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Conférence de presse du 24 octobre 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/10/24

Q : Il y a quelques jours, le Ministère des Affaires étrangères a annoncé la prochaine visite en Chine du Président guinéen Alpha Condé. Pourriez-vous nous en présenter le programme ? Comment évaluez-vous l'état actuel des relations sino-guinéennes ?

R : Comme le Ministère des Affaires étrangères l'a annoncé, sur l'invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République de Guinée Alpha Condé effectuera une visite d'État en Chine du 26 octobre au 4 novembre.

Durant sa visite en Chine, il s'entretiendra avec le Président Xi Jinping et rencontrera respectivement le Premier Ministre Li Keqiang et le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Zhang Dejiang. Les deux parties échangeront de manière approfondie sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. En plus de Beijing, le Président Alpha Condé se rendra aussi dans les provinces du Shaanxi et du Sichuan et participera à la cérémonie d'ouverture de la 16e Foire internationale de l'Ouest de la Chine à Chengdu.

S'agissant des relations sino-guinéennes, l'amitié entre les deux pays remonte loin dans l'histoire et se consolide au fil du temps. Surtout dans la lutte contre l'épidémie d'Ébola, les Chinois et les Guinéens ont œuvré côte à côte et montré une solidarité et une fraternité à toute épreuve. Ces dernières années, la coopération mutuellement avantageuse sino-guinéenne a réalisé des progrès importants et tangibles dans différents domaines. Vous avez peut-être constaté que le barrage de Kaléta construit par une entreprise chinoise était le plus grand barrage en Guinée et a marqué un nouveau jalon dans l'histoire de l'amitié sino-guinéenne. La Chine et la Guinée sont complémentaires dans leur coopération et leur développement respectif et apportent des opportunités l'une à l'autre. Leur coopération possède un énorme potentiel. Je suis convaincu que la prochaine visite du Président Alpha Condé portera l'amitié et la coopération entre les deux pays à un nouveau palier.

Q : Le 21 octobre, un grave déraillement a eu lieu au Cameroun, faisant au moins 55 morts et quelque 600 blessés. La Chine a-t-elle exprimé sa sympathie au Cameroun ? Y a-t-il des Chinois parmi les victimes ?

R : Nous exprimons notre sympathie profonde et sincère à l'égard du déraillement très meurtrier au Cameroun, nos profondes condoléances aux victimes du drame et nos vœux d'un prompt rétablissement aux personnes blessées. Le Président Xi Jinping a adressé un message de solidarité au Président Paul Biya. Jusqu'à présent, notre Ambassade au Cameroun n'a reçu aucun rapport sur des Chinois tués ou blessés dans l'accident.

Q : Selon des sources d'information, le Vice-Président du Comité central du Parti des Travailleurs de Corée Ri Su-yong est arrivé ce matin à Beijing. Est-ce que les autorités chinoises envisagent de le rencontrer ?

R : Nous avons aussi noté les informations sur ce sujet. Le Vice-Président Ri Su-yong se rend en Indonésie pour participer à une conférence. Je ne dispose pas d'autres informations.

Q : Selon des médias, les 21 et 22 octobre, des officiels de la RPDC et des États-Unis ont mené un dialogue informel, y compris le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Han Song-ryol et l'ancien négociateur en chef américain pour la question nucléaire de la Péninsule coréenne Robert Gallucci. Un diplomate de la République de Corée a dit que selon les autorités américaines, c'était un dialogue non officiel qui n'avait rien à voir avec l'administration américaine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations sur ce sujet et les remarques de la République de Corée que vous avez évoquées. Comme nous l'avons dit sur cette tribune, l'origine, le nœud et le fond de la question nucléaire de la Péninsule coréenne résident dans les contradictions entre la RPDC et les États-Unis. Nous encourageons toujours les parties concernées, surtout la RPDC et les États-Unis, à avoir des contacts, des consultations et des entretiens, ce qui accroîtra, d'après nous, la chance de réengager la question nucléaire de la Péninsule coréenne sur la voie des négociations.

Nous encourageons tous les efforts, quelles que soient leurs formes, qui contribuent à ramener cette question sur la voie des négociations.

Q : L'Ambassadeur américain en Inde a fait savoir le 21 octobre qu'il venait de visiter la région de Tawang, située, comme nous le savons, dans une zone frontalière controversée entre la Chine et l'Inde. La partie chinoise en a-t-elle parlé avec les parties américaine et indienne ?

R : Vous avez aussi noté que la région visitée par ce diplomate américain de haut rang était une zone controversée. Nous nous opposons fermement aux activités d'un diplomate américain de haut rang dans une zone frontalière controversée entre la Chine et l'Inde.

La position de la Chine sur la section est des frontières sino-indiennes est claire et constante. Les deux pays sont en négociations et concertations pour résoudre les divergences territoriales. Toute tierce partie responsable doit respecter les efforts chinois et indiens visant à rechercher la paix, la tranquillité et la réconciliation au lieu d'aller dans le sens contraire. La manière d'agir de la partie américaine va à l'encontre des efforts déployés par les parties chinoise et indienne et ne fera que complexifier les divergences, compromettre la paix et la tranquillité acquises au prix de gros efforts dans la région frontalière sino-indienne et nuire à la paix et à la tranquillité dans la région. Nous exhortons la partie américaine à cesser son ingérence dans les divergences territoriales entre la Chine et l'Inde et à agir davantage en faveur de la paix et de la stabilité dans la région.

La question frontalière sino-indienne est très complexe et sensible. L'ingérence d'une tierce partie ne pourra que provoquer et aggraver les contradictions. En fin de compte, ce sont les Chinois et les Indiens qui seront victimes. La Chine et l'Inde, deux grands pays, ont la capacité à valoriser pleinement leur sagesse politique pour assurer la paix et la tranquillité dans la région frontalière et à bien préserver les intérêts vitaux des deux peuples.

Q : Ces derniers jours, les Philippines ont été frappées par le typhon Haima. Est-ce que la partie chinoise a fait quelque chose pour les aider ?

R : Ces derniers jours, le typhon Haima a balayé les Philippines et provoqué de lourdes pertes humaines et matérielles. La semaine dernière, lors de son entretien avec le Président philippin Rodrigo Duterte en visite en Chine, le Président Xi Jinping a exprimé sa solidarité au gouvernement et au peuple philippins. Le Ministre Wang Yi a aussi exprimé sa sympathie à son homologue philippin Perfecto Yasay. La Société nationale de la Croix-Rouge de Chine fournira 100 000 dollars d'aide humanitaire aux Philippines. Le gouvernement chinois offrira aussi des assistances à la partie philippine dans la mesure du possible. Nous espérons et nous sommes convaincus que sous la conduite du gouvernement philippin, le peuple philippin pourra surmonter les difficultés, vaincre cette catastrophe et reprendre rapidement une production et une vie normales.

Q : Ma première question porte sur la visite en Chine du Président philippin Duterte de la semaine dernière. Le Vice-Ministre Liu Zhenmin a indiqué que la question de l'île Huangyan Dao n'avait pas été abordée à l'entretien. Mais selon des médias, le Président Duterte a affirmé que les pêcheurs philippins pourraient bientôt pêcher au large de l'île. Quel est votre commentaire là-dessus ? Deuxième question, plus de 20 marins asiatiques dont des Chinois de la partie continentale et de Taiwan avaient été pris en otage par des pirates somaliens. Qu'est-ce que le Ministère chinois des Affaires étrangères a fait pour les sauver ? Comment se déroulera leur retour ? Le marin taiwanais rentrera-t-il à Taiwan via la partie continentale ?

R : Sur la première question, vous savez tous que la semaine dernière, le Président philippin Rodrigo Duterte est venu en visite en Chine. Les deux parties sont toutes d'avis que c'est une visite historique. Pour des raisons connues de tous, les relations sino-philippines ont rencontré des difficultés pendant les cinq ans écoulés. Durant cette visite, les deux parties ont montré suffisamment de volonté politique et échangé sur la reprise et l'amélioration des relations bilatérales sur tous les plans, le renforcement de la coopération, une bonne gestion de leurs divergences. Je peux vous dire que bien des domaines ont été concernés, un grand nombre de sujets ont été abordés et beaucoup de consensus ont été dégagés. Concernant la question spécifique que vous avez mentionnée, surtout la question de la Mer de Chine méridionale, au cours de l'entretien, le Président Xi Jinping a souligné que pendant la plupart du temps suivant l'établissement de leurs relations diplomatiques, les deux pays avaient géré adéquatement leurs divergences sur la question de la Mer de Chine méridionale par voie de dialogue et de concertations bilatéraux. Il s'agit là d'une sagesse politique à faire valoir, d'une expérience réussie à poursuivre et surtout d'une base importante de consensus pour un développement sain et régulier des relations sino-philippines. Sur cette base, les deux parties pourront échanger franchement sur tout, bien gérer leurs divergences et discuter de la coopération. Je voudrais vous rappeler que dans la déclaration conjointe publiée à l'occasion de cette visite, les deux parties ont affirmé ensemble au reste du monde que la Chine et les Philippines pourraient maintenir les consultations sur leurs préoccupations respectives relatives à la Mer de Chine méridionale et à d'autres questions. Rassurez-vous, tous les problèmes entre la Chine et les Philippines seront réglés de manière appropriée tant qu'elles maintiennent une volonté politique suffisante.

Sur la deuxième question, hier, le Ministère des Affaires étrangères a donné des informations sur la libération des 26 membres d'équipage à bord d'un bateau de pêche pris en otage il y a plus de quatre ans par des pirates somaliens. Parmi les personnes libérées, il y a des pêcheurs chinois de la partie continentale et de Taiwan. Des détails ont été communiqués hier par le Ministère.

Il appartient au Bureau du Conseil des Affaires d'État pour les Affaires de Taiwan de répondre aux questions concernant les deux rives du Détroit de Taiwan. Ce matin, le porte-parole dudit Bureau s'est exprimé sur ce sujet. Selon lui, à la demande de lui-même et à celle de sa famille, le pêcheur taiwanais rentrera d'abord de Nairobi à Guangzhou avec les pêcheurs chinois de la partie continentale, et puis à Taiwan avec sa famille.

Q : Hier, le Ministère des Affaires étrangères a indiqué que les dix Chinois libérés étaient arrivés au Kenya. Pourriez-vous nous présenter leur état actuel ?

R : Le 22 octobre, les 26 membres d'équipage survivants, y compris les dix Chinois que vous avez mentionnés, ont retrouvé la liberté et sont arrivés au Kenya le jour suivant avec l'assistance des organes onusiens concernés. Le groupe de travail du gouvernement chinois s'est rendu au Kenya pour accueillir les marins chinois. Après un examen médical nécessaire, une prise en charge psychologique et leur installation, ils rentreront rapidement en Chine en compagnie du groupe de travail du Ministère pour retrouver leurs familles.

Q : Sur l'enlèvement du bateau par des pirates somaliens, pourriez-vous nous expliquer pourquoi cette affaire n'a été réglée que quatre ans et demi après la prise en otage ?

R : Le gouvernement chinois travaille toujours dans le respect du principe d'« accorder la primauté à l'homme et de mettre la diplomatie au service du peuple ». Dans le règlement de cette affaire, notre premier souci est toujours la sécurité des otages. Vous savez tous que la libération des otages n'a jamais été une tâche facile. Si l'objectif prioritaire est d'assurer la sécurité des otages, le sauvetage sera plus complexe et plus difficile. Mais je suis sûr que cette affaire vous a permis de voir que quelles que soient les difficultés et quel que soit le degré de patience que cela demande, le gouvernement chinois a la plus grande détermination à faire tout son possible pour que nos compatriotes rentrent chez eux.

Ici, nous voulons remercier sincèrement tous les établissements et tous ceux qui ont participé au secours.

Q : L'entraîneur italien Marcello Lippi a été officiellement nommé sélectionneur de l'équipe nationale de football de Chine. D'après vous, aura-t-il la possibilité de qualifier de nouveau l'équipe de football chinoise pour la Coupe du monde ?

R : Ce n'est pas une question diplomatique. Je crois que non seulement moi, beaucoup de Chinois espèrent voir le football chinois réaliser rapidement de bons résultats, non à un moment ou à une compétition, mais des progrès sur le long terme.

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