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Conférence de presse du 17 novembre 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2016/11/17

Q : Selon le quotidien Asahi Shimbun, à l'issue de la réunion des Ministres de la Défense de l'ASEAN, la Ministre de la Défense japonaise Tomomi Inada a dit aux journalistes que, pour les Ministres de la Défense des pays de l'ASEAN, ce qui se produisait en Mer de Chine méridionale pourrait se produire aussi en Mer de Chine orientale et vice versa, et que pour le Japon, la défense de la Mer de Chine méridionale est liée à la défense de la Mer de Chine orientale. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : La Chine est fermement déterminée à préserver sa souveraineté territoriale et ses droits et intérêts maritimes.

Les pays de l'ASEAN sont les mieux placés pour décider la position à adopter sur la question de la Mer de Chine méridionale et le regard à porter sur la situation actuelle en Mer de Chine méridionale. Le Japon n'est pas leur porte-parole. Lors de leur récente visite en Chine, le Président philippin Rodrigo Duterte et le Premier Ministre malaisien Najib Razak ont échangé respectivement avec les dirigeants chinois sur la question de la Mer de Chine méridionale. Nous avons notre propre appréciation de la position de l'ASEAN. Il faut voir que, grâce aux efforts communs de la Chine et des pays de l'ASEAN, la situation en Mer de Chine méridionale évolue dans un sens positif et la question de la Mer de Chine méridionale est à nouveau sur la bonne voie, celle de gérer et de résoudre les différends à travers des négociations et des consultations entre les pays directement concernés.

Nous exhortons le Japon, pays hors de la région, à tirer effectivement les leçons du passé, à s'abstenir de saper les efforts communs des pays régionaux visant à préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et de faire des vagues sur cette question.

Q : Le Japon et la République de Corée ont paraphé un accord sur la sécurité générale des renseignements militaires. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des informations à ce sujet. Nous espérons que les pays concernés pourront respecter effectivement les préoccupations sécuritaires des pays de la région dans leur coopération et se garder de compromettre la paix et la stabilité dans la région.

Q : Un rapport récemment publié par la Commission américano-chinoise d'examen économique et sécuritaire du Congrès américain a mentionné Hong Kong et proposé au Département d'État américain d'évaluer si Hong Kong maintenait une pleine autonomie dans le cadre d'« un pays, deux systèmes ». Quelle est la réaction de votre Ministère ?

R : La commission que vous avez évoquée élabore année après année le soi-disant rapport sur la Chine qui répète toujours la même rengaine et le rapport de cette année révèle une fois de plus les préjugés et les idées reçues de cette commission vis-à-vis de la Chine. Je ne sais pas combien de personnes s'intéressent véritablement à ce rapport et je n'ai aucune envie d'en commenter le contenu.

Q : La partie chinoise estime qu'il est dans l'intérêt de la Chine et des États-Unis de maintenir durablement une relation économique et commerciale stable et prospère de long terme. Le Président Xi Jinping a mentionné à plusieurs reprises la coopération sino-américaine lors de son entretien téléphonique avec le Président américain élu Donald Trump, après quoi la Chine est-elle plus optimiste sur la possibilité d'éviter la guerre commerciale avec les États-Unis ? Comment la partie chinoise renforcera-t-elle sa communication avec l'équipe de transition de Donald Trump pour éviter le dérapage de la relation commerciale bilatérale ?

R : Récemment, le Président Xi Jinping a eu un très bon entretien téléphonique avec le Président élu Donald Trump. Il a indiqué que la coopération est le seule choix juste pour les deux pays et leur coopération recèle d'importantes opportunités et un énorme potentiel. Le contact est maintenu avec l'équipe présidentielle après cette conversation téléphonique.

Nous avons noté les propos relatifs à la Chine tenus au cours de la campagne électorale, dont certains portaient sur la relation économique et commerciale sino-américaine. Comme principe, nous ne commentons pas les déclarations faites par les candidats pendant leur campagne.

Je tiens à souligner que la coopération économique et commerciale constitue un stabilisateur et un propulseur des relations sino-américaines et elle est au fond une coopération mutuellement bénéfique. Les deux pays sont l'un pour l'autre un des partenaires commerciaux les plus importants. En 2015, le volume du commerce des marchandises a dépassé 55 millions de dollars américains et le stock des investissements mutuels a été supérieur à 16 millions de dollars américains, générant des bénéfices tangibles aux deux peuples. Dans une certaine mesure, les deux pays entrent désormais dans une situation où leurs intérêts s'imbriquent.

Assurer ensemble un développement sain et stable de leur relation économique et commerciale correspond aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples. Je suis convaincu que la partie américaine adoptera une politique favorable à la coopération économique et commerciale sino-américaine en partant des intérêts fondamentaux des Américains.

Q : Le rapport de la Commission américano-chinoise d'examen économique et sécuritaire du Congrès américain propose d'interdire le rachat d'entreprises américaines par les entreprises publiques chinoises et prétend qu'avec une puissance militaire de plus en plus forte, la Chine pourrait avoir recours à la force dans sa recherche d'intérêts à l'étranger. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Comme je viens de le dire, je n'ai aucune envie de commenter les éléments de ce soi-disant rapport.

Sur la coopération économique et commerciale sino-américaine, tout à l'heure, quand je répondais à la question de NBC, j'ai dit que cette coopération est au fond mutuellement bénéfique. Nous encourageons depuis toujours les entreprises chinoises à investir à l'étranger dans le respect de la législation et de la réglementation locales et des principes du marché. Nous espérons que les pays concernés pourront créer un environnement équitable et propice aux investissements chinois.

Q : Yau Wai-Ching fait appel de la décision de la Haute Cour de Hong Kong. Elle accuse sur Facebook le gouvernement central de violer la Déclaration conjointe sino-britannique et appelé à l'intervention du Royaume-Uni. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

R : Je crois que vous avez tous noté le récent verdict de la Haute Cour de Hong Kong.

Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine et les affaires de Hong Kong relèvent entièrement des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays étranger n'a le droit de s'y ingérer. Les forces sécessionnistes de Hong Kong tentent de séparer le pays et sollicitent ouvertement des soutiens extérieurs. Ces agissements constituent une grave violation de la Constitution chinoise, de la Loi fondamentale et d'autres lois pertinentes de la Région administrative spéciale de Hong Kong, portent atteinte à la souveraineté et à la sécurité de la Chine, compromettent les intérêts fondamentaux de Hong Kong et franchissent la ligne rouge d'« un pays, deux systèmes ». Nous espérons que tous ceux qui se croient avoir des soutiens étrangers savent que toute leur tentative d'atteindre des buts politiques égoïstes avec l'appui des forces étrangères est vouée à l'échec.

Q : Les armées chinoise et américaine mènent des exercices militaires conjoints cette semaine au Yunnan. Du point de vue des relations sino-américaines, comment voyez-vous la portée de ces exercices ?

R : Je ne dispose pas d'éléments précis sur les exercices militaires que vous avez évoqués. La relation militaire est une composante importante des relations sino-américaines. Les armées des deux pays maintiennent toujours des échanges et coopérations normaux.

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