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Conférence de presse du 12 octobre 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2016/10/12

Q : Vous avez annoncé la visite du Président philippin Rodrigo Duterte en Chine. Quels sont les dirigeants chinois qu’il va rencontrer ? Et les principaux sujets de discussion ? Qu’attendez-vous de la visite ? Quels sont les accords de coopération que signeront les deux parties ?

R : Oui, le Ministère chinois des Affaires étrangères vient de publier les informations concernées. Sur l’invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République des Philippines Rodrigo Duterte effectuera une visite d’État en Chine du 18 au 21 octobre.

Durant la visite, le Président Xi Jinping s’entretiendra avec le Président Rodrigo Duterte et ils échangeront leurs vues de manière approfondie sur l’amélioration et le développement des relations bilatérales, l’approfondissement de la coopération sino-philippine dans divers domaines et les questions internationales et régionales d’intérêt commun. Le Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Li Keqiang et le Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Zhang Dejiang auront respectivement des entrevues avec le Président Rodrigo Duterte.

À travers cette visite, nous espérons accroître la confiance politique mutuelle, approfondir la coopération pragmatique et perpétuer l’amitié traditionnelle entre la Chine et les Philippines, traiter adéquatement les différends à travers le dialogue et ramener le partenariat de coopération stratégique sino-philippin sur la voie du développement sain et régulier.

Les deux parties sont en étroite communication sur le programme de la visite et les documents finaux.

Enfin, je tiens à souligner que les Philippines, notre pays voisin, sont liées avec la Chine d’une amitié traditionnelle et l’amitié entre les deux peuples remonte loin dans l’histoire. Depuis l’établissement des relations diplomatiques sino-philippines, les relations bilatérales se sont développées sans à-coups dans leur ensemble et la coopération politique, économique et culturel sans cesse élargie a apporté des bénéfices substantiels aux deux pays et aux deux peuples. L’amitié sino-philippine correspond non seulement à l’aspiration des deux peuples, mais aussi à la tendance générale du développement des deux pays et de la région. Nous accordons une grande importance au développement des relations sino-philippines et entendons travailler ensemble avec la partie philippine pour favoriser le développement sain et régulier de ces relations au grand bénéfice des deux pays et des deux peuples.

Q : Aujourd’hui, les nouveaux élus du Conseil législatif de Hong Kong ont prêté serment. Des élus ont déclaré à cette occasion leur soutien à l’« indépendance de Hong Kong ». Parmi eux, certains ont employé des termes désagréables en parlant de la République populaire de Chine. Comment y réagissez-vous ?

R : Veuillez vous renseigner auprès du département compétent pour avoir une réponse concrète. Je voudrais souligner que Hong Kong est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine. C’est clair et incontestable et ça ne changera pas.

Q : Des espions étrangers ont piraté le site du gouvernement australien, ont rapporté des médias locaux sans préciser le pays responsable. Des hackers chinois ont été accusés d’actes similaires dans le passé. Avez-vous des informations sur cette affaire ?

R : Je ne suis pas au courant de cette affaire. La Chine s’oppose depuis toujours aux cyberattaques sous toutes leurs formes et a pris des mesures concrètes en vertu de la loi pour les combattre. Dans le même temps, nous menons activement des coopérations avec les autres pays pour préserver ensemble la cybersécurité.

Q : Le 11 octobre, une organisation de défense des droits de l’homme à Genève a décerné à Ilham Tohti le Prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits de l’homme. Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a assisté à la cérémonie de remise de prix. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous exprimons notre vif mécontentement à l’égard de l’attribution par l’organisation de défense des droits de l’homme concernée du soi-disant prix pour les défenseurs des droits de l’homme à Ilham Tohti, et nous nous y opposons fermement. Ilham Tohti est coupable d’actes sécessionnistes. Les faits sont clairs, et les preuves, solides. En tant qu’enseignant, il a qualifié publiquement les terroristes extrémistes de « héros ». Et il a utilisé des moyens comme démagogie, séduction ou enrôlement forcé pour envoyer des gens à l’étranger dans le but de participer aux activités séparatistes du « Mouvement islamique du Turkestan oriental », et planifié, organisé et mis en œuvre une série d’activités criminelles visant à diviser l’État. Les autorités judiciaires chinoises ont donné le verdict en stricte conformité avec la loi de la Chine. Les affaires intérieures et la souveraineté judiciaire de la Chine n’admettent aucune ingérence.

Je voudrais souligner que le cas d’Ilham Tohti n’a rien à voir avec les droits de l’homme. Ses agissements visent à justifier les actes terroristes violents, à diviser l’État et à attiser la haine, ce qui n’est tolérable dans aucun pays.

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, en tant qu’un haut fonctionnaire onusien, a assisté à la soi-disant cérémonie de remise de prix et défendu ouvertement les séparatistes au mépris de la réalité. C’est une violation grave des buts et principes de la Charte des Nations Unies et une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine.

Il y a toujours des forces étrangères qui ignorent les crimes commis contre le peuple chinois par des séparatistes ou même des terroristes violents, et cherchent par tous les moyens à justifier les actes de ces derniers en évoquant les droits de l’homme. C’est un blasphème et une insulte contre les droits de l’homme et l’état de droit.

Q : Selon des médias de la République de Corée, le Ministre adjoint des Affaires étrangères de la République de Corée a convoqué hier l’Ambassadeur de Chine pour protester au sujet du naufrage le 7 octobre d’un bateau à moteur de la garde côtière coréenne dû au heurt d’un bateau de pêche chinois dans les eaux à l’ouest de la République de Corée. Quelle est votre réponse à cet égard ?

R : J’ai répondu à cette question avant-hier et hier. Hier j’ai dit qu’il y avait entre la Chine et la République de Corée un accord de pêche et que les deux parties devraient agir en conformité avec l’accord. J’ai rappelé que nous travaillions pour vérifier les informations concernées.

Aujourd’hui, je peux vous dire que, selon nos investigations, ce que disait la partie coréenne ne tient pas. Les coordonnées géographiques du soi-disant incident données par la partie coréenne est 37°23'06" N et 123°58'56" E. Nous avons vérifié que c’est dans les eaux de pêche déterminées dans l’Accord de pêche Chine-République de Corée. Selon cet accord, les actions administratives de la garde côtière coréenne dans ces eaux ne sont pas légitimes. Nous avons fait des représentations solennelles auprès des départements compétents coréens par la voie diplomatique et demandé à la partie coréenne de faire preuve de sang-froid et de raison dans le traitement du problème concerné.

Je tiens à indiquer que nous avons également pris note des dernières déclarations concernées de la partie coréenne. Elle s’obstine à redoubler la punition et a dit qu’elle n’hésiterait pas à recourir à la force. Nous estimons que cela ne permettra pas de régler fondamentalement le problème, mais au contraire fera bien d’aggraver les tensions et de provoquer des litiges. Nous demandons encore une fois à la partie coréenne de mieux superviser les personnels d’application de la loi, pour qu’ils fassent preuve de retenue dans l’accomplissement de leurs devoirs, respectent les règlements, s’abstiennent de tout abus de pouvoir et notamment de tout acte extrême susceptible de nuire à la sécurité du personnel chinois, et assurent effectivement la sécurité et les droits et intérêts légitimes de ce dernier.

Enfin, la coopération de pêche sino-coréenne est une partie importante des relations Chine-République de Corée. Une coopération de pêche bien régulée est dans l’intérêt des deux peuples. Avec l’approfondissement de cette coopération, des différends et des problèmes sont inévitables. Ce qui est essentiel, c’est que les deux parties doivent agir conformément à l’Accord de pêche Chine-République de Corée et aux consensus concernés pour améliorer leurs communication et coordination, faire preuve de sang-froid et de raison, et traiter adéquatement les questions concernées dans une vision objective, évolutive et de long terme.

Q : Durant la visite du Président philippin Rodrigo Duterte en Chine, les deux parties discuteront-elles de la question de la Mer de Chine méridionale ? Sur cette question, quelle est la position que la Chine attend-elle des Philippines ?

R : La position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale est constante et claire. Nous entendons régler adéquatement et pacifiquement les différends concernés à travers les consultations et les négociations avec les Philippines et les autres pays directement concernés, et dans le même temps, explorer activement les possibilités de coopération pragmatique en Mer de Chine méridionale avec les autres pays concernés, y compris les Philippines, afin de faire de cette mer une mer de paix, d’amitié et de coopération.

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