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Conférence de presse du 29 août tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/08/29

Q : Selon l'agence de presse japonaise Kyodo News, la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) tenue au Kenya a publié le 28 août la Déclaration de Nairobi, pour affirmer l'importance de maintenir l'ordre maritime fondé sur des règles et de promouvoir la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Selon Kyodo News, maintenant que la Chine est de plus en plus confiante en soi et que les tensions montent en Mer de Chine orientale et en Mer de Chine méridionale, cette déclaration est publiée pour faire allusion à la Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Comme chacun le sait, la TICAD aurait dû être une plateforme d'échanges et de coopération multilatéraux axée sur le développement de l'Afrique. Son objectif est de soutenir le développement de l'Afrique. Mais nous regrettons que lors de la TICAD-VI tenue la semaine dernière au Kenya, le Japon a tenté d'imposer ses volontés aux pays africains pour ses propres intérêts et de semer la discorde entre la Chine et l'Afrique.

La justice se trouve dans les cœurs de tous. J'ai appris que lors de la réunion des hauts fonctionnaires tenue à la veille du sommet de la TICAD, la partie japonaise avait cherché par tous les moyens à canaliser les discussions et les documents finaux vers la réforme du Conseil de Sécurité et la sécurité en mer, en laissant de côté le thème du développement de l'Afrique, ce qui avait suscité un vif mécontentement parmi les participants africains. Les pays africains s'opposent fermement à la politisation de la TICAD, à la discussion des problèmes asiatiques dans une enceinte africaine et aux tentatives du Japon d'imposer ses volontés à l'Afrique. À en juger par les documents finaux du sommet, le Japon n'a pas d'autre choix que d'accepter entièrement la position des pays africains, celle de limiter le contenu lié aux questions maritimes à la coopération en matière de sécurité en mer en Afrique et de maintenir les déclarations de principe sur la réforme du Conseil de Sécurité dans la Déclaration de Yokohama adoptée par la TICAD-V. On voit bien que Kyodo News n'a pas reflété la réalité. C'est un manque de respect vis-à-vis des pays africains.

Q : Le 3 septembre 2015, la Chine a célébré la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise. Un grand nombre de personnalités étrangères ont été invités en Chine pour assister à la parade militaire. Prévoyez-vous des activités similaires cette année ?

R : L'année dernière, la Chine a organisé solennellement des commémorations célébrant le 70e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la fin de la Guerre mondiale antifasciste. Jusqu'ici, je n'ai pas entendu parler des activités similaires prévues pour cette année. Le compte à rebours est maintenant lancé pour le G20. Nous espérons que le Sommet de Hangzhou sera tenu avec succès et donnera autant de fruits que possible, afin d'imprimer un nouvel élan pour la relance de l'économie mondiale.

Q : Le 26 août au soir, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a publié une déclaration à la presse, exprimant une vive préoccupation et une ferme condamnation vis-à-vis des récents tirs de missiles balistiques effectués par la RPDC. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Votre position sur la question de la péninsule coréenne a-t-elle changé ?

R : Notre position sur la question de la péninsule coréenne est constante. C'est la réalisation de la dénucléarisation, la préservation de la paix et de la stabilité et le règlement de la question par voie de dialogue et de consultation. Concernant les tirs de missiles balistiques par la RPDC, les résolutions du Conseil de Sécurité ont été très claires. Dans le même temps, nous espérons que les différentes parties pourront faire preuve de sang-froid et de retenue, se garder de toute provocation et de toute action susceptible d'exacerber les tensions. Le Conseil de Sécurité doit aussi émettre des messages globaux et équilibrés.

Q : Le Premier Ministre canadien Justin Trudeau viendra en visite en Chine cette semaine. Quelle est votre attente de cette visite ? Les deux parties aborderont-elles la réunion annuelle de haut niveau Chine-Canada et l'accord de libre-échange ?

R : Sur l'invitation du Premier Ministre Li Keqiang, le Premier Ministre Justin Trudeau effectuera une visite officielle en Chine du 30 août au 6 septembre et assistera au Sommet du G20 à Hangzhou. C'est la première visite en Chine du Premier Ministre Justin Trudeau après sa prise de fonctions. Lors de sa visite, il rencontrera des dirigeants chinois et aura avec eux des échanges de vues amples et approfondis sur les relations bilatérales, la coopération pragmatique dans tous les domaines et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Nous sommes convaincus que cette visite permettra d'insuffler une nouvelle vitalité au développement du partenariat stratégique sino-canadien. Les deux parties travaillent actuellement en étroite communication pour préparer cette visite. Pour en savoir les fruits, je vous invite à suivre les informations concernées que nous publierons.

Q : Si la visite en Chine du Premier Ministre Justin Trudeau n'aboutit pas au progrès sur l'accord de libre-échange entre les deux parties, en seriez-vous déçus ?

R : Comme je l'ai dit tout à l'heure, nous serons heureux d'accueillir le Premier Ministre Justin Trudeau en Chine. Bien sûr, nous espérons voir le plus possible d'arrangements et de fruits mutuellement bénéfiques avec le Canada. Les deux parties travaillent actuellement en étroite communication sur le programme et les résultats de la visite. Les informations concernées seront publiées en temps opportun.

Q : Le Secrétaire d'État du Vatican a fait savoir samedi dernier sa vive volonté d'améliorer les relations Vatican-Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine a toujours la volonté sincère d'améliorer ses relations avec le Vatican et y a travaillé sans relâche. Les canaux de contact et de dialogue entre les deux parties sont ouverts et efficaces. Nous entendons travailler ensemble avec le Vatican dans le même sens selon les principes concernés et poursuivre le dialogue constructif pour faire avancer sans cesse le processus d'amélioration des relations entre les deux pays.

Q : Pensez-vous que les relations Chine-Vatican ont connu déjà des progrès ?

R : Comme je vous ai dit tout à l'heure, les deux parties maintiennent des canaux de communication ouverts et efficaces. Nous entendons travailler ensemble avec le Vatican selon les principes concernés pour faire avancer sans cesse le processus d'amélioration des relations

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