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Conférence de presse du 21 octobre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/10/21

Q : D'ici la fin du mois, la Chine et le Vatican enverront des représentants à Rome pour discuter de la nomination des évêques en partie continentale de Chine. Pourriez-vous le confirmer ? Qui représentera la partie chinoise ? Quelles en sont vos attentes ?

R : Je ne dispose pas d'information là-dessus.

Nous avons exprimé à maintes reprises notre position sur les relations Chine-Vatican. Nous avons la sincérité d'améliorer nos relations avec le Vatican, et nous y avons travaillé inlassablement. Actuellement, les canaux de contact et de dialogue entre les deux parties sont fluides et efficaces. Nous entendons travailler avec le Vatican dans le même sens pour entamer des dialogues constructifs et faire progresser sans cesse le processus de l'amélioration des relations entre les deux parties.

Q : Selon des sources d'information, les dirigeants russe, allemand, français et ukrainien se sont entretenus récemment sur la question ukrainienne. La Chancelière allemande Angela Merkel a fait savoir le 20 octobre que les différentes parties étaient parvenues à un consensus sur la feuille de route visant à régler pacifiquement la question ukrainienne. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine soutient et apprécie les efforts constructifs déployés par les dirigeants russe, allemand, français et ukrainien en vue de trouver une solution politique à la crise ukrainienne, et nous estimons que cela favorisera l'application effective par les différentes parties du nouvel Accord de Minsk. Nous espérons que les parties concernées raffermiront la confiance, travailleront dans le même sens et appliqueront effectivement le nouvel Accord de Minsk de manière à réaliser au plus tôt la paix et la tranquillité en Ukraine.

Q : Récemment, la Cour d'appel de Singapour a tranché sur l'arbitrage d'investissement initié par une société basée à Macao contre le Laos, statuant que le Traité sur l'encouragement et la protection réciproque des investissements signé en 1993 entre la Chine et le Laos s'appliquait à Macao. Comment y réagissez-vous ? Comment traitez-vous la question de l'applicabilité des traités aux Régions administratives spéciales (RAS) de Hong Kong et de Macao ?

R : J'ai noté le jugement rendu par la cour de Singapour. Le champ d'application géographique du traité sino-lao sur l'investissement doit être déterminé par les deux parties contractantes elles-mêmes. Il s'agit là d'une question de fait impliquant des actes étatiques. La Chine a confirmé, à deux reprises et par des notes diplomatiques, que le traité sino-lao sur l'investissement ne s'appliquait pas pour l'heure à la RAS de Macao. La décision de la cour de Singapour sur cette question de fait est donc erronée.

La Chine traite la question de l'applicabilité des traités aux RAS de Hong Kong et de Macao selon le principe « un pays, deux systèmes » et les dispositions concernées des Lois fondamentales de Hong Kong et de Macao. Plus précisément, l'applicabilité aux RAS des traités internationaux dont la République populaire de Chine est partie est décidée par le gouvernement central en fonction des circonstances et des besoins des RAS après avoir consulté l'avis des gouvernements de celles-ci. Les RAS ont le droit de signer elles-mêmes des traités avec l'étranger dans les domaines économique, financier, commercial et de l'investissement en vertu de leur Loi fondamentale ou du mandat spécifique du gouvernement central. Donc, a priori, les traités d'investissement signés par le gouvernement central avec l'étranger ne s'appliquent pas aux RAS, sauf arrangement contraire fait après avoir recueilli l'avis des gouvernements des RAS et consulté les parties contractantes concernées.

Q : Le Vice-Premier Ministre de Nouvelle-Zélande aurait annulé, sur la proposition du Ministère néo-zélandais des Affaires étrangères, sa rencontre avec les militants « démocrates » de Hong Kong Martin Lee et Anson Chan prévue cette semaine. Pourriez-vous confirmer cette information ? En êtes-vous satisfait ?

R : Je ne connais pas le dossier dont vous parlez.

Q : Selon l'agence Kyodo, le gouvernement japonais s'inquiète de plus en plus en voyant les dirigeants chinois et philippin parvenir au consensus de mettre de côté les différends sur la question de la Mer de Chine méridionale et envisage d'exhorter les Philippines à respecter la sentence de l'arbitrage. Par ailleurs, le Secrétaire général du Cabinet japonais Yoshihide Suga aurait dit hier que la question de la Mer de Chine méridionale était une question suivie de près par toute la communauté internationale, et que le Premier Ministre Shinzo Abe espérait profiter de la visite au Japon du Président Rodrigo Duterte pour exhorter les Philippines à continuer à renforcer leur coopération avec les États-Unis et le Japon. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté ces informations. Ces propos de la partie japonaise révèlent, à mon avis, combien elle ignore la tendance générale de notre époque. L'amélioration globale et le développement des relations sino-philippines ainsi que le retour de la question de la Mer de Chine méridionale sur la bonne voie du dialogue et des consultations bilatéraux correspondent aux intérêts communs et fondamentaux des peuples chinois et philippin, et profitent à la paix et à la stabilité dans la région. Certaines personnes au Japon ne cessent de proférer des discours sur la paix et la stabilité dans la région, mais quand la paix et la stabilité dans la région se réalisent pour de vrai, elles deviennent anxieuses. C'est avec des arrière-pensées connues de tous que la partie japonaise s'ingère si obstinément dans la question de la Mer de Chine méridionale. Nous sommes sûrs que tous ceux qui sont pour l'impartialité, l'objectivité et la justice en sont bien conscients. Nous exhortons la partie japonaise à arrêter immédiatement ses propos et actes semant la discorde entre les pays de la région et à jouer véritablement un rôle constructif pour la paix et la stabilité dans la région.

Q : Le Président philippin Rodrigo Duterte a déclaré qu'il se démarquerait des États-Unis, ce qui a déçu ces derniers. Prenez-vous ces propos au sérieux ou simplement comme une blague ?

R : Le Président Rodrigo Duterte est élu par le peuple philippin, nous avons la conviction qu'il fait ses choix de politique étrangère en toute indépendance selon les intérêts de son pays et du peuple philippin. La Chine respecte les décisions de politique étrangère faites par les Philippines, qui est un pays souverain, en fonction de leur propre jugement et des intérêts fondamentaux du pays et du peuple.

À notre avis, dans les relations internationales de nos jours, il faut rejeter la logique de la guerre froide et celle du « jeu à somme nulle ». La Chine développe depuis toujours ses relations avec les autres pays dans un esprit ouvert, inclusif, mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant, sans viser, ni évincer, ni affecter le développement des relations normales de chacun avec des pays tiers. Nous espérons que les pays concernés pourront tous développer des relations normales d'amitié et de coopération réellement sur un pied d'égalité et dans un esprit de respect mutuel, et que de telles relations deviendront vraiment une énergie positive en faveur de la paix, de la stabilité et du développement dans la région.

Q : La Chine et les Philippines ont annoncé la reprise de leur dialogue sur la question de la Mer de Chine méridionale. Avez-vous exigé des Philippines qu'elles remplissent certaines conditions avant la reprise du dialogue ?

R : Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les Philippines il y a 41 ans, les gouvernements successifs des deux pays ont toujours eu un consensus sur la question de la Mer de Chine méridionale, celui de régler adéquatement les différends concernés par le dialogue et les consultations bilatéraux. C'est une sagesse politique digne d'être promue, une pratique réussie qui mérite d'être prolongée, et plus important encore, un consensus essentiel majeur garantissant le développement sain et régulier des relations sino-philippines. Durant ces dernières années, pour des raisons connues de tous, les relations sino-philippines ont connu des perturbations. Cette fois-ci, la visite en Chine du Président Rodrigo Duterte a permis aux relations sino-philippines de se rétablir et de se développer sur tous les plans, et contribué à ramener la question de la Mer de Chine méridionale sur la bonne voie du règlement par le dialogue et les consultations bilatéraux. C'est une contribution importante à la paix et à la stabilité dans la région, et cela correspond aux attentes communes des parties concernées.

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