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Conférence de presse du 14 septembre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/09/14

Sur l’invitation du Conseiller à la Sécurité nationale de l’Inde Ajit Doval, le Conseiller d’État Yang Jiechi se rendra à New Delhi pour participer à la sixième réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays du BRICS qui aura lieu le 15 septembre.

Q : Les États-Unis accusent le gouvernement chinois d’avoir apporté du « soutien aux prix du marché » concernant des produits agricoles comme blé et maïs dépassant le seuil fixé par l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), et envisagent d’engager une procédure judiciaire auprès de l’OMC au sujet de ces « subventions injustes » de la Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le responsable du Département des Traités et du Droit du Ministère du Commerce a déjà donné la réponse en la matière. Je vous propose de vous renseigner auprès du Ministère du Commerce.

Q : Selon des informations, le Président ouzbek par intérim Shavkat Mirziyoyev a affirmé devant les deux chambres du parlement que l’Ouzbékistan entendait continuer à renforcer le partenariat stratégique global ouzbéko-chinois. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous avons noté l’attitude positive du Président Mirziyoyev sur le développement du partenariat stratégique global sino-ouzbek et nous y exprimons notre haute appréciation.

La Chine et l’Ouzbékistan sont voisins proches et bons amis liés par un partenariat global stratégique. Ces dernières années, la coopération entre les deux pays dans de différents domaines a connu un développement rapide grâce aux efforts conjoints de part et d’autre. La Chine œuvre inlassablement à promouvoir et à renforcer le partenariat global stratégique sino-ouzbek. Nous sommes convaincus que grâce à l’engagement et à l’impulsion personnels des dirigeants des deux parties, le partenariat global stratégique sino-ouzbek continuera à se développer de manière régulière, saine et stable, et que la coopération bilatérale dans les différents domaines portera sans cesse de nouveaux fruits.

Q : Le Conseiller d’État Yang Jiechi se rendra à New Delhi en Inde pour participer à la sixième réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays du BRICS. Quels sont les sujets y seront abordés ? Y aura-t-il des rencontres bilatérales prévues en marge de cette réunion ?

R : Sur l’invitation du Conseiller à la Sécurité nationale de l’Inde Ajit Doval, le Conseiller d’État Yang Jiechi participera à la sixième réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays du BRICS qui aura lieu le 15 septembre à New Delhi en Inde. Les différentes parties procèderont à des échanges de vues approfondis sur la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité, la sécurité énergétique, la situation en Asie de l’Ouest et en Afrique du Nord et d’autres questions internationales et régionales d’intérêt commun.

Ces dernières années, les pays du BRICS ont engagé des discussions sur les questions d’intérêt commun dans les domaines politique et sécuritaire et créé le mécanisme de réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays du BRICS. La Chine souhaite voir le BRICS jouer un rôle croissant dans les questions liées à la sécurité internationale et régionale, et espère que les pays du BRICS renforceront leur coordination et collaboration sur les questions majeures concernant le développement et la sécurité et contribueront activement à la paix, à la prospérité et à la stabilité dans le monde.

Concernant la sixième réunion des hauts représentants chargés des affaires sécuritaires des pays du BRICS, je ne dispose pas encore d’informations concernant des activités bilatérales. Nous publierons à temps les informations concernées.

Q : Hier la Chine et l’Inde ont tenu à New Delhi un nouveau tour de consultations sur le contrôle des armements, et discuté de la question de l’adhésion de l’Inde au Groupe des Fournisseurs nucléaires (GFN). Pourriez-vous nous en parler plus ?

R : Le 13 septembre, la Chine et l’Inde ont tenu un nouveau tour de consultations sur le contrôle des armements à New Delhi. Le Directeur général du Département du Contrôle des Armements du Ministère chinois des Affaires étrangères Wang Qun et le Directeur général du Département du Désarmement et de la Sécurité international du Ministère indien des Affaires étrangères Amandeep Singh Gill ont coprésidé les consultations. Les deux parties ont eu des échanges de vues approfondis sur les questions d’intérêt commun.

S’agissant de l’élargissement du GFN que suit de très près l’Inde, la Chine a donné à l’Inde des informations sur les discussions au sein du GFN et lui a présenté les positions de principe et les propositions chinoises sur ce sujet. Dans le même temps, la Chine a écouté l’opinion de l’Inde sur la question de l’adhésion des États non signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) au GFN et fait savoir qu’elle la transmettrait aux autres pays membres du GFN, en espérant que cela aiderait aux discussions au sein du GFN sur ce sujet.

Les deux parties sont conscientes que l’adhésion des États non signataires du TNP au GFN est au fond une question multilatérale et que seul le consensus de tous les membres du groupe permettra de régler cette question. Les échanges bilatéraux doivent servir à promouvoir les discussions concernées au sein du GFN.

La Chine a indiqué que l’adhésion des États non signataires du TNP au GFN est un nouveau problème auquel le GFN est confronté dans le nouveau contexte. Le nœud de ce problème est la contradiction entre les politiques et pratiques actuelles des États non signataires du TNP et les règles internationales existantes de non-prolifération fondées sur le TNP. La Chine soutient les efforts du GFN visant à engager, au plus tôt et conformément au mandat octroyé par la réunion plénière à Séoul, un processus intergouvernemental ouvert et transparent ainsi que des discussions amples et approfondies sur les questions de différents aspects de l’adhésion d’un État non signataires du TNP au GFN. La Chine n’a pas encore pris une position concernant l’adhésion au GFN d’un État spécifique relevant de cette catégorie. Nous estimons que le GFN doit traiter cette question en « deux étapes » : d’abord, mener des discussions pour parvenir à une solution non discriminatoire et applicable à tous les États non signataires du TNP, et sur cette base, discuter de l’adhésion d’un État non signataire du TNP spécifique au GFN. Nous entendons participer activement aux discussions y relatives au sein du GFN.

Les deux parties ont également échangé de manière approfondie des vues sur la cybersécurité, la Conférence du Désarmement de Genève et d’autres questions.

Les deux parties sont d’avis que ces consultations ont été positives, franches, pragmatiques et constructives. Elles entendent renforcer la communication sur les questions concernées et se sont mises d’accord pour tenir au moment opportun le prochain tour de consultations sur le contrôle des armements en Chine. La date sera négociée par des canaux diplomatiques.

Q : Selon le Président philippin Rodrigo Duterte, les Philippines envisagent d’acheter auprès de la Chine des armements et des équipements bon marché. Quand est-ce que c’est possible d’après vous? Attendez-vous des officiels militaires en Chine pour en discuter? Y a-t-il déjà des discussions là-dessus entre les deux pays ?

R : J’ai noté les informations concernées mais je ne dispose pas d’information là-dessus. La Chine entend travailler avec les Philippines à promouvoir et à reprendre les échanges et la coopération normaux dans tous les domaines entre les deux pays.

Q : Selon des informations, le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue de la République de Corée ont eu un entretien téléphonique hier soir. Selon le Ministre Wang Yi, la Chine entend participer aux discussions au sein des Nations Unies sur un nouveau tour de sanction contre la RPDC. La Chine est-elle satisfaite des sanctions existantes du Conseil de Sécurité? Quelles positions prendra-t-elle sur les discussions qui vont être menées au sein du Conseil de Sécurité?

R : Nous avons déjà publié l’information sur l’entretien téléphonique entre le Ministre Wang Yi et son homologue de la République de Corée Yun Byung-se. Nous estimons qu’il est nécessaire pour le Conseil de Sécurité des Nations Unies de réagir davantage sur l’essai nucléaire de la RPDC. Dans le même temps, les réactions du Conseil de Sécurité doivent être bien précisées. Elles doivent viser les activités nucléaires de la RPDC, contribuer au règlement de la question nucléaire de la péninsule et à la préservation de la paix et de la stabilité dans la péninsule. La Chine participe toujours aux discussions sur ce sujet au sein du Conseil de Sécurité dans un esprit responsable et constructif. Et nous participerons aux discussions qui suivront toujours dans cet esprit. Nous trouvons que les sanctions ne sont ni une fin en soi, ni le seul moyen d’agir. Au fond, il faut remettre au plus tôt la question nucléaire de la péninsule de Corée sur les rails de règlement pacifique par voie de dialogue. Nous exhortons toutes les parties à s’abstenir de toute nouvelle provocation réciproque susceptibles de provoquer la spirales des tensions. Nous espérons que les différentes parties travailleront ensemble à créer des conditions pour remettre au plus tôt la question nucléaire de la péninsule de Corée sur les rails de règlement pacifique par voie de dialogue.

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