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Conférence de presse du 1er septembre 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/09/01

Q : Selon la Maison Bleue de la République de Corée, les Chefs d'État coréen et chinois s'entretiendront en marge du Sommet du G20 à Hangzhou. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Les Chefs d'État chinois et coréen tiendront une rencontre bilatérale en marge du Sommet du G20 à Hangzhou. À l'heure actuelle, les deux parties sont en contact et coordination sur les détails de cette rencontre.

Q : Le 31 août, la « Conférence de Panglong du 21e siècle » s'est ouverte à Nay Pyi Taw, capitale du Myanmar. Un cessez-le-feu national à travers le dialogue politique est attendu. Quelles sont vos attentes de cette conférence ? La Chine y sera-t-elle représentée ? Quel rôle jouera-t-elle dans la réconciliation nationale du Myanmar ?

R : Nous exprimons nos félicitations pour l'ouverture réussie de la Conférence de paix de Panglong du 21e siècle au Myanmar. La tenue de cette conférence revêt une signification importante pour la promotion du processus de paix au Myanmar, le renforcement de la connaissance et de la confiance mutuelles entre les différentes parties et la réconciliation nationale. Nous espérons que les différentes parties concernées du Myanmar pourront s'attacher au dialogue politique, régler les divergences par des moyens pacifiques, parvenir rapidement à un cessez-le-feu national et créer ainsi des conditions favorables à l'instauration d'une paix durable dans le pays. Nous souhaitons plein succès à cette conférence.

En tant que voisin et ami du Myanmar, la Chine soutient tous les efforts qui aillent dans le sens de la paix et de la réconciliation nationale au Myanmar. L'Envoyé spécial du Ministère chinois des Affaires étrangères pour les affaires asiatiques Sun Guoxiang a été présent à cette conférence sur l'invitation. Nous continuerons, en respectant la volonté du gouvernement du Myanmar et des parties concernées, à jouer un rôle constructif pour favoriser la paix et les négociations et à préserver ensemble avec le Myanmar la paix et la stabilité dans les zones frontalières entre les deux pays.

Q : 21 Chinois auraient été infectés par le virus Zika à Singapour. Pouvez-vous en donner plus d'informations ?

R : Selon des informations communiquées par le Ministère de la Santé de Singapour à l'Ambassade de Chine à Singapour, jusqu'à midi du 30 août, 21 citoyens chinois sont atteints du virus Zika, avec des symptômes légers. Certains d'entre eux se sont déjà rétablis. L'Ambassade de Chine à Singapour a émis un avertissement à l'intention des citoyens chinois à Singapour quant aux risques liés au virus Zika.

Q : Ce matin, la Chambre de commerce de l'UE en Chine a publié un rapport annuel sur le commerce de l'UE en Chine, appelant la partie chinoise à respecter les principes de réciprocité et d'ouverture à l'égard des investisseurs étrangers. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Pour évaluer la qualité du climat d'affaires pour les investisseurs étrangers en Chine, les faits et les chiffres sont les meilleurs indicateurs. À ma connaissance, sur les sept premiers mois de cette année, le nombre des entreprises à capitaux étrangers en Chine a augmenté de 9,7% par rapport à la même période de 2015 et le montant réellement investi par les 28 pays membres de l'UE a augmenté de 31,3%. Sans perspectives de rendement ou de bénéfice, aucune société ni aucun entrepreneur ne prendra à la légère la décision d'investir. Ces chiffres montrent aussi que la Chine demeure une destination d'IDE idéale pour le monde entier, y compris l'UE.

Je tiens à souligner que la politique chinoise à l'égard des investissements étrangers ne changera pas. Nous continuerons à créer un environnement propice aux investissements étrangers en Chine et à protéger les droits et intérêts légitimes des entreprises à capitaux étrangers en Chine. Nous entendons continuer à partager avec le reste du monde les dividendes de la croissance durable de l'économie chinoise.

Q : Selon des informations, la Chine et l'Inde ont récemment tenu la réunion du mécanisme de consultations et de coordination sur les affaires frontalières entre les deux pays. Pouvez-vous nous en donner plus d'informations ? Quelle est la portée de cette réunion ?

R : Les 30 et 31 août, la 9e réunion du mécanisme sino-indien de consultations et de coordination sur les affaires frontalières a eu lieu à New Delhi. La délégation chinoise a été conduite par le Directeur général des Affaires frontalières et maritimes du Ministère chinois des Affaires étrangères Ouyang Yujing, et la délégation indienne, par le Directeur général de l'Asie de l'Est du Ministère indien des Affaires étrangères Pradeep Kumar Rawat. Les représentants des autorités chargées des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité publique des deux pays y étaient présents.

La réunion s'est déroulée dans une atmosphère amicale, franche et pragmatique. Portant une appréciation positive sur la situation dans les zones frontalières entre les deux pays durant l'année écoulée, les deux parties ont évoqué la communication et la coordination étroites entre les deux pays dans les affaires frontalières, les progrès réguliers dans les échanges et la coopération militaires en matière de défense frontalière, la gestion efficace et adéquate par les deux parties des questions liées à la frontière, le maintien général de la paix et la stabilité dans les zones frontalières et les progrès encourageants de la coopération transfrontalière. Les deux parties ont souligné que le maintien de la paix et de la tranquillité dans les zones frontalières représente le plus grand intérêt commun et nécessite la coopération des deux pays. Les deux parties ont affirmé leur engagement de renforcer la communication et la coordination et de poursuivre la coopération conformément aux consensus dégagés par les deux gouvernements et dans un esprit constructif, pour bien gérer les affaires frontalières, accroître la confiance mutuelle, consolider la paix et la stabilité en général dans les zones frontalières, et créer des conditions favorables aux négociations sur les frontières, au développement des relations bilatérales et aux échanges de haut niveau importants ultérieurs.

Q : Quels sont vos commentaires sur la destitution de la Présidente brésilienne Dilma Rousseff ?

R : Le Brésil est un grand pays de l'Amérique latine et un pays émergent important. Nous suivons de près la situation au Brésil. Nous espérons et sommes convaincus que le Brésil maintiendra la stabilité, poursuivra le développement socio-économique et continuera à jouer un rôle important dans les affaires internationales et régionales.

La Chine et le Brésil, respectivement le plus grand pays en développement de l'hémisphère oriental et celui de l'hémisphère occidental, sont liés par un partenariat stratégique global. Ces dernières années, les relations sino-brésiliennes connaissent un développement rapide et régulier. La Chine continuera à œuvrer ensemble avec le gouvernement et les différents milieux de la société brésiliens, sur la base des principes du respect mutuel et du gagnant-gagnant, pour faire progresser sans cesse les relations amicales et la coopération pragmatique entre les deux pays.

Q : Vous avez confirmé tout à l'heure la tenue d'une rencontre bilatérale entre les dirigeants chinois et coréen en marge du Sommet du G20 à Hangzhou. Pouvez-vous confirmer d'autres rencontres bilatérales ?

R : Tous les invités sont les bienvenus. Les dirigeants et invités d'honneur des différents pays participant au Sommet du G20 à Hangzhou sont tous les bienvenus et feront l'objet de l'hospitalité chinoise. Quant aux arrangements concernant les rencontres bilatérales, nous sommes en étroits contacts et coordination avec les parties concernées.

Q : Le Premier Ministre indien Narendra Modi rencontrerait aussi le Président Xi Jinping en marge du Sommet du G20. Pouvez-vous le confirmer ?

R : Nous souhaitons la bienvenue au Premier Ministre Narendra Modi au Sommet du G20 à Hangzhou et entendons saisir cette occasion pour poursuivre le contact et le dialogue de haut niveau bilatéraux. À ma connaissance, les deux parties sont en concertation et coordination intenses en ce qui concerne la rencontre bilatérale.

Q : Ces derniers jours, le gouvernement kenyan a réaffirmé, sur la page d'accueil du site de son Ministère des Affaires étrangères, sa position en faveur du maintien de la position commune de l'UA sur la réforme du Conseil de Sécurité et son soutien à la position chinoise sur la question de la Mer de Chine méridionale, alors qu'à l'issue de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD), le gouvernement japonais avait rendu publique une déclaration conjointe entre le Japon et le Kenya, publiée lors de la visite du Premier Ministre japonais Shinzo Abe au Kenya. Nous avons remarqué que le Kenya n'a pas publié cette déclaration conjointe, et que le contenu lié aux questions maritimes et à la réforme du Conseil de Sécurité dans cette déclaration conjointe est incompatible avec celui dans la Déclaration de Nairobi publiée par le Sommet de la TICAD. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous avons noté que le gouvernement kenyan a réaffirmé récemment, sur la page d'accueil du site de son Ministère des Affaires étrangères, sa position sur la réforme du Conseil de Sécurité et la question de la Mer de Chine méridionale, en réitérant son soutien au maintien de la position commune de l'UA sur la réforme du Conseil de Sécurité et à la position chinoise sur la question de la Mer de Chine méridionale. Nous avons également noté que le Kenya, sans publier la soi-disant déclaration conjointe entre le Japon et le Kenya, avait réitéré sa position sur la réforme du Conseil de Sécurité et la question de la Mer de Chine méridionale après la publication par le Japon de la déclaration concernée. Selon des informations, le Kenya a fait savoir que la soi-disant déclaration conjointe entre le Kenya et le Japon, loin d'être un document de consensus, est en réalité une déclaration unilatérale publiée par le Japon. La position du Kenya sur la réforme du Conseil de Sécurité et la question de la Mer de Chine méridionale est claire et constante : il s'attache à la position commune de l'UA et soutient la position chinoise sur la question de la Mer de Chine méridionale.

Cela montre une fois de plus que les agissements du Japon tentant d'imposer sa volonté aux pays africains pour rechercher ses intérêts égoïstes sont inappropriés et impopulaires et démontrent un manque de respect vis-à-vis des pays africains.

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