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Conférence de presse du 28 octobre 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/10/28

Sur l'invitation du Premier Ministre de la République kirghize Sooronbay Jeenbekov, du Premier Ministre de la République du Kazakhstan Bakytjan Saguintaïev, du Premier Ministre de la République de Lettonie Maris Kucinskis et du Premier Ministre de la Fédération de Russie Dmitry Medvedev, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Li Keqiang se rendra en visite officielle au Kirghizistan et participera à la 15e réunion du Conseil des chefs de gouvernement (premiers ministres) des États membres de l'Organisation de Coopération de Shanghai à Bichkek, effectuera une visite officielle au Kazakhstan et participera à la 3e rencontre régulière des premiers ministres chinois et kazakh à Astana, se rendra en visite officielle en Lettonie et participera au 5e Sommet entre la Chine et les pays d'Europe centrale et orientale à Riga, et effectuera une visite officielle en Russie et participera à la 21e rencontre régulière des premiers ministres chinois et russe à Saint-Pétersbourg du 2 au 9 novembre.

Pour vous donner plus d'informations sur le déplacement du Premier Ministre Li Keqiang, le Ministère des Affaires étrangères tiendra un point de presse à la salle Lanting le lundi 31 octobre à 8h30. Des responsables du Ministère présenteront des informations sur ce déplacement et répondront aux questions des journalistes. Vous êtes les bienvenus.

Sur l'invitation du Vice-Premier Ministre de la Fédération de Russie Dmitry Rogozin et du Vice-Premier Ministre de la République de Turquie Mehmet Simsek, le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Wang Yang se rendra en Russie pour la 20e réunion du Comité des rencontres régulières des premiers ministres chinois et russe, effectuera une visite en Turquie et participera à la première réunion du Comité de coopération intergouvernementale au niveau de vice-premier ministre Chine-Turquie du 1er au 5 novembre.

Q : Selon des sources d'information, le gouvernement allemand a décidé de réexaminer le projet de rachat de l'entreprise d'éclairage Ledvance par un consortium chinois. Le gouvernement allemand avait par ailleurs retiré l'autorisation au rachat de l'équipementier des semi-conducteurs Aixtron par une entreprise chinoise. Ces changements d'attitude de la partie allemande s'expliqueraient par les alertes données par les services de renseignements américains, qui craignent que la Chine n'utilise les puces d'Aixtron aux projets nucléaires. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Depuis de longues années, les échanges commerciaux et les investissements mutuels entre la Chine et l'Allemagne sont basés sur le principe d'avantages réciproques et de gagnant-gagnant et apportent des bénéfices tangibles aux deux parties. Laisser une partie tierce intervenir, pour réaliser ses propres intérêts, dans les activités d'investissement normales et basées sur la loi du marché des entreprises des deux pays va à l'encontre de l'intention initiale de la coopération sino-allemande en matière de commerce et d'investissement, et aussi des intérêts des entreprises et des peuples des deux pays.

Nous avons noté que ces derniers temps, des médias suivent de près les ajustements de politiques de la partie allemande. Certains estiment que l'ouverture a apporté des bénéfices à l'Allemagne, mais que l'intervention du gouvernement aura des impacts négatifs sur l'image de l'économie de l'Allemagne et son environnement d'investissement.

Comme nous l'avons indiqué, le gouvernement chinois encourage depuis toujours les entreprises chinoises à développer la coopération et à investir à l'étranger sur la base des règles du marché, des normes internationales et de la législation locale. Nous espérons aussi que les pays concernés fourniront un cadre d'investissement impartial aux investisseurs chinois.

Q : Le 27 octobre, la Première Commission de l'Assemblée générale de l'ONU a voté un projet de résolution visant à accélérer le processus de conclusion d'un traité d'interdiction des armes nucléaires. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi la Chine s'est abstenue, au lieu de voter pour ou contre ?

R : Vous connaissez tous la position de la Chine sur la question du désarmement nucléaire. Nous préconisons depuis toujours l'interdiction totale et l'élimination complète des armes nucléaires. C'est un engagement solennel que nous avons fait dès le premier jour où nous nous sommes dotés d'armes nucléaires. Dans le même temps, nous poursuivons une stratégie nucléaire d'autodéfense en maintenant nos forces à un strict minimum nécessaire pour répondre aux besoins de la sécurité nationale. La Chine honore scrupuleusement son engagement de ne pas utiliser en premier les armes nucléaires, et elle est le seul pays doté qui s'engage inconditionnellement à ne jamais utiliser ou menacer d'utiliser les armes nucléaires contre les pays non dotés ou les zones exemptes.

Nous comprenons pleinement le souhait des pays d'avoir au plus tôt un monde sans armes nucléaires. Nous estimons que l'interdiction totale et l'élimination complète des armes nucléaires ne peuvent pas se faire du jour au lendemain, mais qu'elles doivent avancer progressivement selon les principes de préservation de la stabilité stratégique mondiale et de non atteinte à la sécurité nationale des pays. Il convient de traiter cette question dans le cadre du mécanisme multilatéral actuel de désarmement. Chercher une autre voie et compromettre le principe de consensus sont contre-productifs. Voilà pourquoi la Chine s'est abstenue dans le vote sur le projet de résolution concerné.

Q : Le 26 octobre, lors de sa rencontre avec la presse pour marquer les 100 premiers jours du gouvernement péruvien, le Président Pedro Pablo Kuczynski a mentionné plusieurs fois la Chine sur les plans politique, économique et touristique. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Comment voyez-vous les relations sino-péruviennes à l'heure actuelle ?

R : Le Pérou est un pays important en Amérique latine et un partenaire stratégique global de la Chine. Le Président Pedro Pablo Kuczynski est très amical envers la Chine et attache une grande importance au développement des relations sino-péruviennes. Le mois dernier, il a choisi la Chine comme destination de sa première visite à l'étranger après sa prise de fonctions. Le Président Xi Jinping a eu des discussions amicales et approfondies avec lui, et les deux chefs d'État sont parvenus à de larges consensus sur l'approfondissement du partenariat stratégique global sino-péruvien, ce qui a permis de promouvoir encore davantage la confiance politique mutuelle entre les deux pays et leur coopération pragmatique dans les domaines commercial, de l'investissement, culturel, technico-scientifique, éducatif et touristique. La Chine entend travailler ensemble avec le Pérou à bien mettre en œuvre les consensus importants dégagés entre les deux chefs d'État et à transformer rapidement les fruits abondants de la coopération bilatérale en bénéfices tangibles pour les deux peuples.

Q : En citant le projet du rapport de la Commission d'examen États-Unis-Chine sur l'économie et la sécurité, Washington Free Beacon dit que des agents chinois ont volé des plans de guerre du Pentagone sur un éventuel conflit avec la Chine. Avez-vous lu cet article ? Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les commentaires sur les autres pays doivent se faire sur la base des faits. La commission que vous avez mentionnée tient souvent des propos irresponsables sur les relations entre la Chine et les États-Unis, qui ne profitent nullement au développement normal des relations sino-américaines.

Q : Selon des médias indiens, le gouvernement illégitime de « l'Arunachal Pradesh » en Inde a invité le Dalaï-Lama à se rendre dans la section orientale de la frontière sino-indienne en mars prochain. Le gouvernement central indien y a donné le feu vert. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous exprimons nos vives préoccupations à l'égard de cette information. La position du gouvernement chinois sur la question de la section orientale de la frontière sino-indienne est claire et constante. Le groupe du Dalaï-Lama se livre depuis de longues années à des activités sécessionnistes contre la Chine, et ses antécédents sur la question frontalière sino-indienne sont peu reluisants. La partie indienne connaît très bien la gravité de la question du Dalaï-Lama et la sensibilité de la question frontalière sino-indienne. Dans de telles circonstances, inviter le 14e Dalaï-Lama à se rendre sur le territoire controversé ne fera que nuire gravement à la paix et à la stabilité dans la région frontalière ainsi qu'aux relations entre la Chine et l'Inde.

Nous nous opposons fermement à ce que le 14e Dalaï-Lama visite le territoire disputé entre la Chine et l'Inde. Nous demandons à la partie indienne d'honorer scrupuleusement ses engagements politiques sur la question relative au Tibet, de respecter les consensus sino-indiens importants sur la question frontalière, de se garder de prendre des actes susceptibles de compliquer davantage la question, et de s'abstenir de prêter le terrain aux activités sécessionnistes contre la Chine du groupe du 14e Dalaï-Lama, de sorte à ne pas compromettre le développement sain et régulier des relations sino-indiennes.

Q : La Chine est-elle prête à interdire complètement l'importation du charbon et des minerais de fer en provenance de la RPDC comme une mesure de sanction contre le sixième essai nucléaire de la RPDC en septembre dernier ?

R : Vous connaissez bien la position de la Chine sur les essais nucléaires de la RPDC. Le Ministère chinois des Affaires étrangères a publié des déclarations sur ce sujet, et les porte-parole du Ministère ont aussi exprimé à plusieurs reprises la position solennelle de la Chine. Notre position n'a pas changé.

Concernant les essais nucléaires à répétition de la RPDC, la Chine soutient le Conseil de Sécurité dans l'adoption de nouvelles réponses. Dans le même temps, nous estimons que les réponses doivent être clairement ciblées. Les membres du Conseil de Sécurité sont en consultations sur le projet de résolution concerné.

Q : Est-ce que cela veut dire que la Chine est réticente à une interdiction complète de l'importation du charbon et des minerais de fer ?

R : Ma réponse a été très claire. La résolution que le Conseil de Sécurité va adopter devra viser clairement les essais nucléaires ainsi que les programmes nucléaire et balistique de la RPDC. Pour savoir quelle résolution sera conclue, il faut attendre le résultat des consultations.

Q : Selon des médias, des navires de pêche philippins sont retournés dans les eaux de Huangyan Dao pour pêcher sans être perturbés par la partie chinoise. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Comme nous l'avons dit, dans la plupart du temps depuis l'établissement des relations diplomatiques sino-philippines et avant la dégradation des relations bilatérales causée par les politiques erronées du gouvernement philippin précédent, la Chine et les Philippines géraient adéquatement leurs divergences sur la question de la Mer de Chine méridionale par le dialogue et les consultations bilatéraux et développaient la coopération. Comme vous le savez, les relations sino-philippines se sont améliorées sur tous les plans avec la visite en Chine du Président Rodrigo Duterte. Dans ce contexte, il est tout à fait possible pour les deux parties de retourner sur la voie des consultations pour gérer leurs divergences et se concentrer davantage sur la coopération. Durant la visite en Chine du Président Rodrigo Duterte, les deux parties ont discuté de la coopération en matière de pêche en Mer de Chine méridionale, y compris la coopération dans l'industrie halieutique. Je peux vous dire que les deux parties maintiennent la communication là-dessus.

Q : Première question, concernant la visite du Dalaï-Lama dans « l'Arunachal Pradesh », le porte-parole du Ministère indien des Affaires étrangères a rappelé que cela ne serait pas la première fois que le Dalaï-Lama se rendrait dans la région concernée comme invité d'honneur, et que les relations sino-indiennes avaient continué à se développer après ses visites précédentes. Comment y répondez-vous ? Deuxième question, selon des médias pakistanais, le gouvernement du Pakistan a récemment assigné à résidence Masood Azhar, chef de Jaish-e-Mohammed, et gelé ses comptes bancaires. L'Inde avait demandé à l'ONU d'inscrire Masood Azhar sur la liste des terroristes, mais la Chine a bloqué cette proposition pour raison technique. Quels sont vos commentaires sur les derniers développements de ce dossier ?

R : Concernant votre première question, une erreur dans le passé ne peut pas justifier une nouvelle erreur, et c'est encore moins juste de répéter les erreurs. Comme je l'ai dit tout à l'heure, en autorisant le 14e Dalaï-Lama à se rendre dans la région frontalière sino-indienne, la partie indienne a violé ses engagements politiques et prêté le terrain aux forces sécessionnistes contre la Chine, ce qui ne profite pas à la paix ni à la stabilité dans la région frontalière sino-indienne, et nuit gravement aux relations sino-indiennes.

Quant à la deuxième question, nous savons tous que le Pakistan est aussi victime du terrorisme. Nous apprécions les efforts déployés par le Pakistan dans la lutte contre le terrorisme, et soutenons le gouvernement pakistanais dans ses opérations antiterroristes en tenant compte des conditions nationales du pays. Le terrorisme est l'ennemi commun de toute l'humanité, et nous estimons toujours que la communauté internationale doit renforcer la coopération pour répondre ensemble aux menaces du terrorisme et préserver la sécurité commune de la société humaine.

Q : Selon des médias allemands, le gouvernement allemand a refusé la demande d'un consortium chinois de racheter l'entreprise d'éclairage Ledvance. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J'y ai répondu tout à l'heure. Ces derniers temps, les médias suivent de près le développement du commerce et de l'investissement mutuel entre la Chine et l'Allemagne, et surtout ce qui se passe dans le domaine de l'investissement qui, comme ils l'ont remarqué, ont subi des perturbations indues. Nous espérons que les deux parties continueront de fournir l'une à l'autre un environnement impartial, rationnel et commode aux investisseurs dans un esprit de bénéfices mutuels et de gagnant-gagnant.

Q : Le Ministère malaisien de la Défense a fait savoir qu'il signerait le 5 novembre avec l'Administration nationale de la Science, de la Technologie et de l'Industrie pour la Défense nationale de Chine un contrat relatif à l'achat de navires de guerre. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Je ne suis pas au courant des détails. La Chine et la Malaisie maintiennent une coopération et des échanges normaux dans divers domaines.

Q : Pourriez-vous nous dire la date et le lieu de la rencontre des vice-premiers ministres chinois et russe ?

R : Comme je l'ai déjà dit, le Vice-Premier Ministre Wang Yang se rendra en Russie pour la 20e réunion du Comité des rencontres régulières des premiers ministres chinois et russe qui aura lieu à Moscou. Il se rendra d'abord en Russie, puis en Turquie, du 1er au 5 novembre.

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