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Conférence de presse du 29 juin 2015 tenue parla porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/06/29

Premièrement, sur l’invitation du Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, le Président Xi Jinping se rendra à Oufa en Russie pour participer au 7e Sommet des BRICS qui se tiendra les 8 et 9 juillet et à la 15e réunion du Conseil des Chefs d’État des pays membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) qui se tiendra les 9 et 10 juillet.

Deuxièmement, sur l’invitation du Roi Tupou VI du Royaume des Tonga, le chef de l’Administration nationale du Tourisme Li Jinzao, en tant qu’Envoyé spécial du Président Xi Jinping, se rendra à Tonga pour assister à la cérémonie de couronnement du Roi Tupou VI qui aura lieu le 4 juillet.

Q : Selon les reportages récents d’un magazine japonais, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a affirmé, dans une réunion interne avec les responsables des médias début juin, que la réforme concernant la loi sur la sécurité visait la Chine, en Mer de Chine méridionale. Les médias estiment que Shinzo Abe fait de la Chine l’ennemi imaginaire des forces d’autodéfense japonaises et de l’armée américaine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés. Si l’information est confirmée, le Japon devra donner des explications et éclaircissement là-dessus.

En effet, nous avons remarqué récemment une série de tendances négatives au Japon. D’un côté, dans le pays, il accélère le réajustement de la politique de sécurité et fait avancer l’amendement de la Constitution et l’expansion militaire, de l’autre, il crée la tension dans la région en faisant du tapage autour de la question de la Mer de Chine méridionale. Il faut rester très vigilant à l’égard de ces tendances négatives du Japon et de ses intentions réelles qui se cachent derrière. Je tiens à souligner que sur la question de la Mer de Chine méridionale, la volonté de la Chine de préserver sa souveraineté territoriale et ses droits et intérêts maritimes est inébranlable. Pour des raisons historiques, l’orientation du Japon dans les domaines militaire et sécuritaire est largement suivie par ses voisins asiatiques et la communauté internationale. Au Japon, tout acte et propos visant à exagérer la tension et à inciter à la confrontation va à l’encontre du courant de la paix et du développement dans le monde. Contraire à la volonté du peuple, ce sera combattu et condamné par toutes les personnes éprises de paix. L’histoire prouve que tous ceux qui se surestiment et tentent de pêcher en eau trouble ou tirer les marrons du feu finiront par subir les conséquences de leurs propres actes et voir leurs pieds écrasés par la pierre qu’ils ont soulevée eux-mêmes. Nous exhortons la partie japonaise à tirer effectivement les enseignements de l’histoire, à poursuivre la voie du développement pacifique, à agir prudemment dans le domaine de la sécurité militaire, de sorte à éviter de commettre les mêmes erreurs.

Q : La Grèce pourrait sortir de la zone euro. Quelle est votre préoccupation à cet égard ?

R : Nous avons remarqué que ces derniers jours le gouvernement grec engageait des négociations avec les créanciers internationaux sur le plan de sauvetage. Nous saluons les efforts déployés par toutes les parties concernées. La Chine soutient toujours l’intégration européenne et se réjouit de voir une UE stable, prospère et solidaire. Nous sommes convaincus que la zone euro aura la capacité et la sagesse de régler adéquatement la question des dettes grecques et de surmonter les difficultés. Actuellement, la question des dettes grecques se trouve dans une période cruciale. La Chine souhaite voir la Grèce rester dans la zone euro et les négociations y relatives aboutir.

Q : Columbia Broadcasting System (CBS) a demandé plusieurs fois à visiter les îles et atolls en travaux de construction en Mer de Chine méridionale et à y faire des interviews, mais elle n’a toujours pas eu l’autorisation de la Chine. Pensez-vous que nous en aurons la chance ? La Chine cherchera-t-elle à cacher des choses en nous empêchant de monter sur les îles ?

R : Je ne suis pas au courant de la demande de CBS pour faire des interviews sur les îles et atolls des îles Nansha. Pour le moment, je ne peux pas vous donner une réponse précise concernant votre demande d’interview. Mais je peux vous dire clairement que le gouvernement chinois n’a rien à cacher à la communauté internationale. La position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale est très claire et constante.

Q : Ces derniers jours, dans le discours qu’il a prononcé, le Secrétaire d’État adjoint américain Anthony Blinken a affirmé que les travaux de remblai d’une grande ampleur menés par la Chine en Mer de Chine méridionale menaçaient la paix et la stabilité et qu’il s’agissait d’un acte unilatéral qui tente de changer le statu quo de manière forcée. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre position sur les travaux de construction sur les îles et atolls des îles Nansha. Les travaux de construction concernés, relevant entièrement de la souveraineté chinoise, sont de nature totalement différente des « constructions non réglementées » menées par certains pays sur les îles et atolls chinois qu’ils ont occupés illégalement, et n’ont rien à voir avec un acte unilatéral qui tente de changer le statu quo de manière forcée. D’ailleurs, la Chine n’a jamais reconnu le soi-disant « statu quo » créé par l’occupation illégale de certains îles et atolls des îles Nansha par d’autres pays.

Nous espérons que les États-Unis pourront, au lieu de tracer une ligne de démarcation en se basant sur les alliances, établir des jugements selon la réalité des faits, respecter la souveraineté et les droits et intérêts de la Chine, s’abstenir de tout propos irresponsable susceptible de provoquer volontairement la tension et la confrontation dans la région et agir effectivement davantage en faveur de la préservation de la paix et de la stabilité régionales. Cela est également bénéfique à la partie américaine.

Q : Lors des consultations de hauts fonctionnaires Chine-ASEAN tenues en juin, les différentes parties se sont mises d’accord sur l’organisation en juillet prochain de la 14e réunion du groupe de travail conjoint pour l’application de la Déclaration sur la Conduites des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC). Veuillez en présenter l’état d’avancement.

R : La Chine et les pays de l’ASEAN tiendront du 1er au 3 juillet à Kuala Lumpur en Malaisie la 14e réunion du groupe de travail conjoint pour l’application de la DOC. Lors de la réunion, la Chine va échanger des vues approfondies avec les parties concernées sur l’application globale de la DOC, le renforcement et l’approfondissement de la coopération pragmatique en mer, ainsi que la promotion des consultations sur le Code de Conduite en Mer de Chine méridionale (COC) sur la base des résultats acquis.

Durant la réunion, les officiels des départements compétents et les experts des différents pays se rencontreront pour promouvoir la mise en œuvre rapide des acquis de la « récolte précoce » et discuteront de la mise en place d’un numéro d’appel d’urgence des secours en mer et d’une ligne rouge entre hauts fonctionnaires des Ministères des Affaires étrangères de la Chine et des pays de l’ASEAN pour les urgences maritimes.

Q : La cérémonie de signature des Statuts de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) s’est tenue ce matin. La création de l’AIIB apportera quelles contributions et aura quelles influences sur les plans diplomatique et économique ?

R : Ce matin, la cérémonie de signature des Statuts de l’AIIB s’est tenue à Beijing. Les Ministres des Finances ou les représentants des 57 pays fondateurs de l’AIIB y ont assisté. Le Président Xi Jinping a rencontré au Grand Palais du Peuple les chefs de délégation des différents pays qui y ont été présents.

Le Président Xi Jinping a d’abord exprimé, au nom du gouvernement chinois, ses vives félicitations pour la signature des Statuts de l’AIIB. Il a indiqué que l’initiative chinoise de créer l’AIIB avait pour objectif de promouvoir la construction des infrastructures et l’interconnexion en Asie, d’approfondir la coopération régionale et de réaliser le développement partagé. Il a affirmé que cette initiative avait reçu les échos favorables des pays à l’intérieur et à l’extérieur de la région et que la signature des Statuts de l’AIIB illustrait les actions pragmatiques des différentes parties marquées par la solidarité, la coopération, l’ouverture, l’inclusivité et la recherche du développement partagé. Selon lui, tant que tout le monde poursuit l’esprit de la coopération multilatérale, on pourra certainement faire ensemble de l’AIIB une nouvelle plate-forme ouverte, inclusive et gagnant-gagnant et contribuer activement à la construction des infrastructures en Asie.

Lors de la rencontre avec le Président Xi Jinping, les représentants de la Suisse, de la Nouvelle Zélande et de la République de Corée ont pris successivement la parole. Selon eux, l’initiative lancée par la Chine de créer l’AIIB, qui intervient en temps opportun, est d’une grande importance. Elle permettra largement, avec l’initiative de la « Ceinture économique de la Route de la Soie et de la Route de la Soie maritime du 21e siècle », d’éliminer les goulots d’étranglement en matière d’infrastructures et les contraintes financières dans la région, de renforcer les liens commerciaux et l’interconnexion entre pays de la région, d’aider notamment les pays ayant une base faible dans le domaine des infrastructures, et de promouvoir le développement en Asie. Ils sont convaincus que l’AIIB deviendra une composante importante des institutions financières internationales pour le développement. Ils ont exprimé leur admiration pour la volonté active et l’esprit d’ouverture dont la Chine faisait preuve dans le lancement de l’initiative et les préparatifs de la construction de l’AIIB, tout en affirmant que les pays membres concernés travailleront ensemble pour s’assurer que l’AIIB se fera un membre pragmatique et efficace des institutions financières internationales. Ils sont convaincus que l’AIIB jouera un rôle important d’orientation dans le développement en Asie.

Q : La Chine proposera-t-elle un candidat compétent à la présidence de l’AIIB ? Qui deviendra le gouverneur de l’AIIB ?

R : Vous pouvez vous référer aux stipulations des Statuts de l’AIIB qui comprennent des articles clairs concernant l’organisation administrative de l’AIIB et d’autres questions précises. Veuillez vous renseigner auprès des services compétents pour les questions précises.

Q : Lors de la cérémonie de signature des Statuts de l’AIIB, 7 pays, dont les Philippines et la Thaïlande, n’ont pas signé le document. Pourquoi ? Quelles sont les formalités à remplir dans le futur ?

R : Ce matin, les Ministres des Finances ou les représentants des 57 pays fondateurs de l’AIIB ont assisté à la cérémonie de signature. Parmi ces pays les 50 ayant fini la procédure d’approbation interne ont signé officiellement les Statuts de l’AIIB, les 7 autres n’ayant pas terminé la procédure d’approbation interne ont assisté à la cérémonie de signature. Selon les Statuts de l’AIIB, les membres fondateurs qui n’ont pas signé les Statuts pourront les signer avant la fin de l’année.

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