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Conférence de presse du 26 avril 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/04/26

Dans le but de concrétiser les acquis de la 6e réunion des dirigeants Chine-Japon-République de Corée tenue à Séoul l’année dernière, l’Association chinoise de la diplomatie publique et le Secrétariat de coopération trilatérale Chine-Japon-République de Corée organiseront le 29 avril à la Résidence des Hôtes d’État Diaoyutai le premier forum Chine-Japon-République de Corée sur la diplomatie publique et forum international 2016 sur la coopération Chine-Japon-République de Corée. L’ancien Vice-Président du Comité permanent de l’APN de Chine Xu Jialu, l’ancien Premier Ministre de la République de Corée Goh Kun et le Président du Conseil général du Parti libéral-démocrate japonais et ancien Ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie Toshihiro Nikai seront présents à la cérémonie d’ouverture et prononceront des discours thématiques. Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Yesui y assistera et donnera une allocution. Les personnalités des différents milieux des trois pays procèderont à des discussions sur le thème « Porter la coopération trilatérale Chine-Japon-République de Corée à un nouveau palier par le renforcement des dialogues et des échanges ». Nous sommes convaincus que cet événement jouera un rôle constructif dans la promotion de l’interaction bénéfique et de la coopération entre les trois pays.

Q : Selon des sources d’information, le 25 avril, le Ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida a prononcé un discours sur les relations sino-japonaises, dans lequel il a fait des commentaires positifs sur l’amélioration et le développement de ces relations à l’avenir et mentionné le développement des forces militaires et les activités maritimes de la Chine. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les messages positifs émis par le Ministre Fumio Kishida. Nous espérons que le Japon pourra traduire ses paroles en actes concrets et faire effectivement des efforts pour améliorer les relations sino-japonaises. Dans le même temps, nous avons constaté avec regret que le Japon continuait à faire des remarques déplacées sur la Chine concernant certaines questions. Je tiens à souligner que la Chine poursuit la voie du développement pacifique et la politique de défense nationale à caractère défensif avec une intention stratégique transparente. Les activités menées par la Chine en Mer de Chine méridionale et en Mer de Chine orientale sont tout à fait légales, légitimes et irréprochables. Notamment sur la question de la Mer de Chine méridionale, le Japon, pays hors de la région, doit trouver sa juste place, adopter une attitude correcte et cesser de critiquer la Chine avec des propos déplacés, encore moins suivre l’exemple de certains pays de prendre des actes nuisibles à la stabilité de la région.

Q : Le 25 avril, le Département de la Défense des États-Unis a déclaré dans un rapport annuel que l’année dernière, l’armée américaine avait effectué des « opérations de liberté de navigation » vis-à-vis de 13 pays et régions dont la Chine, l’Inde et l’Indonésie, et que les actions visant la Chine avaient pour objectif de défier la juridiction chinoise sur l’espace aérien au-dessus de la zone économique exclusive de la Chine et les restrictions que la Chine cherche à imposer aux aéronefs passant par la zone d’identification de défense aérienne. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons pris note du rapport pertinent publié par l’armée américaine. Les soi-disant « opérations de liberté de navigation » sont au fond des actes visant à faire avancer par la force les revendications unilatérales des États-Unis à l’appui de leurs armées maritimes et aériennes puissantes. S’ils ont lancé le « programme de liberté de navigation » en 1979 avant la signature de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), c’est pour assurer au maximum la liberté et la mobilité des forces militaires américaines dans tous les océans et défier le nouvel ordre maritime sans adhérer à la CNUDM. Cela montre bien les intentions des États-Unis de dominer l’ordre maritime, leur logique hégémonique et leur concept d’« exception américaine » selon lesquels le droit international est à observer seulement quand il correspond à leurs intérêts.

Nous espérons que les États-Unis pourront respecter la souveraineté et la sécurité des autres pays et agir davantage en faveur de la préservation de l’ordre maritime international et de la paix et la stabilité dans la région.

Q : Selon des sources d’information, le gouvernement indien a annulé le visa de Dolkun Isa, chef du « Congrès mondial des Ouïgours ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Après avoir appris que le gouvernement indien allait accorder un visa à Dolkun Isa, nous avons immédiatement exprimé nos préoccupations à la partie indienne par voie diplomatique.

Je voudrais souligner que Dolkun Isa est un terroriste sur la liste rouge d’Interpol et de la police chinoise. Le traduire en justice est l’obligation qui incombe aux pays concernés. Actuellement, avec le bon élan du développement des relations sino-indiennes, les deux pays doivent respecter les préoccupations de part et d’autre et gérer adéquatement les questions concernées.

Q : Le 25 avril, le gouvernement japonais a arrêté un bateau de pêche taiwanais. Veuillez nous en donner plus d’informations.

R : Nous avons noté les informations concernées et nous sommes en train de les vérifier.

Q : Dans son rapport annuel 2015 sur Hong Kong, l’UE a fait remarquer que la mise en œuvre du principe dit « un pays, deux systèmes » à Hong Kong affrontait des défis et appelé le gouvernement central de la Chine à respecter les arragements relatifs à Hong Kong en tant que région administrative spéciale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La détermination du gouvernement chinois à poursuivre le principe dit « un pays, deux systèmes » est inébranlable. Faisant fi des faits réels, le rapport de l’UE a fait des remarques irresponsables et infondées sur les affaires de Hong Kong, nous nous y opposons fermement. Je voudrais réitérer que les affaires de Hong Kong, région administrative spéciale de Chine, relèvent des affaires intérieures de la Chine, et qu’aucun pays étranger n’a le droit de s’y ingérer. Nous demandons à l’UE d’agir et parler avec prudence et d’arrêter d’intervenir dans les affaires de Hong Kong.

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