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Conférence de presse du 23 mai 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/05/23

Sur l’invitation du Vice-Premier Ministre de la Fédération de Russie Arkadi Dvorkovitch, des gouvernements de l’Azerbaïdjan, de la Géorgie et de l’Arménie, du 30 mai au 7 juin, le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Zhang Gaoli se rendra en Russie pour la 13e réunion du Comité de coopération Chine-Russie sur l’énergie et le 2e Forum des PME Chine-Russie, et effectuera une visite bilatérale en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Arménie.

Q : Selon des sources d’information, le Président indien Pranab Mukherjee a exprimé, lors d’une interview accordée à des médias chinois, la volonté de son pays de travailler avec la Chine à trouver une solution « équitable, raisonnable » et « mutuellement acceptable » à la question de la frontière entre les deux pays, en vue d’approfondir les relations bilatérales. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine et l’Inde s’engagent toutes les deux à résoudre les différends territoriaux par voie de négociations et à trouver ensemble une solution équitable, raisonnable et mutuellement acceptable à la question de la frontière. Au cours des trois dernières décennies, les deux parties ont travaillé activement à faire progresser les négociations sur les frontières, à bien gérer les différends et à préserver la paix et la tranquillité dans la zone frontalière, ce qui a permis de créer des conditions favorables à un développement sain et stable des relations sino-indiennes. Actuellement, les deux pays ont mis en place une série de mécanismes relatifs à la question de la frontière, dont la réunion des représentants spéciaux pour la question frontalière, et déterminé les principes directeurs politiques et la feuille de route en « trois étapes » pour le règlement de la question frontalière. La Chine entend continuer à travailler avec l’Inde à accélérer les négociations sur le cadre du règlement de la question frontalière et à régler rapidement cette question léguée par l’histoire, afin de faire progresser encore davantage les relations entre les deux pays.

Q : Le Président Barack Obama est actuellement en visite au Viet Nam, et la partie américaine a décidé de lever l’embargo sur les armes contre le pays, ce qui marque le resserrement des liens entre les États-Unis et le Viet Nam. Qu’en pensez-vous ?

R : La Chine, pays voisin du Viet Nam, se réjouit de voir le Viet Nam développer des relations normales avec tous les pays, y compris les États-Unis. Nous espérons que cela contribuera à la paix, à la stabilité et au développement de la région.

Q : J’ai deux questions. Premièrement, le Président indien Pranab Mukherjee commencera demain sa visite à Guangzhou et à Beijing. Veuillez nous en donner plus de détails. Quels dirigeants chinois va-t-il rencontrer ? Quels sont les questions à aborder et les résultats attendus ? Deuxièmement, la flotte orientale de la marine indienne participera aux exercices militaires maritimes conjoints Japon-États-Unis-Inde qui se tiendront à Okinawa au Japon. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Sur l’invitation du Président Xi Jinping, le Président Pranab Mukherjee effectuera une visite d’État en Chine du 24 au 27 mai. C’est la première visite d’État du Président Mukherjee en Chine et l’un des échanges de haut niveau les plus importants entre les deux pays en 2016. À Beijing, les dirigeants chinois le rencontreront et s’entretiendront avec lui pour des échanges de vues approfondis sur les relations bilatérales et les questions d’intérêt commun. Par la suite, le Président Mukherjee se rendra à Guangzhou. La partie chinoise attache une grande importance à la présente visite du Président Mukherjee et lui réservera un accueil chaleureux et cordial. Les deux parties sont en étroite communication quant aux résultats de la visite.

Pays émergents en développement rapide l’une comme l’autre, la Chine et l’Inde ont une influence qui s’accroît chaque jour davantage dans les affaires régionales et internationales. Elles se sont affirmées comme une force importante dans la préservation de la paix et de la stabilité dans le monde. Ces dernières années, les relations sino-indiennes ont maintenu une bonne dynamique de développement sain et stable. La visite du Président Xi Jinping en Inde en 2014 et la visite du Premier Ministre Modi en Chine en 2015 ont ouvert une nouvelle ère de développement rapide aux relations entre les deux pays. Nous entendons travailler avec l’Inde, en saisissant l’opportunité offerte par la visite du Président Mukherjee, à favoriser la mise en œuvre des importants consensus dégagés par les dirigeants des deux pays et à faire progresser la coopération pragmatique dans tous les domaines, afin de construire un partenariat de développement plus étroit entre les deux pays.

S’agissant de la deuxième question, nous avons noté les informations concernées. La Chine n’oppose pas d’objection à la coopération militaire normale entre les pays concernés et espère que ce genre de coopération pourra contribuer à la paix et à la stabilité dans la région.

Q : La Chine et le Viet Nam sont des voisins proches. Alors pourquoi ces dernières années le Viet Nam a toujours demandé aux États-Unis de lever l’embargo sur les armes ? Quel impact cette décision américaine aura-t-elle sur les relations entre les États-Unis et le Viet Nam ?

R : Je comprends ce qui vous amène à poser cette question. Vous auriez dû la poser au Viet Nam, et non à la Chine. Comme je viens de le dire, nous nous félicitons du développement des relations normales entre les États-Unis et le Viet Nam et espérons que ce sera favorable à la paix et à la stabilité régionale.

Q : La Maison Blanche a confirmé la mort du chef des talibans afghans le mollah Akhtar Mansoor dans une frappe effectuée par un drone de l’armée américaine le week-end dernier. Quel est votre commentaire là-dessus ? Compte tenu du rôle actif que la Chine joue dans le groupe de coordination quadrilatérale Afghanistan-Pakistan-Chine-États-Unis pour promouvoir les pourparlers de paix avec les talibans, est-ce que cette affaire va affecter les négociations de paix ?

R : Nous avons noté les informations concernées. La Chine espère que le processus de paix et de réconciliation en Afghanistan continuera à progresser et que les différentes parties concernées œuvreront ensemble à la paix et à la stabilité en Afghanistan et dans la région.

Q : Selon des sources d’information, le Ministère pakistanais des Affaires étrangères a publié une déclaration affirmant que le Pakistan avait officiellement demandé l’adhésion au Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN). La Chine soutiendra-t-elle cette demande ?

R : Le GFN est une composante importante du régime international de non-prolifération nucléaire. Ce régime a comme pierre angulaire le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), il s’agit là d’un consensus réalisé depuis de longues années par la communauté internationale et réaffirmé à la dernière Conférence d’examen du TNP tenue au milieu de l’année 2015. C’est pourquoi le GFN a toujours fait du « statut d’État partie au TNP » une condition sine qua non de l’adhésion des nouveaux membres.

La Chine a noté la demande d’adhésion officielle du Pakistan au GFN. Le Pakistan n’est pas État partie au TNP. Et les discussions sur l’adhésion des « États non partie au TNP » sont toujours en cours au sein du GFN, dont les membres restent encore divisés sur cette question. Voilà pourquoi la Chine et beaucoup d’autres pays proposent, depuis un certain temps, de discuter d’abord pleinement de la question de l’adhésion des « États non partie au TNP », afin de pouvoir prendre la décision finale par consensus et consultations. La position de la Chine s’applique à tous les « États non partie au TNP », y compris le Pakistan.

Le Pakistan est partenaire de coopération stratégique de tout temps et proche voisin de la Chine. La position de principe de la Chine susmentionnée ne vise pas le Pakistan en particulier. La Chine soutient le GFN dans la poursuite des discussions approfondies sur l’adhésion des « États non partie au TNP », afin de parvenir à un accord le plus tôt possible. Nous continuerons à jouer un rôle constructif dans les discussions concernées.

Q : Selon la Chine, le statut d’État partie au TNP est un préalable de l’adhésion au GFN. Le Ministère indien des Affaires étrangères y a réagi en affirmant que ce genre d’exigence n’existe pas et en citant l’exemple de la France qui avait adhéré au GFN sans avoir signé le TNP. D’après l’Inde, une telle corrélation, si elle existe, est entre le GFN et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et non entre le GFN et le TNP. Comment y réagissez-vous ?

R : La question de l’« adhésion » au GFN n’existe pas pour la France puisqu’elle en est pays fondateur. Votre question prouve justement combien le GFN est important et nécessaire en tant que fondement du régime international de non-prolifération nucléaire. Comme vous le savez, le TNP, depuis son entrée en vigueur dans les années 1970, a gagné progressivement la reconnaissance de la communauté internationale pour devenir la pierre angulaire du régime international de non-prolifération, un fait maintes fois confirmé au cours des dernières conférences d’examen du TNP. Tout cela démontre parfaitement que fonder le régime international de non-prolifération sur le TNP constitue un consensus international.

Q : Human Rights Watch basé à New York a publié, le 22 mai, un rapport sur les droits de l’homme au Tibet, critiquant le gouvernement chinois d’avoir pris des mesures de répression encore plus sévères au Tibet. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je n’ai aucun commentaire à faire sur ce rapport publié par la soi-disant organisation des droits de l’homme que vous avez mentionnée. Combien d’entre eux ont été en Chine, et au Tibet en particulier ? Que savent-ils de la réalité au Tibet ? Nous espérons que ces gens-là pourront voir la Chine de manière objective et juste, et non à travers un prisme.

Q : Selon des sources d’information, la Cour populaire suprême de Chine a consenti à l’extradition vers le Japon d’un Brésilien d’origine japonaise détenu en Chine. Quand la Chine envisage-t-elle de l’extrader ?

R : Je n’en suis pas au courant.

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