Page d'accueil > Porte-parole du MAE
Conférence de presse du 6 janvier 2016 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2016/01/06

Je commence par vous annoncer une déclaration du Ministère des Affaires étrangères :

Aujourd'hui, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a effectué un nouvel essai nucléaire en dépit de l'opposition de toute la communauté internationale. Le gouvernement chinois s'y oppose résolument.

Réaliser la dénucléarisation de la péninsule coréenne, prévenir la prolifération nucléaire et préserver la paix et la stabilité en Asie du Nord-Est, telle est la position ferme de la Chine. Nous exhortons vivement la RPDC à respecter son engagement de dénucléarisation et à cesser toute action susceptible d'aggraver la situation.

Sauvegarder la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne et en Asie du Nord-Est est dans l'intérêt de toutes les parties. La Chine est déterminée à promouvoir l'objectif de la dénucléarisation de la péninsule et estime qu'il faut s'en tenir au cadre des Pourparlers à Six pour régler la question nucléaire de la péninsule coréenne.

Q : Avant de mener l'essai nucléaire, la RPDC en a-t-elle informé la Chine ? Deuxième question, pensez-vous à des sanctions contre la RPDC ?

R : Sur la première question, nous n'avons eu aucune information concernée avant l'essai nucléaire de la RPDC. Sur la deuxième question, la Chine continuera à s'acquitter de ses obligations internationales et travaillera ensemble avec la communauté internationale en vue de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Q : Disposez-vous de données sur la radioactivité de l'air et des cours d'eau à la frontière avec la RPDC ? Si oui, vont-elles être publiées ? Qu'est-ce que vous avez pris comme mesures ?

R : Le gouvernement chinois est hautement attentif à la sécurité des citoyens chinois. Les départements chinois compétents sont en train d'examiner toute sorte d'impacts de l'essai nucléaire sur la Chine et ont pris toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des citoyens à l'intérieur du pays.

À ma connaissance, le Ministère de l'Environnement surveille de très près les indicateurs concernés et procèdera à une surveillance d'urgence de la radioactivité dans toute la région frontalière, avec une analyse et une communication renforcées des données de la radioactivité. Selon les données recueillies en continu jusqu'ici par les stations de surveillance de la radioactivité de l'air du Ministère de l'Environnement, la radioactivité gamma reste à un niveau normal, dans les limites du bruit de fond radioactif local.

Q : La Chine a toujours fait des efforts pour empêcher la RPDC de passer aux essais nucléaires. Cette fois-ci, en plus de manifester son opposition, quelles sont les mesures concrètes qu'elle prendra ?

R : Notre position sur la question nucléaire de la péninsule coréenne est claire et ferme. Nous nous prononçons résolument pour la dénucléarisation de la péninsule, la prévention de la prolifération nucléaire et la préservation de la paix et de la stabilité en Asie du Nord-Est. Sauvegarder la paix et la stabilité dans la péninsule et en Asie du Nord-Est correspond aux intérêts communs de toutes les parties. Nous travaillerons avec détermination à la dénucléarisation en nous en tenant fermement au cadre des Pourparlers à Six pour régler le dossier nucléaire de la péninsule coréenne.

Q : Passerez-vous à l'action en plus de ces mots ?

R : Nous avons toujours fait des efforts agissants dans le sens de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, que ce soit par paroles, par mesures politiques ou par actions concrètes. Une péninsule dénucléarisée et une Asie du Nord-Est de paix et de stabilité correspondent aux intérêts communs de toutes les parties et dépendent de leurs efforts conjugués. La situation actuelle n'a fait que de justifier l'importance, l'urgence et la nécessité de relancer rapidement les Pourparlers à Six et de résoudre la question nucléaire de la péninsule coréenne dans ce cadre. Nous entendons œuvrer ensemble avec les parties concernées pour poursuivre fermement l'objectif de la dénucléarisation et faire valoir le rôle des Pourparlers à Six en vue du règlement de la question nucléaire de la péninsule.

Q : Pourriez-vous nous dire s'il s'agit d'un test de bombe à hydrogène ou de bombe atomique ?

R : Nous avons pris note de la déclaration de la RPDC sur cet essai. Nos experts travaillent d'arrache-pied pour faire des analyses. Notre position est très claire : nous sommes fermement opposés à ce nouvel essai nucléaire. Nous exhortons la RPDC à s'en tenir à son engagement de dénucléarisation et à cesser toute action susceptible d'aggraver la situation.

Q : Comment voyez-vous les perspectives des Pourparlers à Six après cet essai ?

R : Ce qui s'est passé prouve que les Pourparlers à Six sont le seul moyen réaliste et efficace de régler la question nucléaire de la péninsule coréenne. Nous continuerons à promouvoir avec détermination la dénucléarisation et à privilégier le cadre des Pourparlers à Six pour trouver une solution à la question nucléaire. Nous entendons poursuivre les efforts constructifs avec toutes les parties dans ce sens.

Q : L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué le 4 janvier que toutes les armes chimiques déclarées par la Syrie avaient été détruites. Quel est votre commentaire sur ce sujet ?

R : La destruction totale des armes chimiques syriennes est un succès de l'initiative de la communauté internationale de dénouer pacifiquement la crise de l'arme chimique en Syrie et un fruit des efforts communs du gouvernement syrien, de l'OIAC, de l'ONU et des différentes parties de la communauté internationale. Nous le saluons et nous en félicitons.

La Chine soutient toujours le démantèlement de l'arsenal chimique syrien et y a apporté une contribution énergique. Nous entendons travailler dans une attitude constructive pour continuer à promouvoir le règlement politique de la question syrienne avec les différentes parties.

Q : Selon des sources d'information, les autorités indonésiennes et chinoises travaillent ensemble pour interdire le déplacement illégal des extrémistes religieux vers l'Indonésie. Pourquoi ? Nous avons appris que des officiels indonésiens chargés de la lutte contre le terrorisme s'étaient rendus en Chine pour mener des enquêtes sur ce sujet. Pourriez-vous confirmer cette information ? Deuxième question, que pensez-vous des discussions entre Taiwan et le Japon sur la question des « femmes de réconfort » ?

R : Sur votre première question, la Chine accorde depuis toujours une haute importance à la protection des droits et intérêts légitimes des citoyens chinois en matière d'entrée et de sortie du territoire et elle œuvre pour renforcer effectivement sa coopération avec les autres pays, y compris l'Indonésie, dans la répression de la criminalité transnationale. Nous combattrons fermement avec les pays concernés de la région la migration illégale et clandestine qui va à l'encontre des conventions et du droit internationaux. Quant aux officiels indonésiens venus en Chine pour des enquêtes, je ne dispose pas d'informations là-dessus pour l'instant.

Sur votre deuxième question, la position de la Chine sur la question des « femmes de réconfort » est très claire. La partie japonaise doit résoudre adéquatement les questions y relatives avec honnêteté et responsabilité. Et notre position sur les échanges de Taiwan avec l'extérieur est constante.

Q : Avez-vous convoqué l'Ambassadeur de RPDC pour faire des représentations ?

R : Bien sûr, nous allons faire des représentations solennelles auprès de la RPDC.

Recommander à   
  Imprimer
Consulat Général de la République Populaire de Chine à Marseille Tous droits réservés