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Conférence de presse du 29 décembre 2015 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2015/12/29

Q : Le Japon et la République de Corée sont parvenus à un consensus sur la question des « femmes de réconfort », et le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a présenté ses excuses aux victimes. La Chine mènera-t-elle des consultations avec le Japon sur cette question pour en promouvoir le règlement définitif ?

R : La guerre d'agression lancée par les militaristes japonais a infligé de profondes souffrances au peuple chinois et aux autres peuples victimes de l'Asie. Nous demandons depuis toujours à la partie japonaise de bien envisager et traiter son passé d'agression, d'en tirer les leçons et de prendre des actions concrètes pour gagner la confiance des pays voisins asiatiques et de la communauté internationale.

Sur la question des « femmes de réconfort », j'ai présenté la position de la Chine hier. Nous exhortons de nouveau la partie japonaise à regarder en face son passé d'agression, à s'en repentir effectivement et à traiter les questions concernées dans un esprit responsable. Cette position demeure constante et inchangée.

Q : La partie taiwanaise a fait savoir qu'elle mènerait des consultations avec la partie japonaise sur la question des « femmes de réconfort » taiwanaises. Est-ce que le gouvernement chinois fera des représentations auprès de la partie japonaise sur ce sujet ?

R : Durant la Seconde Guerre mondiale, les militaristes japonais ont procédé au recrutement forcé des « femmes de réconfort » dans différentes régions en Chine, commettant ainsi un grave crime contre l'humanité. Nous exhortons la partie japonaise à assumer effectivement ses responsabilités, à respecter les préoccupations des victimes ainsi qu'à résoudre les questions concernées de manière adéquate.

Q : Selon un article récemment publié par The New York Times, l'initiative chinoise « Ceinture et Route » crée des tensions géopolitiques et certains pays sont inquiets de devenir trop dépendants de la Chine. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Depuis le lancement de l'initiative « Ceinture et Route » il y a plus de deux ans, plus de 60 pays riverains et organisations internationales ont adopté une attitude positive pour y participer. Beaucoup de pays ont signé des accords de coopération ou dégagé des consensus sur la coopération avec la Chine sur la base de l'égalité et du bénéfice réciproque, et des projets phares de coopération bilatérale et multilatérale progressent à pas assurés. Cela démontre pleinement que l'initiative « Ceinture et Route » répond aux besoins de développement des pays et régions riverains, aux intérêts communs des différentes parties concernées et à la tendance de la coopération régionale et internationale.

L'initiative « Ceinture et Route » contribue à renforcer l'interconnexion entre le continent eurasiatique et les autres continents, à diversifier les canaux pour la croissance économique, le développement énergétique et le commerce des pays sans littoral, à accroître la demande et l'emploi dans les pays riverains et à promouvoir la reprise globale de l'économie mondiale, ce qui est dans l'intérêt de tous les pays du monde.

C'est une initiative ouverte et inclusive pour la coopération régionale. Elle n'est pas un outil géopolitique. La Chine n'a pas d'intention géostratégique de rechercher la soi-disant sphère d'influence, et elle n'impose jamais ses volontés à autrui. Nous allons continuer, dans le respect des principes du consensus, du partage et des actions communes, à approfondir la coopération pragmatique dans de divers domaines avec les pays riverains de sorte à réaliser le bénéfice réciproque et le gagnant-gagnant.

Q : La Chine pense-t-elle que le Japon est sincère pour résoudre la question des « femmes de réconfort » ?

R : La question des « femmes de réconfort » touche au sentiment et à la dignité des peuples des nombreux pays victimes en Asie dont la Chine et la République de Corée. Tout comme vous, nous attendons de voir si le Japon pourra joindre l'action à la parole et rester constamment fidèle à ses engagements.

Q : Le 28 décembre, l'épouse du Premier Ministre japonais Akie Abe a écrit sur sa page personnelle d'un réseau social qu'elle avait visité le sanctuaire Yasukuni. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La position de la Chine sur la question du sanctuaire Yasukuni est claire et constante. Nous exhortons la partie japonaise à regarder en face son passé d'agression, à s'en repentir profondément, à en finir définitivement avec le militarisme et à déployer sincèrement des efforts pour renforcer la confiance mutuelle et réaliser la réconciliation avec ses pays voisins asiatiques. Sur la question de l'histoire, nous souhaitons que le Japon puisse joindre l'action à la parole et rester constamment fidèle à ses engagements.

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