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Conférence de presse du 30 novembre 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/11/30

Q : Selon des sources d'information, des hommes armés ont attaqué, le 28 novembre, un camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) à Kidal, faisant trois morts et une vingtaine de blessés. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a vivement condamné cette attaque. Avez-vous un commentaire ?

R : La Chine condamne vivement la violente attaque contre la MINUSMA. Nous exprimons nos profondes condoléances aux victimes et notre vive sympathie à leurs familles et aux personnes blessées. La Chine exhorte les différentes parties à prendre des mesures efficaces pour assurer effectivement la sécurité des Casques bleus sur le terrain.

Q : La Commission électorale de l'Union du Myanmar a récemment publié les résultats définitifs des élections législatives. Avez-vous des commentaires là-dessus ? Comment voyez-vous le développement futur des relations entre la Chine et le Myanmar ?

R : La Commission électorale de l'Union du Myanmar a annoncé, à l'issue du dépouillement du scrutin qui s'était déroulé dans d'heureuses conditions, les résultats des élections législatives donnant la majorité des sièges à la Ligue nationale pour la Démocratie (LND). Nous félicitons la LND pour sa victoire. Pays voisin et ami du Myanmar, la Chine souhaite sincèrement que le Myanmar renoue avec la stabilité politique, l'harmonie interethnique et le développement économique et que les différents partis politiques du Myanmar œuvrent ensemble à l'édification et au développement du pays.

La Chine poursuit depuis toujours une politique d'amitié à l'égard du Myanmar, et cette politique ne changera pas. Nous continuerons, comme par le passé, à consolider l'amitié traditionnelle, à approfondir la coopération mutuellement avantageuse avec le Myanmar et à soutenir les efforts de ce dernier pour la stabilité, le développement et l'amélioration du bien-être de la population.

Q : Selon des médias pakistanais, la Chine se serait engagée à soutenir l'adhésion du Pakistan au Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN). Pourriez-vous le confirmer ?

R : Le GFN est une composante importante du régime international de non-prolifération nucléaire. Ce régime a comme pierre angulaire le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), il s'agit là d'un consensus établi depuis de longues années par la communauté internationale et réaffirmé à la dernière Conférence d'examen du TNP tenue en mai dernier. C'est pourquoi jusqu'à présent le GFN et tous les autres régimes de contrôle des exportations considèrent le statut d'État partie au TNP comme une condition sine qua non de l'adhésion des pays candidats.

Certains États non parties au TNP ont exprimé leur volonté d'adhérer au GFN, ce qui pose à la communauté internationale la question de savoir si un État non partie au TNP peut devenir membre du GFN. La Chine notant les efforts déployés ces dernières années par les États non parties au TNP en faveur de la non-prolifération internationale, estime qu'il incombe aux membres du GFN de décider de l'adhésion des États non parties au TNP sur la base des discussions amples et du consensus conformément aux règlements pertinents. Il est à souligner que la position chinoise ne vise aucun pays particulier et s'applique à tous les États non parties au TNP.

Q : Selon des sources d'information, le Chef d'état-major de la force aérienne indienne a récemment fait savoir que l'Inde ne devrait continuer à considérer la Chine comme son rival et fait des remarques positives sur les relations sino-indiennes. Qu'en pensez-vous ?

R : Nous avons noté les déclarations positives du Chef d'état-major de la force aérienne indienne sur les relations sino-indiennes.

La Chine et l'Inde, voisines importantes l'une pour l'autre, sont les deux plus grands pays en développement et les deux économies émergentes les plus dynamiques du monde. Ayant une convergence d'intérêts qui l'emporte de loin sur la divergence, la Chine et l'Inde représentent l'une pour l'autre une opportunité de développement, et sont l'une pour l'autre un partenaire de coopération stratégique plutôt qu'un rival, et encore moins, une menace.

Ces dernières années, les dirigeants des deux pays ont maintenu des échanges intenses. L'année dernière, le Président Xi Jinping a effectué, en Inde, une visite d'État réussie. Le Premier Ministre Narendra Modi a fait cette année un déplacement officiel en Chine couronné de succès. Et le Premier Ministre Li Keqiang a eu des échanges étroits avec lui en marge des réunions des dirigeants de l'Asie de l'Est tenues récemment. Il existe un consensus solide entre les dirigeants des deux pays sur la nécessité de renforcer la communication stratégique, d'approfondir sans cesse le partenariat de coopération stratégique sino-indien et d'établir ensemble un partenariat de développement plus étroit pour faire progresser continuellement les relations sino-indiennes.

Quant aux divergences existant entre les deux pays, y compris sur la question frontalière, les deux parties ont convenu de renforcer la communication à travers des mécanismes relatifs aux affaires frontalières, de bien gérer et contrôler les différends et de préserver la paix et la tranquillité dans la zone frontalière afin de créer des conditions favorables au développement régulier et stable des relations bilatérales. Nous entendons continuer à travailler avec l'Inde pour raffermir sans cesse la confiance politique réciproque et approfondir la coopération mutuellement avantageuse dans tous les domaines, de manière à ce que les relations bilatérales progressent toujours sur la bonne voie pour le grand bonheur des peuples chinois, indiens et des autres peuples de la région.

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