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Conférence de presse du 12 septembre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/09/12

Le Vice-Président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) Ma Biao, en tant qu’envoyé spécial du Président Xi Jinping, se rendra sur invitation à Lusaka, capitale zambienne, pour assister à la cérémonie d’investiture du Président Edgard Lungu qui aura lieu le 13 septembre.

Q : Selon nos informations, le Secrétaire à la Défense des États-Unis Ashton Carter aurait indiqué, le 9 septembre dernier, en parlant du nouveau cycle d’essais nucléaires de la RPDC, que « c’est la responsabilité de la Chine, que la Chine est hautement responsable de l’évolution de la situation et qu’elle a une lourde responsabilité de renverser le cours des événements ». Dans le même temps, nous avons aussi noté que le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la RPDC a affirmé hier que « ce sont les États-Unis qui ont conduit la RPDC à développer des ogives nucléaires ». Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : M. Carter est trop modeste. Ce n’est pas la Chine, mais les États-Unis qui sont à l’origine et constituent le nœud de la question nucléaire de la Péninsule coréenne. La question nucléaire de la Péninsule coréenne révèle en effet les conflits opposant la RPDC et les États-Unis. La partie américaine devrait sans doute passer en revue tout le processus d’évolution de la question nucléaire de la Péninsule et réfléchir sérieusement sur une solution effective et valable. C’est à celui qui a fait le nœud de le défaire. Les États-Unis doivent assumer les responsabilités qui leur incombent.

En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité et voisin de la Péninsule, la Chine a déployé des efforts inlassables en faveur du règlement adéquat de la question nucléaire de la Péninsule, en gardant à l’esprit l’intérêt général de la préservation de la paix et de la stabilité de la Péninsule et de l’autorité et de l’efficacité du régime international de non-prolifération nucléaire.

Comme vous le voyez tous, les pressions persistantes et excessives et les réactions en retour ne peuvent que faire tomber la question nucléaire de la Péninsule dans un cercle vicieux, voire la conduire au point mort. Pour résoudre fondamentalement les questions concernées de la Péninsule, y compris le dossier nucléaire, les parties concernées doivent toutes assumer leurs responsabilités et faire leurs devoirs. La Chine estime toujours que le règlement définitif de la question nucléaire de la Péninsule coréenne passe finalement par la recherche, à travers le dialogue, d’une solution permettant de résoudre de manière équilibrée les préoccupations en matière de sécurité des parties concernées et de réaliser la stabilité et la sécurité durables dans la Péninsule. Nous exhortons vivement une fois de plus les différentes parties à tenir compte de l’intérêt général, à faire preuve de prudence dans leurs propos et actes et à éviter davantage de provocations mutuelles, afin d’œuvrer effectivement au processus de la dénucléarisation de la Péninsule et à la réalisation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule.

Q : Selon des médias népalais, la visite du dirigeant chinois au Népal prévue en octobre aurait été reportée ou annulée. Pourriez-vous le confirmer et nous en donner plus d’informations ? Depuis l’entrée en fonction du nouveau Premier Ministre népalais Pushpa Kamal Dahal, comment voyez-vous le développement des relations sino-népalaises ?

R : S’agissant des échanges de haut niveau entre la Chine et le Népal, nous restons toujours en contact avec la partie népalaise à travers les canaux diplomatiques. Nous nous félicitons que le nouveau gouvernement népalais continue à accorder une grande importance au développement de ses relations avec la Chine et nous sommes prêts à faire avancer ensemble avec la partie népalaise les relations sino-népalaises conformément aux concepts dit « amitié, franchise, bénéfice mutuel et inclusivité ».

Q : Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aurait affirmé récemment que vu la situation actuelle de la Péninsule, les différents pays doivent apporter des réponses plus innovantes, au lieu de redoubler de sanctions une fois que la situation se dégrade. Il est encore trop tôt pour abandonner le mécanisme des Pourparlers à six. Les différentes parties sont appelées à reprendre les Pourparlers. Comment y réagissez-vous ?

R : La Chine est toujours d’avis que le règlement de la question nucléaire de la Péninsule passe finalement par le dialogue et les consultations. Ces dernières années, la question nucléaire de la Péninsule a connu des revers, juste au moment où les Pourparlers à six étaient au point mort. Comme les faits l’ont toujours démontré, le seul recours aux sanctions ne permet pas de résoudre la question. Les préoccupations en matière de sécurité des parties concernées de la Péninsule doivent et ne peuvent qu’être résolues par des moyens correspondant à leurs intérêts. Tout acte unilatéral partant des intérêts égoïstes est sans issue et ne fait qu’accentuer la tension et compliquer la situation. Loin de favoriser le règlement de ses propres préoccupations sécuritaires, cela rend l’objectif concerné encore plus difficile à réaliser. Le cours des événements actuel montre une fois de plus l’importance et l’urgence pour les différentes parties de reprendre sans tarder les Pourparlers à six. Dans le contexte actuel, la reprise des Pourparlers à six est certes très difficile, mais nous ne devons pas y renoncer. La Chine restera en étroit contact avec les parties concernées et s’efforcera de ramener rapidement les questions concernées de la Péninsule à la bonne voie des négociations et des consultations.

Q : Récemment, la Commission exécutive du Congrès américain sur la Chine (CECC) a publié une déclaration en disant qu’elle suivrait de près les élections au Conseil législatif à Hong Kong et qu’elle surveillerait l’application de la politique « un pays, deux systèmes » à Hong Kong. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : La soi-disant commission du Congrès américain que vous évoquiez voit toujours les choses à travers un prisme, fait des critiques à tort et à travers en fermant les yeux sur les faits. Cette fois-ci, ils critiquent arbitrairement les affaires de Hong Kong. Nous nous y opposons fermement. Je tiens à réitérer que Hong Kong est une Région administrative spéciale chinoise et que les affaires de Hong Kong, y compris les élections au Conseil législatif, relèvent des affaires intérieures de la Chine dans lesquelles les États-Unis n’ont pas le droit de s’ingérer.

Q : La Chine et la Russie organisent en ce moment des manœuvres militaires conjointes en Mer de Chine méridionale. Il s’agit des plus grands exercices militaires conjoints que ces deux pays aient jamais menés dans l’histoire. Pourquoi ce moment a été choisi pour organiser ces exercices militaires en Mer de Chine méridionale ? Nous avons noté que ces dernières années, la coopération sino-russe sur les questions internationales s’intensifie de jour en jour. Du point de vue stratégique, quelle est l’importance de la Russie pour la Chine ?

R : Concernant les manœuvres navales conjointes sino-russes, les porte-paroles du Ministère chinois de la Défense et de la marine chinoise ont déjà donné des informations précises. Il s’agit des manœuvres régulières inscrites dans le cadre du programme annuel. Elles se déroulent dans les zones maritimes et aériennes à l’Est de Zhanjiang en Chine et ne visent aucune partie tierce. Si vous souhaitez avoir plus d’informations, vous pourrez consulter les déclarations des deux porte-paroles.

Le caractère stratégique des relations sino-russes est évidemment très clair. Grâce aux efforts communs des deux parties, notamment sous la conduite des deux Chefs d’État, le partenariat de coordination stratégique global sino-russe affiche une très bonne dynamique de développement au cours des dernières années. Les deux parties ont non seulement mené beaucoup de projets de coopération pragmatique au niveau bilatéral, mais aussi engagé des concertations et coordinations très fructueuses sur les plan international et stratégique. Les faits ont prouvé que la coopération sino-russe est un facteur positif pour la préservation de la paix et de la stabilité dans la région. Membres permanents du Conseil de Sécurité, la Chine et la Russie entendent continuer à assumer leurs responsabilités internationales, à développer les relations bilatérales dans d’heureuses conditions, et à rester en étroites concertations et coordinations stratégiques sur les questions internationales et régionales. Cela sera non seulement bénéfique pour les peuples chinois et russe, mais apportera aussi davantage de contribution active à la paix et à la stabilité dans la région et dans le monde.

Q : Selon nos informations, le gouvernement syrien et l’opposition ont respectivement approuvé l’accord russo-américain sur le cessez-le-feu en Syrie et envisagent d’appliquer le cessez-le-feu à Alep. Quel est votre commentaire sur ce sujet ?

R : La Chine salue la conclusion du nouvel accord entre la Russie et les États-Unis sur le cessez-le-feu en Syrie. La cessation des hostilités et des violences est un préalable important au règlement politique de la question syrienne et une garantie indispensable pour améliorer la situation humanitaire en Syrie et lutter efficacement contre le terrorisme. Nous exhortons les parties syriennes concernées à mettre strictement en œuvre l’accord de cessez-le-feu et à améliorer effectivement la situation sur terrain en Syrie. Nous appelons également la communauté internationale à soutenir ensemble les arrangements de cessez-le-feu, en vue de créer des conditions favorables à la reprise rapide des négociations de paix.

Q : Selon nos informations, la Chine et le Japon envisageraient de tenir au Japon le 5e tour de consultations de haut niveau sur les affaires maritimes. Veuillez préciser la date, le lieu et le thème des consultations.

R : Comme convenu, la Chine et le Japon tiendront les 14 et 15 septembre à Hiroshima le 5e tour de consultations de haut niveau sur les affaires maritimes, auxquelles participeront les représentants des autorités chargées des affaires étrangères, de la défense, de l’application de la loi en mer et de la gestion maritime des deux pays.

Le mécanisme de consultations de haut niveau sur les affaires maritimes entre la Chine et le Japon est un mécanisme de concertation et coordination globales sur les affaires maritimes entre les deux pays. La Chine souhaite engager un ample échange de vues avec le Japon sur les questions maritimes d’intérêt commun durant ce tour de consultations pour accroître la connaissance et la confiance mutuelles.

Q : L’ex-président du Parti libéral démocrate du Japon et président de l’Association d’amitié Japon-Chine Koichi Kato est décédé récemment. Comment l’appréciez-vous ?

R : Koichi Kato est non seulement un homme politique japonais connu, mais aussi un vieil ami du peuple chinois. Il a longtemps œuvré pour l’amitié sino-japonaise et a apporté une contribution importante au développement des relations sino-japonaises et aux échanges amicaux entre les deux peuples. La Chine l’apprécie hautement. Nous déplorons profondément son décès.

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