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Conférence de presse du 22 novembre 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2016/11/22

Q : La situation dans le nord du Myanmar attire beaucoup d'attention. Selon des médias, de violents échanges de tirs se poursuivent entre des groupes armés ethniques et l'armée gouvernementale. Quel est le dernier bilan concernant les ressortissants chinois ? Qu'est-ce que le gouvernement chinois a fait ?

R : À notre connaissance, il n'y a pas eu de nouveaux échanges de tirs violents dans le nord du Myanmar pour l'instant.

Quant au bilan humain du côté chinois, comme je l'ai dit hier, un Chinois a été blessé par une balle perdue et il a été bien soigné. Aucun nouveau cas n'a été rapporté.

La Chine a déjà fait des démarches par voie diplomatique auprès du Myanmar. Nous espérons vivement que les deux parties au conflit feront preuve de retenue, cesseront immédiatement les opérations militaires concernées, éviteront l'escalade de la situation et adopteront des mesures efficaces et effectives pour rétablir au plus tôt la tranquillité dans la région frontalière et éviter de porter atteinte à la souveraineté de la Chine, à la sécurité de la population frontalière et de ses biens.

La Chine entend continuer à jouer un rôle constructif, comme le souhaite le Myanmar, pour faire avancer le processus de paix dans le pays.

Q : Le 21 novembre, le Président philippin Rodrigo Duterte a affirmé qu'il classerait une lagune de Huangyan Dao comme zone de protection naturelle où la pêche serait interdite. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : La Chine et les Philippines sont convenues de retourner sur la voie de dialogue et de consultations pour régler la question de la Mer de Chine méridionale. C'est dans l'esprit d'amitié que la Chine a prévu des arrangements adéquats sur la pêche dans les eaux avoisinantes de Huangyan Dao par les pêcheurs philippins. La souveraineté et la juridiction de la Chine sur Huangyan Dao n'ont pas changé et ne changeront pas. Nous espérons que les deux parties renforceront le dialogue et la coopération pour faire de la question de la Mer de Chine méridionale un facteur positif en faveur de l'amitié et de la coopération entre la Chine et les Philippines.

Q : Le Président élu des États-Unis Donald Trump a dit que son pays se retirerait des négociations sur l'Accord de partenariat transpacifique (TPP) dès qu'il entrerait en fonction. Qu'est-ce que cela signifie pour la Chine ? Est-ce que cela veut dire que les négociations sur le Partenariat économique régional global (RCEP) et la Zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique (FTAAP), guidées par la Chine, connaîtront désormais un élan plus fort ? La Chine va-t-elle mieux faire valoir son leadership régional et mondial ?

R : Nous avons exposé à plusieurs reprises notre position sur les questions concernées. J'aimerais souligner les points suivants : Premièrement, la Chine est en principe ouverte à tous les accords de libre-échange qui favorisent l'intégration économique de l'Asie-Pacifique, la libéralisation et la facilitation du commerce et de l'investissement dans la région ainsi que le développement et la prospérité en Asie-Pacifique. Dans le même temps, nous espérons que les accords de libre-échange concernés observeront les règles de l'OMC et favoriseront les régimes multilatéraux du commerce. Les différents accords de libre-échange en Asie-Pacifique devront se renforcer mutuellement mais non s'exclure l'un l'autre. Nous devons prévenir à la fois la fragmentation et la politisation des accords de libre-échange en Asie-Pacifique.

Deuxièmement, concernant votre question de savoir si le nouveau changement dans le processus de TPP signifie l'accélération considérable du RCEP guidé par la Chine, j'aimerais tout d'abord clarifier une chose : le processus de RCEP est guidé par l'ASEAN. Depuis de longues années, la Chine travaille activement avec l'ASEAN et toutes les autres parties concernées à promouvoir les négociations du RCEP. Nous entendons continuer à faire ainsi pour en obtenir au plus tôt des progrès.

Troisièmement, lors de la 24e réunion informelle des dirigeants de l'APEC qui vient de se clôturer à Lima, au Pérou, les participants ont eu des discussions approfondies sur l'intégration économique de l'Asie-Pacifique, émettant un signal fort pour construire une économie ouverte en Asie-Pacifique, poursuivre l'approfondissement de l'intégration économique régionale et combattre le protectionnisme commercial, et sont convenus unanimement de continuer à faire avancer la FTAAP. La Chine a participé activement aux discussions. À mon avis, ce signal fort favorisera le développement commercial et économique dans la région et même dans le monde.

Q : De nombreux frontaliers du Myanmar sont actuellement entrés sur le territoire chinois. Pourriez-vous nous présenter les dernières évolutions de la situation et ce qu'a fait le gouvernement chinois pour installer ces frontaliers ?

R : J'en ai parlé hier. Selon les informations dont nous disposons, environ 3 000 frontaliers du Myanmar sont entrés sur le territoire chinois pour fuir les conflits. Dans un esprit humanitaire, les autorités locales de la Chine les ont installés adéquatement et envoyé les blessés aux hôpitaux chinois. Nous espérons que les conflits cesseront et que la situation s'apaisera pour que ces ressortissants du Myanmar puissent retourner rapidement dans leur pays.

Q : Le 22 novembre, un attentat-suicide à la bombe a visé une mosquée chiite à Kaboul, faisant de nombreux morts et blessés. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Comment voyez-vous la situation actuelle en Afghanistan ?

R : Nous condamnons vivement cette attaque terroriste, et nous exprimons nos profondes condoléances aux victimes et nos sincères sentiments de sympathie à leurs familles et aux blessés. Nous espérons que l'Afghanistan réalisera au plus tôt la paix et la stabilité, et nous continuerons de soutenir fermement le gouvernement et le peuple afghans dans leurs efforts inlassables visant à combattre le terrorisme, à préserver la stabilité du pays et à sauvegarder la sécurité du peuple.

Q : Le 22 novembre, la préfecture de Fukushima du Japon a été frappée par un séisme de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter. Quel est votre commentaire là-dessus ? Y a-t-il eu des blessés ou morts parmi les ressortissants chinois ?

R : Nous exprimons nos sentiments de sympathie à ceux qui ont été touchés par le violent séisme survenu près de Fukushima.

À la suite du séisme, le Consulat général de Chine à Niigata a déclenché immédiatement le mécanisme d'urgence, publié un avertissement et vérifié par de multiples canaux s'il y avait des ressortissants chinois touchés par le séisme. Aucun cas de mort ou de blessé n'a été rapporté pour l'heure.

Le Consulat général de Chine à Niigata continuera à suivre de très près la situation et à bien assurer la protection et l'assistance consulaires auprès des ressortissants chinois.

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