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Conférence de presse du 23 septembre 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/09/23

Q : Selon des sources philippines, le Président philippin Rodrigo Duterte effectuera probablement une visite en Chine vers la mi-octobre. Pourriez-vous le confirmer ? Si oui, y aura-t-il un entretien entre les chefs d’État des deux pays ? La Chine et les Philippines ont d’énormes divergences sur la question de la Mer de Chine méridionale. S’il y a un tel entretien, quelle sera sa signification pour la Chine ?

R : Nous avons indiqué plusieurs fois que nous serions heureux d’accueillir très prochainement le Président Rodrigo Duterte en Chine. Nous espérons qu’il viendra en Chine dès que possible. Les deux parties sont en étroite concertation sur ce sujet.

Concernant votre deuxième question, il est normal qu’il y a telle ou telle divergence entre deux pays. Quant à la question de savoir s’il s’agit d’énormes divergences, comme nous l’avons indiqué, entre la Chine et les Philippines, il n’y a pas d’obstacles insurmontables tant que les deux parties gardent la volonté politique de trouver des solutions.

Q : Selon des sources d’information, l’Armée populaire de Libération de Chine aurait annoncé qu’elle projetait d’effectuer des survols de routine en Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Veuillez vous renseigner auprès du Ministère de la Défense.

Q (du même journaliste) : La Chine invite les Philippines et d’autres pays aux dialogues bilatéraux pour régler les différends, alors que dans le même temps, l’armée chinoise mène ce genre d’exercices en Mer de Chine méridionale. Ces deux gestes sont-ils complémentaires ou contradictoires ?

R : Les exercices militaires que la Chine mène dans ses mers territoriales ou dans les eaux autorisées par le droit international sont tout à fait incontestables. S’il s’agit des eaux territoriales chinoises, c’est d’autant plus un droit inhérent de notre pays. En parlant d’exercices, il suffit d’ouvrir les yeux pour se rendre compte que la Chine n’est pas le pays qui en mène le plus.

Vous avez posé la question de savoir si ces exercices sont en contradiction avec nos politiques. Je pense qu’il n’y a aucune contradiction. Comme nous l’avons réaffirmé à plusieurs reprises à cette même tribune, nous préconisons toujours l’approche « à double voie » pour traiter adéquatement la question de la Mer de Chine méridionale avec les pays de l’ASEAN. C’est un consensus dégagé par la Chine et les pays riverains de cette mer. Nous espérons que tous les pays non régionaux pourront respecter ce consensus entre la Chine et les pays de l’ASEAN.

Q : Première question, Taiwan n’a pas été invité à la session de l’Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de cette année, alors qu’il avait assisté à la session de 2013. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Deuxième question, selon nos informations, un communiqué publié par le Conseil des Affaires continentales de Taiwan aurait indiqué que la partie continentale devrait assumer les conséquences graves dues à ses actions unilatérales si elle refuse de dialoguer avec Taiwan. Quelle est votre réaction ?

R : Votre première question est facile à comprendre. C’est dans le cadre des Nations Unies que travaille l’OACI et se déroulent les réunions y relatives. Seuls les États souverains peuvent participer aux activités de l’OACI, organe spécialisé de l’ONU.

Comme tout le monde le sait, Taiwan est une partie intégrante de la Chine et il n’a pas le droit de participer à un tel événement. Comme nous l’avons indiqué, les arrangements temporaires conclus par les deux rives du détroit de Taiwan sur la base des consultations et dans le respect du principe d’une seule Chine ne servent pas de précédents. Notre position est très claire là-dessus. La question de la participation de Taiwan à tout événement international ne peut qu’être traitée à travers des négociations inter-détroit dans le respect du principe d’une seule Chine.

Quant à votre deuxième question, selon ma compréhension, elle n’entre pas dans le champ diplomatique. Veuillez vous renseigner auprès du Bureau du Conseil des Affaires d’État pour les Affaires de Taiwan.

Q : Des informations disent que l’ancien Président français Jacques Chirac et son épouse étaient hospitalisés l’un après l’autre. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Homme politique occidental très respecté en Chine, l’ancien Président français M. Jacques Chirac est un grand ami et un ami de longue date du peuple chinois. Nous souhaitons sincèrement un prompt rétablissement à M. et Mme Chirac.

Q : Le Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée aurait déclaré à l’ONU qu’il était temps de reconsidérer le statut de membre de la RPDC. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Premièrement, concernant la question du statut de membre de l’ONU, vous n’avez qu’à consulter la Charte des Nations Unies qui contient des dispositions claires.

Deuxièmement, je tiens à réitérer que la situation dans la péninsule coréenne est déjà suffisamment complexe et délicate. Nous espérons que les propos et actes de toute partie concernée pourront contribuer à l’apaisement des tensions dans la péninsule et à la reprise des négociations, plutôt que de faire le contraire.

Q : Selon des médias de la République de Corée, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la péninsule coréenne M. Wu Dawei a rencontré, hier, à Beijing, le négociateur en chef de la République de Corée aux pourparlers à six. Veuillez nous en donner plus d’informations.

R : En effet, depuis un certain temps, la Chine a été en étroite concertation avec les autres parties concernées de la question de la péninsule coréenne. Comme vous venez de l’indiquer, hier, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la péninsule coréenne M. Wu Dawei a tenu des consultations à Beijing avec M. Kim Hong-kyun, Représentant spécial pour la paix et la sécurité de la péninsule coréenne du Ministère des Affaires étrangères et chef de la délégation de la République de Corée aux pourparlers à six. Les deux parties ont échangé leurs vues sur la dénucléarisation de la péninsule ainsi que la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule.

Q : Selon des médias japonais, l’Ambassadeur de Chine aux Philippines aurait proposé au Président philippin Rodrigo Duterte d’effectuer une visite en Chine avant de se rendre au Japon. Pourriez-vous le confirmer ?

R : J’ai aussi noté ces informations données par des médias japonais. Je tiens à vous dire que les Philippines sont un État souverain et qu’ils définissent leur agenda diplomatique sur la base de leur propre jugement. Dans le même temps, tout échange de haut niveau entre deux pays relève sûrement de la décision conjointe des deux parties à travers des consultations. Il s’agit là d’une pratique diplomatique.

Avant de terminer, je voudrais annoncer que le mercredi 28 septembre, à 16 heures, le Ministère des Affaires étrangères et le gouvernement populaire de la province du Sichuan organiseront, dans cette salle, la quatrième édition de la Promotion globale des provinces et municipalités chinoises sous le thème « La Chine ouverte : Approcher le Sichuan, percevoir le monde ». Le Ministre des Affaires étrangères M. Wang Yi prononcera un discours, le secrétaire du Comité du Parti communiste chinois pour le Sichuan M. Wang Dongming et le gouverneur du Sichuan M. Yin Li prononceront respectivement une allocution et présenteront la province, et des ambassadeurs étrangers accrédités en Chine prendront la parole et échangeront avec les invités.

Vous êtes les bienvenus à couvrir cet événement sur invitation.

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