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Conférence de presse du 16 juin 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/06/16

Q : Vous avez dit que près de 60 pays soutenaient la position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale. Pourriez-vous nous en donner une liste pour que nous fassions des reportages ?

R : Je me souviens que la dernière fois, c'était aussi l'AFP qui a posé la même question. Je voudrais préciser, et je crois que vous vous le rappelez aussi, que ce n'était pas moi qui ai parlé de près de 60 pays, mais un journaliste lorsqu'il me posait une question. Je vais répéter ce que j'ai dit la dernière fois. Nous n'avons pas fait le calcul, mais à ce que nous sachions, le nombre des pays qui soutiennent la position chinoise est largement supérieur à sept ou huit. Le chiffre en dit long. Puisque vous m'avez posé la question, je peux vous dire que ces deux derniers jours, plus de pays ont exprimé publiquement leur soutien à la position chinoise.

Q : Lors de sa rencontre avec le Dalaï Lama à la Maison Blanche, le Président Barack Obama a exprimé son soutien au Tibet dans ses efforts de préserver sa propre religion et sa propre culture. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Comme je l'ai indiqué hier, les affaires liées au Tibet relèvent des affaires intérieures de la Chine et ne permettent aucune ingérence des pays étrangers. Le 14e Dalaï Lama n'est en aucun cas une simple personnalité religieuse, mais un exilé politique qui se livre depuis longtemps aux activités séparatistes antichinoises sous le couvert de la religion. La soit-disant « voie médiane » qu'il prône vise au fond l'« indépendance du Tibet ». La rencontre du dirigeant américain avec le Dalaï Lama, sous quelque forme que ce soit, est une violation de l'engagement américain de reconnaître le Tibet comme faisant partie du territoire chinois et de ne pas soutenir l'« indépendance du Tibet » ni les activités visant à diviser la Chine. Cela constitue une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine et portera inévitablement atteinte à la confiance mutuelle et à la coopération entre la Chine et les États-Unis. Nous exhortons la partie américaine à cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine en exploitant les questions liées au Tibet et à préserver l'intérêt général de la coopération sino-américaine par des actions concrètes.

S'agissant de la situation au Tibet, le peuple chinois est le mieux placé pour en parler. Depuis la libération pacifique du Tibet il y a plus de 60 ans, le Tibet a obtenu des réalisations sans précédent dans tous les domaines et enregistré de grands progrès dans le développement social et économique. Quiconque sans parti pris politique ni intention malveillante ne saurait nier ce fait fondamental. Je tiens à réaffirmer que la détermination du gouvernement et du peuple chinois à défendre la souveraineté et l'unité nationales est inébranlable. Toute tentative visant à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et à saper sa stabilité et son unité nationale en utilisant les questions liées au Tibet est vouée à l'échec.

Quant au développement de la religion et de la culture au Tibet que vous avez évoqué, je crois que tous ceux qui ont réellement à cœur le développement du Tibet et le progrès culturel et éducatif au Tibet tireront une conclusion objective après avoir comparé le Tibet sous le 14e Dalaï Lama avec le Tibet d'aujourd'hui.

Q : Première question, hier, vous avez répondu à la question sur les informations données par des médias indiens au sujet de l'entrée de militaires chinois à l'« Arunachal Pradesh ». Aujourd'hui, certains médias parlent de « heurts physiques » entre des militaires chinois et indiens qui se sont apaisés avec l'offre de chocolats. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Pourriez-vous nous en dire plus ? Deuxième question, les États-Unis, le Japon et l'Inde mènent actuellement des exercices militaires conjoints baptisés « Malabar ». Selon des sources, un navire de guerre chinois a suivi des navires militaires de l'Inde et d'autres pays participant aux exercices. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Concernant la première question, nous avons noté que des officiels du Ministère indien de l'Intérieur avaient fait une clarification, affirmant qu'il n'y a pas eu d'« intrusion » ou de « transgression » des troupes chinoises de défense frontière. Je voudrais souligner que la position de la Chine sur la section orientale de la frontière sino-indienne est constante et claire. Comme je l'ai dit hier, les opérations concernées des troupes chinoises de défense frontière sont des patrouilles de routine. Nous entendons travailler avec la partie indienne pour préserver ensemble la paix et la tranquillité dans la zone frontalière.

Quant à la deuxième question qui a également été posée par un journaliste hier, je n'en dispose pas d'informations. Mais je voudrais vous rappeler qu'il y a toujours des gens qui font grand bruit des choses tout à fait normales. J'espère que vous pourrez voir clair leurs intentions réelles.

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