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Conférence de presse du 25 mai 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/05/25

Q : Hier, la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Organisation de Coopération de Shanghai a publié un communiqué de presse, affirmant son soutien à la position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : L'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) est une organisation régionale majeure qui, depuis son établissement, a apporté une contribution active et importante à la préservation et à la garantie de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région, ainsi qu'à l'instauration d'un nouvel ordre politique et économique international démocratique, juste et rationnel.

À l'heure actuelle, l'arbitrage initié par les Philippines sur la question de la Mer de Chine méridionale est devenu un facteur aigu qui porte atteinte à la paix et à la stabilité en Mer de Chine méridionale ainsi qu'à l'ordre maritime dans la région. Faisant fi des faits fondamentaux sur la question de la Mer de Chine méridionale, la procédure d'arbitrage nuit à la légalité sous le prétexte du « respect du droit », ce qu'aucun pays ou organisation responsable ne saurait accepter. La position de l'OCS est pertinente et reflète l'opinion objective et impartiale de la communauté internationale sur les questions concernées. Elle s'inscrit dans la même ligne que les consensus bilatéraux et régionaux dégagés entre la Chine et les pays concernés sur le règlement de la question de la Mer de Chine méridionale, correspond à la pratique universelle de régler les différends par négociation et consultation, et est une véritable illustration de l'esprit de l'État de droit sur le plan international.

Q : Selon certains médias, sur la question de la Mer de Chine méridionale, ceux qui soutiennent la Chine sont tous des petits pays pauvres, alors que les Philippines peuvent compter sur des grands pays comme le Japon et les États-Unis ainsi que des organisations respectées comme l'UE et le G7. Comment y répondez-vous ?

R : J'ai lu les reportages concernés. Et je n'y vois que des médias occidentaux qui sont arrogants, partiaux et courtisans, comme toujours. À notre avis, tous les pays, grands ou petits, riches ou pauvres, sont égaux et dignes de respect. Il est absurde de juger les choses en fonction de la taille ou de la puissance d'un pays.

La vérité est toujours là et la justice prévaudra. Comme je l'ai dit, tout pays qui n'a pas d'intérêts politiques égoïstes et qui connaît les tenants et les aboutissants de la question de la Mer de Chine méridionale comprendrait et soutiendrait la juste position de la Chine. En réalité, un nombre croissant de pays et d'organisations ont exprimé, dans des enceintes publiques ou par la voie bilatérale, leur compréhension et soutien à l'égard des efforts déployés par la Chine en vue de régler les différends liés à la Mer de Chine méridionale par négociation et consultation avec les pays concernés conformément aux accords bilatéraux et aux consensus régionaux, et de préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Hier, justement, cette position a été clairement affichée dans le communiqué de presse de la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères des États membres de l'OCS. Le Secrétaire général de l'OCS a également fait une déclaration sur ce sujet.

Q : Selon des sources d'information, le Sommet du G7 à Ise-Shima envisagerait de rappeler, dans sa déclaration, les « trois principes de droit » avancés en 2014 par le Premier Ministre japonais Shinzo Abe sur le règlement des différends territoriaux en mer, afin de marquer sa préoccupation vis-à-vis du comportement de la Chine en Mer de Chine méridionale. Par ailleurs, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier Ministre canadien en visite au Japon, Shinzo Abe s'est dit gravement préoccupé par des actes unilatéraux accentuant les tensions en Mer de Chine méridionale tels que les travaux de remblais de grande envergure, les constructions sur des îles et atolls et les activités de militarisation. On dit que Shinzo Abe évoquerait également cette question lors de son entrevue avec le Président américain Barack Obama. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons exposé à maintes reprises notre position sur la question de la Mer de Chine méridionale. Les activités concernées de la Chine en Mer de Chine méridionale sont tout à fait légitimes, légales et n'ont rien de répréhensible. La Chine a le droit et doit avoir la capacité de protéger ses droits et intérêts légitimes contre des atteintes.

Depuis un certain temps, le Japon n'arrête pas de médiatiser à outrance la question de la Mer de Chine méridionale et ne ménage aucun effort pour semer la discorde et attiser partout des tensions. Face à la complexité de l'économie mondiale, le Sommet du G7 est censé se focaliser sur la gouvernance et la coopération économiques mondiales. Cependant, le Japon, pays hôte du Sommet, en profite pour ses petits calculs et donne des coups bas. Un tel amateurisme ne bénéficie nullement au G7, encore moins à la paix et à la stabilité dans la région de la Mer de Chine méridionale. Il ne s'agit que d'une autre piètre pièce de théâtre montée par le Japon, et je suis sûre que tout le monde en est conscient.

Q : Le 24 mai, en réaction aux critiques des médias chinois selon lesquelles le fait que les États-Unis rallient des pays de la région pour contenir la Chine pourrait compliquer la situation en Mer de Chine méridionale et mettre le feu aux poudres dans la région, le Secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré que c'étaient plutôt les actes de la Chine en Mer de Chine orientale et en Mer de Chine méridionale qui étaient susceptibles de mettre le feu aux poudres, avant d'exhorter la Chine à faire preuve de prudence quant aux actes unilatéraux de remblaiement et de militarisation dans des îles et atolls. Comment y répondez-vous ?

R : J'ai noté les informations concernées. J'aimerais faire remarquer ceci : les États-Unis ont lancé la stratégie de « rééquilibrage vers l'Asie-Pacifique » en 2010, les Philippines ont créé l'incident de Huangyan Dao en 2012 et initié unilatéralement la procédure d'arbitrage sur la question de la Mer de Chine méridionale en janvier 2013, alors que la Chine n'a démarré les travaux de construction sur les îles et atolls concernés que fin 2013. Qui plus est, contrairement à ceux qui construisent sur des îles et atolls chinois dont ils se sont emparés illégalement, la Chine est le dernier à entamer des travaux de construction, et ce, sur ses propres îles et atolls. Ce que fait la Chine relève entièrement de sa souveraineté. Et elle le fait avec conviction et dans le seul objectif de préserver sa souveraineté et ses intérêts et droits légitimes.

En outre, la partie américaine renforce sans cesse sa présence militaire en Mer de Chine méridionale, envoie fréquemment des navires et aéronefs militaires avancés pour des missions de reconnaissance rapprochée contre la Chine, et multiplie ses efforts de séduction et d'intimidation auprès de ses alliés ou partenaires pour organiser en Mer de Chine méridionale des « exercices militaires conjoints » et des « patrouilles conjointes » avec une visée très précise. C'est ça, la militarisation ; c'est ça, mettre le feu aux poudres.

Les États-Unis ont déjà créé pas mal de problèmes partout dans le monde. Je suis sûre que les pays et peuples asiatiques espèrent tous préserver la bonne situation dans la région marquée par la paix, la stabilité et le développement, au lieu de laisser quiconque semer le chaos en Asie pour quelque motif que ce soit. Nous espérons que la partie américaine ne se contentera pas seulement de parler de la préservation de la paix et de la stabilité, mais qu'elle assumera effectivement ses responsabilités pour agir davantage en faveur de la paix et de la stabilité en Asie et y jouer un rôle constructif.

Q : Le 23 mai, heure locale, Jableh et Tartous, villes côtières dans le Nord-Ouest de la Syrie, ont été la cible de plusieurs attentats-suicides, faisant un lourd bilan humain avec au moins 148 personnes péries. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine s'oppose à toute forme de terrorisme et condamne vivement ces explosions terroristes en Syrie qui ont causé de nombreux blessés et morts chez la population civile.

Le règlement politique est l'unique solution à la crise syrienne. Nous souhaitons que les différentes parties concernées mettent en œuvre effectivement les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et les consensus de la 5e réunion des ministres des affaires étrangères du Groupe de soutien international à la Syrie, maintiennent et élargissent le cessez-le-feu, et travaillent à la reprise des négociations de paix, afin d'apporter au plus tôt l'espoir de paix et de stabilité au peuple syrien.

Q : Selon des sources d'information, Taiwan a nommé un soi-disant « ambassadeur aux États-Unis ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La politique d'une seule Chine est largement observée par la communauté internationale. Taiwan ne peut entretenir avec les États-Unis que des relations non gouvernementales et non officielles, le statut de ses établissements aux États-Unis et de leurs responsables est donc très clair. Nous nous opposons fermement à tout agissement visant à créer « deux Chine », « une Chine, un Taiwan » et « l'indépendance de Taiwan ». Nous espérons que les pays concernés poursuivront le principe d'une seule Chine et n'autoriseront pas les établissements et personnels concernés de Taiwan à se livrer à des activités non conformes à leur statut.

Q : Avez-vous des informations sur les ressortissants de la RPDC qui ont fui la Chine ?

R : Je n'en dispose pas d'information.

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