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Conférence de presse du 3 juin 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/06/03

Sur l'invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République d'Angola José Eduardo dos Santos effectuera une visite d'État en Chine du 8 au 13 juin, durant laquelle il s'entretiendra avec le Président Xi Jinping et rencontrera respectivement le Premier Ministre Li Keqiang et le Président du Comité nationale de la Conférence consultative politique du Peuple chinois. Les deux parties échangeront leurs vues sur les relations sino-angolaises et des questions d'intérêt commun et signeront des documents de coopération concernés. En plus de Beijing, le Président José Eduardo dos Santos et sa suite se rendront aussi en visite à Tianjin.

Q : Selon des sources, en réaction aux travaux de construction menés par la Chine sur des îles et atolls en Mer de Chine méridionale, le Secrétaire général du Cabinet du Japon Yoshihide Suga a indiqué le 1er juin qu'il était extrêmement important d'éviter tout acte unilatéral susceptible de conduire à des escalades de tensions, et d'agir conformément aux principes du droit. Il a appelé la Chine à respecter les règles internationales. Le dirigeant américain a aussi fait remarquer qu'une proclamation de la souveraineté ne devait pas se réaliser par l'éviction des autres pays et qu'une revendication de la souveraineté ne pouvait pas se faire en dehors du cadre du droit international. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Récemment, certains pays n'en finissent pas d'évoquer le droit international quand il s'agit de la question de la Mer de Chine méridionale. S'ils ont bien étudié le droit international, nous les prions de nous dire quel article du droit international interdit à la Chine de mener des travaux légitimes sur ses propres îles et atolls ? Quel article permet-il aux navires et avions d'un pays de mener des manœuvres de reconnaissance rapprochée sur des îles et atolls d'autres pays ? Quel article autorise-t-il un pays à compromettre la souveraineté et les droits et intérêts légitimes d'autres pays sous prétexte de liberté de navigation ? Nous nous opposons à la distorsion arbitraire du droit international. S'il ne s'agit pas de la pratique de deux poids deux mesures, il ne peut y avoir qu'un dessein inavoué dans cette approche.

Je voudrais réitérer que les activités concernées de la Chine sont légales, légitimes et justifiées. La Chine, qui défend le droit international et les règles internationales et participe à leur élaboration, ne recherche pas ses propres avantages en violation du droit international et au détriment des autres, et en même temps, elle défend fermement ses intérêts souverains, sécuritaires et en matière de développement.

Nous espérons que les pays concernés pourront adopter une attitude objective et équitable sur les questions concernées et jouer véritablement un rôle constructif pour la paix, la stabilité et la prospérité en Asie-Pacifique.

Q : Concernant la visite du Président angolais en Chine, dans quels domaines les deux parties signeront-elles des accords de coopération ? La Chine est un des partenaires importants de l'Angola. Comment voyez-vous les relations sino-angolaises ?

R : La Chine et l'Angola, liés par une amitié traditionnelle, ont établi en 2010 un partenariat stratégique. Au cours des 32 ans qui ont suivi l'établissement de leurs relations diplomatiques, la confiance politique mutuelle entre les deux pays n'a cessé de s'approfondir et leur coopération pragmatique dans différents domaines s'est avérée très fructueuse, ce qui fait des relations sino-angolaises un exemple des relations mutuellement bénéfiques et gagnant-gagnant et du développement partagé entre la Chine et les pays africains. Nous sommes convaincus que la présente visite du Président José Eduardo dos Santos injectera de nouvelles vitalités pour le développement ultérieur du partenariat stratégique sino-angolais. Comme je le disais, lors de cette visite, les dirigeants des deux côtés se rencontreront, s'entretiendront et signeront des documents de coopération concernés. Nous publierons à temps les informations là-dessus.

Q : Pour le sauvetage des passagers du navire de croisière « Étoile de l'Orient », la Chine a-t-elle sollicité l'assistance d'autres pays? Est-ce qu'il y a des pays qui ont exprimé leur disponibilité à offrir des aides à la Chine ?

R : Ayant appris le récent accident du navire de croisière « Étoile de l'Orient », des dirigeants des pays et des organisations internationales ont exprimé leur sympathie à la partie chinoise par différents moyens. Certains d'entre eux nous ont fait savoir leur disponibilité à nous aider en cas de besoin. Nous en sommes très reconnaissants.

Comme vous l'avez appris à travers la presse, quand l'accident a eu lieu, le PCC et le gouvernement chinois y ont accordé une haute importance, le Président Xi Jinping a tout de suite donné des instructions importantes, et le Premier Ministre Li Keqiang s'est rendu immédiatement sur le lieu du naufrage pour diriger en personne les opérations de secours et la gestion des urgences. Nous avons mobilisé toutes les forces disponibles pour faire le maximum dans le sauvetage. Actuellement, les secours sont menés d'arrache-pied sur place. Je vous prie de suivre les poins de presse tenus par les services compétents pour vous en informer plus en détail.

Q : Les négociations sur le traité d'extradition sino-japonais ont lieu aujourd'hui à Beijing. Pouvez-vous nous en donner des informations ?

R : Comme ce qui est convenu entre les deux parties, les négociations sur le traité d'extradition sino-japonais se tiennent les 3 et 4 juin à Beijing. Développer largement une coopération judiciaire avec les autres pays dont le Japon relève de la position et de la pratique constantes du gouvernement chinois. Jusqu'à présent, la Chine a conclu avec des pays étrangers 53 traités d'entraide judiciaire en matière pénale et 40 traités d'extradition. Les présentes négociations sont un échange normal au niveau technique entre la Chine et le Japon pour discuter du renforcement de la coopération bilatérale en matière d'extradition.

Q : Le Président philippin Benigno Aquino a fait savoir, dans son discours prononcé aujourd'hui au Japon, que les activités de la Chine en Mer de Chine méridionale lui faisaient penser à l'Allemagne nazie. Selon lui, le fait qu'aucun grand pays européen n'avait arrêté à temps l'annexion par l'Allemagne de ses pays voisins a conduit à l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale. Il a appelé les États-Unis à jouer son rôle de superpuissance sur les questions de la Mer de Chine méridionale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J'ai noté l'information concernée. Nous sommes profondément choqués par les propos absurdes et irraisonnables du dirigeant philippin et nous tenons à exprimer nos vifs mécontentements et notre vive opposition à cet égard. Si l'on passe en revue les faits sur les litiges en Mer de Chine méridionale, on peut constater que ce sont les Philippines qui avaient occupé illégalement par la force des îles et atolls des îles Nansha de la Chine dans les années 1970, tenté d'usurper Renai Jiao de Chine en y mettant un navire « échoué » en 1999, envoyé des bâtiments militaires pour perturber par force les opérations normales des pêcheurs et des bateaux de pêche chinois dans les eaux de Huangyan Dao en 2012, et soumis unilatéralement les litiges au soi-disant arbitrage international en 2013 au mépris des droits qui reviennent à la Chine en tant que pays signataire de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) et en violation de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC) ainsi que des consensus sino-philippins. Et ces dernières années, ce sont aussi les Philippines qui, mus par leurs intérêts égoïstes, ne cessent d'agir de connivence avec des pays hors de la région pour troubler la situation et noircir l'image de la Chine.

La Chine, pays responsable attaché à sa crédibilité et fidèle à ses engagements, œuvre toujours à régler les litiges concernés à travers les négociations et consultations avec les pays directement intéressés. En même temps, le gouvernement chinois est résolu à défendre la souveraineté territoriale et les droits et intérêts maritimes de la Chine. Encore une fois, je voudrais exhorter solennellement certaines personnes aux Philippines à abandonner les illusions, à cesser toute provocation et à retourner sur la voie correcte de règlement de litiges par négociations et consultations bilatérales.

Après la conférence a été posée la question suivante : La session plénière du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG) est en cours en Argentine. Comment la Chine voit-elle l'adhésion du Pakistan au NSG ?

Hua Chunying : Le NSG est une composante importante du système international de non-prolifération. Ce système est basé sur le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), tel est le consensus de long terme de la communauté internationale. La 9e Conférence d'examen du TNP, clôturée récemment, a réaffirmé ce consensus. Ainsi, le NSG considère toujours le statut du pays signataire du TNP comme un critère crucial pour admettre un nouveau membre en son sein.

En réalité, en plus du Pakistan, d'autres pays non signataires du TNP ont aussi exprimé des souhaits similaires. Cela pose donc une question à la communauté internationale, à savoir, si un pays non signataire du TNP peut-il adhérer au NSG. Nous estimons que c'est aux pays membres du NSG de mener d'amples discussions en conformité avec des règles pertinentes et d'en décider par consensus.

Nous avons pris note du souhait du Pakistan d'adhérer au NSG. La partie pakistanaise a pris une série de mesures pour s'intégrer au système international de non-prolifération. Nous soutenons les contacts menés par le Pakistan avec le NSG et espérons que ces efforts pourront aider à renforcer l'autorité et l'efficacité du système international de non-prolifération. Nous sommes disposés à intensifier les échanges et la communication avec le Pakistan sur ce sujet.

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