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Conférence de presse du 28 décembre 2015 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2015/12/28

Q : Selon des médias japonais, aujourd’hui, durant l’entretien entre les Ministres des Affaires étrangères du Japon et de la République de Corée, les deux parties sont parvenues à un consensus sur le règlement définitif de la question des « femmes de réconfort ». Comment voyez-vous ce résultat ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. L’enrôlement forcé des « femmes de réconfort » est un grave crime contre l’humanité commis par les militaristes japonais durant la Seconde Guerre mondiale contre les peuples des pays asiatiques et des autres pays victimes. La Chine préconise depuis toujours que la partie japonaise doit regarder son passé d’agression en face, faire un examen de conscience là-dessus et régler de manière responsable et adéquate les questions concernées.

Q : Selon des sources, le Président afghan Mohammad Ashraf Ghani a reçu le chef de l’armée pakistanaise, le Général Raheel Sharif, le 27 décembre. D’après la Présidence afghane, les deux parties sont convenues d’organiser en janvier prochain le premier tour du dialogue quadripartite réunissant l’Afghanistan, le Pakistan, les États-Unis et la Chine, afin de trouver une feuille de route globale pour la paix en Afghanistan. Quelle est la position de la Chine sur la tenue d’un tel dialogue ?

R : Nous avons noté les informations concernées. En tant que voisin commun du Pakistan et de l’Afghanistan, la Chine salue les efforts actifs que ces deux pays ont récemment déployés pour améliorer leurs relations, ces efforts permettraient de relancer le processus de réconciliation en Afghanistan et de réaliser la stabilité dans la région. La Chine soutient un processus de réconciliation « conduit par les Afghans et appartenant aux Afghans », et est ouverte à toute initiative contribuant à la réalisation de la paix et de la réconciliation en Afghanistan. Et elle entend continuer à jouer un rôle constructif dans le processus de réconciliation tout en restant en concertation et coordination avec les différentes parties.

Q : Le week-end dernier, des manifestants philippins sont montés sur l’île Zhongye des îles Nansha. Quelle est votre réaction ?

R : Nous avons noté les informations et reportages concernés, et nous exprimons notre vif mécontentement à l’égard des propos et actes de la partie philippine.

La Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Nansha dont l’île Zhongye. Nous exhortons une fois de plus la partie philippine à retirer tous les personnels et installations des îles et atolls chinois qu’elle occupe illégalement, et à arrêter d’agir au détriment de la paix et de la stabilité dans la région ainsi que des relations sino-philippines.

Q : Le 26 décembre, le Ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration relative au non-renouvellement de la carte de presse de la correspondante française de L’Obs Ursula Gauthier. Avez-vous d’autres mots à dire à ce sujet ?

R : Notre déclaration du samedi dernier a été très claire.

Dans un article publié le 18 novembre, Ursula Gauthier, correspondante à Beijing de L’Obs, a défendu de manière flagrante les actes terroristes et les massacres des civils innocents, ce qui a soulevé un tollé général au sein de la population chinoise. N’ayant pas présenté d’excuses sérieuses pour ses propos erronés en faveur du terrorisme, Ursula Gauthier n’est plus apte pour travailler en Chine.

La Chine garantit depuis toujours, en vertu de la loi, les droits et intérêts légitimes des bureaux permanents des agences de presse étrangères et des correspondants étrangers dans l’exercice des activités journalistiques sur le sol chinois, mais elle ne tolère jamais qu’on se donne la liberté de plaider pour les actes terroristes.

Après la publication de la déclaration du samedi, j’ai noté qu’Ursula Gauthier avait tenté de fournir des justifications inutiles, éludant le fond du problème. Ce ne sont que de vains efforts. D’après elle, ses critiques sur la politique ethnique de la Chine étaient à l’origine des mesures que celle-ci a prises à son endroit. Mais comme vous le savez fort bien, cela fait quinze ans qu’Ursula Gauthier vit et travaille en Chine. N’est-elle pas toujours en poste en Chine, malgré les critiques qu’elle a faites durant ces quinze années contre la Chine sur de nombreux dossiers ? Elle a même cherché à imputer, à tort, l’interdiction qui lui a été faite de pratiquer son métier de correspondante en Chine à la répression de la liberté d’expression dans le pays. À cet égard, j’aimerais lui rappeler ceci : parmi les 611 correspondants envoyés en Chine par plus de 300 agences de presse étrangères, 610 ont obtenu le renouvellement de leur carte de presse. Ursula Gauthier ferait mieux de réfléchir sur son propre problème.

Q : Le Japon et la République de Corée ont tenu aujourd’hui un entretien entre leurs Ministres des Affaires étrangères, et les relations entre ces deux pays pourraient, dit-on, s’améliorer. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Nous espérons que l’amélioration des relations entre la République de Corée et le Japon favorisera la stabilité et le développement dans la région et permettra de maintenir les pays concernés sur la voie de développement pacifique.

Q : Nous notons que les dispositions demandant aux entreprises étrangères de garder leurs serveurs et les données de leurs clients sur le territoire chinois, qui figuraient dans le projet de loi antiterroriste, n’ont pourtant pas été retenues dans la version finale. Pourquoi ? Est-ce à cause des critiques des pays occidentaux ?

R : Des explications précises ont été données par les responsables concernés de l’Assemblée populaire nationale. J’aimerais souligner deux points :

Premièrement, cette loi a été élaborée en réponse à l’évolution de la situation et aux besoins objectifs.

Deuxièmement, si vous y regardez de plus près, vous verrez que les dispositions intéressées n’ont rien de différent des législations des pays occidentaux concernés. Je crois qu’il ne doit pas y avoir de « deux poids deux mesures » sur cette question.

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