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Conférence de presse du 15 octobre 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/10/15

Q : Le poste-frontière à Jilong entre la Chine et le Népal endommagé par le séisme qui s'est produit au Népal en avril dernier a été récemment rouvert. Pourriez-vous le confirmer ? La Chine fournira-t-elle du carburant au Népal ?

R : Le poste-frontière à Jilong entre la Chine et le Népal abîmé par le séisme qui s'est produit au Népal le 25 avril a été récemment rouvert. Ce matin, la partie chinoise a fait parvenir une aide matérielle à la partie népalaise par ce poste-frontière. La Chine continuera à accorder de l'aide au Népal selon son besoin dans la mesure du possible.

Q : Le 15 octobre, le Président du Myanmar Thein Sein a signé un accord de cessez-le-feu national à Nay Pyi Taw. Les représentants de l'armée du pays et des huit groupes armés ethniques ont participé à la cérémonie de signature. Quels sont vos commentaires là-dessus et quel a été le rôle joué par Chine dans ce processus ?

R : Sur l'invitation du gouvernement du Myanmar, l'envoyé spécial du Ministère des Affaires étrangères pour les affaires asiatiques a assisté à la signature de l'accord de cessez-le-feu national du Myanmar. La Chine soutient activement et salue les progrès importants obtenus dans le processus de paix du Myanmar et entend continuer à jouer un rôle actif et constructif pour promouvoir le processus de paix selon la volonté du Myanmar.

Q : Le Viet Nam a fait savoir qu'un de ses bateaux de pêche a été coulé par la partie chinoise le 29 septembre au large des îles Xisha. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Je ne dispose pas d'information sur ce que vous avez dit et je vais le vérifier auprès des autorités compétentes. Je tiens à souligner que la Chine a le droit de prendre, conformément à la loi, des mesures d'application de la loi contre les bateaux de pêche étrangers qui entrent illégalement dans les eaux des îles Xisha de la Chine et y entreprennent des opérations de pêche illégales.

Q : L'Association du contrôle des armements et du désarmement de Chine et d'autres institutions ont rendu public le 9 octobre le rapport d'études sur les matières nucléaires du Japon. La Fondation Carnegie pour la paix internationale a aussi publié un rapport sur cette question. Ces deux rapports montrent que les milieux académiques de la Chine et des États-Unis partagent de nombreux points de vue communs sur la question des matières nucléaires du Japon. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J'ai noté ces deux rapports. Le stockage excessif de matières nucléaires sensibles par le Japon et les risques de prolifération et de sécurité nucléaires qu'il pourrait provoquer constituent une préoccupation constante pour la communauté internationale. Et ces rapports montrent de nouveau qu'il existe de multiples moyens pour régler la question des matières nucléaires du Japon. Nous souhaitons voir le Japon prendre des actions dans un esprit responsable pour répondre effectivement à la préoccupation de la communauté internationale.

Q : Le Chef des Opérations navales américain John M. Richardson a dit que la partie chinoise ne devrait pas être surprise si les forces américaines entraient dans les eaux internationales de la Mer de Chine méridionale, ni le considérer comme une provocation. Comment la Chine y répond-elle ? Selon certains commentaires, les actions américaines en Mer de Chine méridionale sont d'une nature hégémonique et ne concernent pas la liberté de navigation. Est-ce que vous partagez cet avis ?

R : Ces derniers jours, nous avons souligné à maintes reprises les principes et les positions de la Chine sur les questions concernées. La partie chinoise respecte et préserve depuis toujours la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale et dans les autres voies maritimes internationales importantes dont jouissent les pays selon le droit international. Mais nous nous opposons fermement à la violation de la souveraineté et de la sécurité d'autrui par n'importe quel pays sous le prétexte de la liberté de navigation et de survol. Nous exhortons la partie américaine à travailler ensemble avec la partie chinoise pour jouer un rôle responsable et constructif dans le maintien de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Q : La question des réfugiés en Europe et en Méditerranée fait l'objet de l'attention de tous. Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté récemment une résolution sur l'immigration clandestine en Méditerranée. La Chine envisage-t-elle de prendre des actions pour aider les pays concernés à régler cette question ?

R : Comme toute la communauté internationale, la Chine prête une vive attention à la question des réfugiés en Europe et en Méditerranée. Hier, lors de son entretien avec la Présidente de la Croatie Kolinda Grabar-Kitarovic, le Président Xi Jinping a dit que la Chine suivait de près cette question, exprimait sa sympathie à l'égard des réfugiés et appréciait les efforts déployés par les pays européens, y compris la Croatie, pour les réinstaller. Le gouvernement chinois accordera une nouvelle aide aux réfugiés dans les pays concernés pour aider à apaiser la crise humanitaire.

Avant-hier, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Wang Chao a aussi répondu à une question sur les réfugiés lors du point de presse et présenté les assistances humanitaires accordées par Chine aux pays et régions concernés. Étant donné la gravité de la situation, surtout à l'approche de l'hiver, la Chine s'efforcera d'ici fin d'année d'accélérer l'acheminement des assistances humanitaires déjà annoncées aux pays concernés de l'Asie de l'Ouest et de l'Afrique du Nord, et continuera à accorder de nouvelles assistances humanitaires aux pays de la région, et aidera les pays du Moyen-Orient à renforcer leurs capacités d'accueil et d'installation des réfugiés pour diminuer en amont le flux de réfugiés du Moyen-Orient et atténuer la pression sur les pays européens.

Q : Le 14 octobre, le Département d'État américain a publié le rapport 2014 sur la liberté religieuse internationale, dans lequel il a critiqué la situation de la liberté religieuse en Chine. Selon le rapport, le gouvernement chinois renforce les restrictions sur les minorités ethniques et les activités religieuses sous le prétexte de lutter contre les trois fléaux, à savoir le séparatisme, l'extrémisme et le terrorisme. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le gouvernement chinois défend la liberté de croyance religieuse de ses citoyens et protège les activités religieuses normales de toutes sortes conformément à la loi. La partie américaine publie d'année en année ce genre de rapport au mépris des faits et fait des commentaires et critiques infondés sur la liberté religieuse des autres pays. Cela ne suscite que l'aversion et le mécontentement de tous les peuples y compris les Chinois. Nous exhortons la partie américaine à rejeter les préjugés politiques, à respecter les faits, à cesser de publier ce genre de rapport et de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte de la question religieuse.

Je tiens à souligner que le gouvernement chinois respecte pleinement et défend selon la loi le droit de la liberté de croyance religieuse des différentes ethnies. Le séparatisme, l'extrémisme et le terrorisme menacent la sécurité nationale et la stabilité sociale des pays, ainsi que la sécurité de la vie et des biens des peuples. Le gouvernement chinois combat ces trois fléaux en vertu de la loi, car cela est nécessaire pour préserver la souveraineté, la sécurité et la stabilité sociale du pays, mais aussi pour défendre la paix et la stabilité de la région. La partie américaine ne saura que nuire aux autres et à elle-même en adoptant les deux poids deux mesures sur cette question. Elle doit se demander si elle n'a pas encore créé trop de troubles en la matière. Nous exhortons la partie américaine à rejeter les préjugés politiques et à s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte de la soi-disant question ethnique et religieuse.

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