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Conférence de presse du 13 avril 2016 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2016/04/13

Sur l'invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Li Keqiang, le Premier Ministre de Nouvelle-Zélande John Key effectuera une visite officielle en Chine du 17 au 22 avril.

Sur l'invitation du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Zhang Gaoli participera, en tant qu'envoyé spécial du Président Xi Jinping, à la cérémonie de signature de haut niveau de l'Accord de Paris au siège de l'ONU à New York le 22 avril et apposera sa signature au nom de la Chine sur l'Accord de Paris.

Les pays membres de la Conférence sur l'interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA) ont décidé d'un commun accord d'organiser la 5e Réunion des Ministres des Affaires étrangères de la CICA à Beijing les 27 et 28 avril. Les Ministres des Affaires étrangères des pays membres et observateurs de la CICA et les représentants des organisations internationales observatrices sont invités à y participer et les représentants d'autres organisations internationales y seront accueillis en tant qu'invités du pays hôte.

Q : Selon des sources diplomatiques, le Ministère chinois des Affaires étrangères a convoqué hier l'Ambassadeur du Japon en Chine et des diplomates de haut niveau d'autres pays. Pourriez-vous le confirmer ? La Chine est-elle inquiète de l'inscription de la question relative à la Mer de Chine méridionale comme un point principal à l'ordre du jour du Sommet du G7 prévu fin mai au Japon ?

R : Avant la tenue de la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G7, nous pensions que cette réunion n'aurait pas grand-chose à voir avec la Chine, mais certains médias disaient déjà que les questions relatives à la Mer de Chine méridionale et à la Mer de Chine orientale seraient l'un des principaux sujets à aborder par cette réunion sous la présidence du Japon. Avant la sortie des documents officiels de la réunion, nous avons déclaré qu'il fallait attendre la publication des documents pour savoir s'il y avait lieu de réagir. Après la publication de la déclaration, nous avons estimé qu'il y avait effectivement des éléments infondés et erronés là-dedans. Dans les relations interétatiques, quand quelque chose ne vas pas, nous faisons savoir nos vues et positions au pays concerné, d'autant qu'un officiel de haut niveau d'un pays du G7 a dit publiquement souhaiter que la voix du G7 soit entendue par la Chine. C'est pourquoi nous avons convoqué les ambassadeurs des pays concernés et leur avons présenté solennellement la position chinoise sur cette question. Quant au contenu concret, je peux vous dire que la position exprimée à cette occasion n'est point différente de notre déclaration publique puisque notre position est constante.

Je souhaite ajouter que j'ai le sentiment que certains médias et parties ne s'intéressent pas tellement à la position chinoise, parce qu'ils relaient rarement la position chinoise dans son intégralité. Il semble qu'ils s'accrochent plutôt à leur conjecture selon laquelle la déclaration du G7 est d'une grande importance avec un grand retentissement dans le monde et ayant pour conséquence d'accroître la pression sur la Chine. Je ne sais pas si c'est là leur vraie pensée. Si oui, je leur conseillerai de cesser de s'aveugler sur la réalité.

Q : Nous avons noté que le Vice-Ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin a participé ce matin au séminaire sur le 20e anniversaire de la signature de l'Accord sur le renforcement de la confiance militaire dans les zones frontalières. Pourriez-vous nous en présenter plus de détails ?

R : Cette année marque le 20e anniversaire de la signature de l'Accord sur le renforcement de la confiance militaire dans les zones frontalières entre la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan. Ce matin s'est tenu à Beijing le séminaire sur les expériences réussies de l'application de l'accord, organisé par l'Institut chinois d'études internationales et quelques autres organisations. Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin et le Directeur général adjoint au Département de la mobilisation pour la défense nationale de la Commission militaire centrale Mou Mingbin y ont participé et donné chacun une intervention.

Je tiens à souligner que ce « traité de confiance », signé par la Chine et les pays concernés, est le fruit d'une grande sagesse politique permettant d'ouvrir non seulement une brèche dans la logique de la guerre froide mais aussi la voie à un tout nouveau mode de coopération sécuritaire, jouant ainsi un rôle positif dans la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région. Cet accord est un exemple réussi de la mise en œuvre de la politique chinoise sur un règlement négocié et pacifique aux différends entre États. Nous sommes convaincus que le Séminaire sera très inspirant et enrichissant en ce qui concerne le traitement des différends concernés dans la région et dans le reste du monde.

Q : Les chiffres du commerce extérieur chinois du premier trimestre publiés aujourd'hui montrent une augmentation continue du volume des échanges avec la RPDC, alors que les mesures de sanction adoptées par l'ONU contre la RPDC sont en exécution en Chine. Comment expliquer cette augmentation ?

R : Au fait, nous avons présenté à maintes reprises notre position sur cette question. La Chine est membre de l'ONU et membre permanent du Conseil de Sécurité et elle ne ménage aucun effort pour appliquer scrupuleusement et intégralement les résolutions du Conseil de Sécurité. Cela est incontestable. Dans le même temps, en dehors du cadre des résolutions de sanction du Conseil de Sécurité, la Chine entretient des relations normales avec la RPDC et d'autres pays, ce qui n'a rien de répréhensible.

Q : Les États-Unis et l'Inde ont convenu de signer un accord autorisant l'utilisation mutuelle de leurs bases logistiques sauf le déploiement de soldats. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les reportages concernés dans certains médias sur la visite en Inde du Secrétaire américain à la Défense. Je veux souligner que l'Inde est un pays d'influence majeure dans le monde et applique depuis longtemps une politique extérieure d'indépendance dans les affaires internationales. Comme les autres pays, l'Inde élabore ses politiques extérieures sur la base de ses propres intérêts. Cela me rappelle la question que vous avez posée hier. Comme vous le savez, le Ministre indien de la Défense sera prochainement en visite en Chine.

Q : Hier, le Président Xi Jinping s'est entretenu avec le Président nigérian et une série d'accords bilatéraux ont été signés. Les deux parties ont déclaré dans le même temps que la sécurité faisait partie des priorités auxquelles elles s'attachaient. La Chine a-t-elle avancé certaines propositions ?

R : Hier, nous avons communiqué les informations détaillées sur l'entretien entre le Président Xi Jinping et le Président nigérian Muhammadu Buhari en visite en Chine. Et le Directeur général des Affaires d'Afrique du Ministère chinois des Affaires étrangères Lin Songtian a répondu d'une manière plutôt exhaustive aux questions des journalistes.

Concernant votre question précise, je donne de nouveau des explications mais d'une façon plus succincte. Lors de son entretien avec le Président nigérian, le Président Xi Jinping a indiqué que le 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, célébré cette année, est l'occasion de constater d'excellents résultats obtenus grâce aux efforts conjugués de part et d'autre dans la coopération bilatérale dans les divers domaines comme la confiance politique mutuelle, la coopération économique et commerciale, les échanges culturels et humains et la sécurité. Il est à noter que les relations sino-nigérianes possèdent un grand potentiel et que les deux parties partagent la forte volonté politique de les développer davantage. Durant la visite du Président nigérian, les deux parties ont discuté des moyens d'approfondir encore plus leur coopération dans les différents domaines sous de nouvelles conditions.

Q : Le Directeur général des Affaires d'Afrique du Ministère chinois des Affaires étrangères a fait savoir que la sécurité était un des sujets au centre des discussions entre les deux parties, sans donner plus de détail. J'aimerais donc savoir le contenu des discussions au sujet de la sécurité entre les deux parties ?

R : Les deux parties ont effectivement échangé sur les moyens d'approfondir davantage leur coopération. Les détails ne sont pas disponibles pour le moment puisque les discussions se poursuivent. Mais j'attire votre attention au Forum Chine-Nigéria sur les capacités de production et l'investissement, organisé à Beijing par la Commission nationale du Développement et de la Réforme de Chine, le Ministère chinois des Affaires étrangères, la Banque chinoise de Développement ainsi que le Ministère nigérian de l'Industrie, du Commerce et de l'Investissement. Il a été l'occasion de présenter un grand nombre de projets et d'idées sur la coopération sino-nigériane dans le domaine économique et commercial. Les deux parties ont aussi discuté de l'approfondissement de leur coopération en matière de culture et de sécurité. Les résultats plus mûrs, une fois obtenus, vous seront présentés en temps opportun.

Q : Récemment, lors du point de presse sur son voyage en Asie devant les journalistes chinois, japonais et mongols, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que sur la question relative à la Mer de Chine méridionale, tous les pays directement concernés devaient continuer à rechercher un règlement politique et diplomatique mutuellement acceptable et que les autres pays devaient cesser toute intervention et toute tentative visant à internationaliser ladite question et fait remarquer que la médiatisation au sujet de la Mer de Chine méridionale et la tentative d'internationalisation ne serviront à rien. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous saluons la déclaration faite par la partie russe. Toutes les personnes, organisations internationales et nations véritablement attachées à la paix et à la stabilité en Mer de Chine méridionale devront soutenir un règlement des différends par le biais des consultations et négociations entre les pays directement concernés dont la Chine dans le respect du droit international, des accords bilatéraux et de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale. Tous les actes par les pays et organisations hors de la région visant à spéculer sur la question relative à la Mer de Chine méridionale, à exagérer ou créer des tensions, ou encore à semer la discorde entre les pays de la région, loin d'être constructifs, risquent d'écarter de la bonne voie le règlement de la question relative à la Mer de Chine méridionale.

Q : Craignez-vous que la Mer de Chine méridionale ne devienne un sujet principal du Sommet du G7 fin mai ?

R : Vous connaissez certainement la position chinoise sur la question relative à la Mer de Chine méridionale, nous l'avons maintes fois réaffirmée. Nous estimons que depuis l'apparition de différends en Mer de Chine méridionale dans les années 1970, les pays de la région ont œuvré et œuvrent toujours à régler cette question par des consultations amicales. Dans le contexte actuel, l'engagement des pays de la région pour préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et dans la région ainsi que le dynamisme de la région en tant que moteur principal de l'économie mondiale reste intact et se poursuit. Tous les actes visant à semer le chaos, à attiser les tensions ou à compromettre les efforts des pays de la région pour la paix, la stabilité et la prospérité commune sont déconseillés. Si certains s'obstinent à le faire malgré tout, ces actes seront contre-productifs pour la paix, la stabilité et le développement dans la région et ne seront pas dans leurs propres intérêts sur le long terme.

Q : Concernant les Taiwanais qui ont été rapatriés du Kenya vers la partie continentale de la Chine, le Ministère chinois de la Sécurité publique a publié aujourd'hui des informations. Ces Taiwanais, soupçonnés d'escroquerie, ont été acquittés par le tribunal au Kenya, alors pourquoi il faut tout de même les rapatrier vers la partie continentale de la Chine ?

R : Regardez de plus près les informations publiées aujourd'hui par le Ministère chinois de la Sécurité publique et les explications données sur cette question par les hauts responsables du Ministère kenyan de l'Intérieur. Ces personnes ne sont pas totalement acquittées. Il y a de vrais suspects.

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