route » en juin 2015, et aussi la première réunion du groupe de travail bilatéral sur cette initiative. Nous sommes convaincus que les consultations et la réunion permettront de consolider la confiance politique mutuelle entre les deux pays, de mieux associer leurs stratégies de développement, de promouvoir leur coopération pragmatique dans les différents domaines dans le cadre de la construction de la « Ceinture et Route » et de donner une nouvelle impulsion au développement rapide des relations bilatérales.

Actuellement, les relations sino-hongroises affichent un bon élan de développement marqué par de fréquents échanges de visites de haut niveau et des échanges et coopération toujours plus approfondis dans divers domaines. Premier pays européen à avoir signé avec la Chine un mémorandum d’entente intergouvernemental sur la construction conjointe de la « Ceinture et Route », la Hongrie accueillera en 2017 la 6e Réunion des dirigeants Chine-PECO (pays d’Europe centrale et orientale). Très attachée au développement de ses relations avec la Hongrie, la Chine entend travailler ensemble avec elle pour renforcer davantage la confiance politique mutuelle, mieux associer leurs stratégies de développement, approfondir la coopération pragmatique, intensifier les échanges socio-culturels, renforcer la communication et les coordinations sur les affaires internationales, afin de faire accéder les relations bilatérales et la « coopération 16+1 » à de nouveaux paliers, et de contribuer à la coopération Chine-PECO et au développement des relations sino-européennes.

Q : Selon des sources d’information, la visite du Premier Ministre danois en Chine a été annulée par la partie chinoise. Pourriez-vous le confirmer et nous dire pourquoi ?

R : La Chine accorde une grande importance au développement des relations sino-danoises. Nous serons heureux de voir le Premier Ministre danois Lars Løkke Rasmussen effectuer une visite en Chine à une date convenable pour les deux parties. À l’heure actuelle, la Chine et le Danemark sont en étroite communication sur la date de la visite.

Q : Le 22 novembre, le site du « Ministère des Affaires étrangères » de Taiwan a mis à jour sa rubrique sur l’empêchement par la partie continentale de la Chine des activités de Taiwan sur la scène internationale. Comment le voyez-vous ?

R : Je ne dispose pas d’information sur la mise à jour de la rubrique concernée. Sur les questions concernant le soi-disant « espace international de Taiwan », nous soulignons depuis toujours qu’il faut les traiter dans le respect du principe d’une seule Chine, ce qui est aussi un consensus de la communauté internationale.

Q : Selon des sources d’information, le 23 novembre, la République de Corée et le Japon ont signé à Séoul l’Accord sur la sécurité générale des renseignements militaires. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées. L’attachement des pays concernés à la mentalité de la guerre froide et le renforcement de leur coopération en matière de renseignements militaires accentueront l’affrontement dans la péninsule coréenne et aggraveront l’insécurité et l’instabilité en Asie du Nord-Est. Cela va à l’encontre du courant de notre époque marqué par la paix et le développement et ne correspond pas aux intérêts communs des pays de la région. La situation actuelle dans la péninsule coréenne est complexe et sensible. Dans le développement de leur coopération militaire, les pays concernés doivent respecter les préoccupations sécuritaires des autres pays de la région et agir davantage en faveur de la paix et du développement, et non le contraire.

Q : Le Président américain élu Donald Trump a déclaré que son pays se retirerait du Partenariat Trans-Pacifique (TPP). Cela pourrait impliquer une diminution de l’influence des États-Unis en Asie-Pacifique. La Chine en bénéficiera-t-elle ? Est-ce que la Chine va jouer un rôle plus important dans la région ?

R : Nous avons répondu plusieurs fois à des questions liées au TPP ces derniers temps. J’aimerais réaffirmer ici la position de la Chine.

Premièrement, comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, la Chine est ouverte à tout arrangement commercial favorable à l’intégration économique régionale, à la libéralisation et à la facilitation du commerce et de l’investissement en Asie-Pacifique, ainsi qu’au développement partagé et à la prospérité commune de la région. Lors de la Réunion des dirigeants de l’APEC qui vient de se terminer, les différentes parties ont eu des discussions sur les arrangements de libre-échange en Asie-Pacifique, et décidé de continuer à faire avancer le processus de la zone de libre-échange dans cette région, émettant ainsi un signal très positif.

Deuxièmement, nous estimons depuis toujours que les affaires en Asie-Pacifique doivent être traitées par les pays de la région à travers les consultations, au lieu d’être dictées par un certain pays. Les règles économiques et commerciales de la région doivent être élaborées conjointement par les parties concernées à travers les consultations d’égal à égal. Comme je l’ai dit hier, les arrangements de libre-échange en Asie-Pacifique ne doivent pas être politisés. Nous espérons que les différentes parties s’abstiendront d’évaluer et de voir ces arrangements sous un angle géopolitique excessif. Ce n’est pas un jeu à somme nulle. Les arrangements de libre-échange doivent se renforcer mutuellement au lieu de s’exclure les uns les autres.

Troisièmement, en tenant pleinement compte des situations différentes et de la diversité du développement économique régional en Asie-Pacifique, et dans un esprit d’ouverture, d’inclusivité et de bénéfice mutuel, nous entendons travailler ensemble avec les différentes parties pour faire avancer l’intégration économique en Asie-Pacifique au bénéfice des pays et des peuples de la région. La Chine jouera son rôle et apportera sa part de contribution à ce processus.

Q : Le Président Xi Jinping rencontrera le Vice-Président du gouvernement espagnol demain à la Grande Canarie. Qu’attendez-vous de la rencontre ? Selon vous, quels sont les éléments les plus importants des relations sino-espagnoles ?

R : Sur son chemin de retour de l’Amérique latine en Chine, le Président Xi Jinping fera escale à la Grande Canarie, y rencontrera le dirigeant espagnol avec qui il échangera sur les relations bilatérales. Ce sera une rencontre très importante qui fera avancer davantage les relations bilatérales.

Q : Selon des médias mongols, à cause de la visite du Dalaï-Lama en Mongolie, la réunion intergouvernementale sino-mongole et la réunion sino-mongole sur la coopération minière et énergétique prévues prochainement ont été indéfiniment reportées par la Chine. Pourriez-vous le confirmer ? Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons exprimé solennellement notre position sur la visite du Dalaï-Lama en Mongolie. L’acte erroné de la partie mongole concernant la visite du Dalaï-Lama a affecté le fondement politique des relations sino-mongoles et eu des impacts néfastes sur le développement des relations bilatérales. Nous demandons à la partie mongole de respecter effectivement les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de la Chine, de prendre des mesures efficaces pour éliminer les impacts négatifs causés par son acte erroné, afin de ramener les relations sino-mongoles sur la bonne voie du développement sain et régulier.

Q : Le 22 novembre, le Ministre australien des Affaires étrangères a fait savoir que le gouvernement chinois avait informé le gouvernement australien de l’arrestation des trois employés australiens de Crown Resorts soupçonnés de délits liés aux jeux d’argent. Pourriez-vous nous donner plus d’informations ?

R : Les trois employés australiens de Crown Resorts soupçonnés de délits liés aux jeux d’argent ont été arrêtés le 18 novembre. Les autorités chinoises en charge de l’affaire l’ont notifié à la partie australienne conformément à l’Accord consulaire sino-australien et accordé de l’assistance aux agents consulaires australiens pour l’exercice de leurs fonctions. La partie chinoise continuera à traiter cette affaire conformément à la loi.

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