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Conférence de presse du 14 mai 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/05/14

Q : Les Six, l’UE et l’Iran tiendront à Vienne un nouveau tour de négociations au niveau de directeur général politique sur un accord global. Pourriez-vous nous dire qui y participera pour la partie chinoise et quelles sont vos attentes vis-à-vis de ces négociations ?

R : Les Six, l’UE et l’Iran tiendront à Vienne un nouveau tour de négociations au niveau de directeur général politique sur un accord global. Le Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies à Vienne Cheng Jingye y participera.

Actuellement, les négociations sur le dossier nucléaire iranien se penchent sur le texte d’un accord global. Nous espérons que les différentes parties pourront saisir les opportunités, maintenir la persévérance politique, respecter et prendre en compte les préoccupations de part et d’autre, et faire avancer et achever avec détermination ce processus historique. La Chine continuera de faire des efforts constructifs pour conclure au plus tôt un accord global juste, équilibré et gagant-gagnant.

Q : Selon des sources, le Conseil international des monuments et des sites a récemment terminé l’évaluation de la proposition japonaise d’inscription des « sites de la révolution industrielle japonaise de l’ère Meiji » sur la Liste du patrimoine mondial. Et cette demande sera soumise à la révision du Comité du patrimoine mondial. La République de Corée a exprimé sa ferme opposition à cet égard, et une sérieuse préoccupation sur le recrutement forcé de travailleurs par le Japon sur ces sites durant la Seconde Guerre mondiale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La proposition d’inscrire un site sur la Liste du patrimoine mondial doit se conformer au principe et à l’esprit de la promotion de la paix, préconisés par l’UNESCO et la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Sur plusieurs de ces 23 sites industriels, ont été employés des travailleurs forcés depuis la Chine, la Péninsule coréenne et d’autres pays asiatiques. Le recrutement forcé et l’esclavage de travailleurs constituent des crimes graves commis par le militarisme japonais pendant son agression et sa domination coloniale. Jusqu’ici, les revendications légitimes de nombreuses victimes innocentes n’ont toujours pas reçu une réponse ni un règlement responsables de la part du Japon. Maintenant, le Japon a demandé à inscrire les sites industriels concernés sur la Liste du patrimoine mondial, négligeant néanmoins la question de travailleurs forcés. Il faut réfléchir sur le message envoyé par le Japon à la communauté internationale à travers cet acte.

Concernant la demande japonaise d’inscription des sites concernés sur la Liste du patrimoine mondial, la Chine, tout comme la République de Corée, en est vivement préoccupée. La Chine s’oppose à l’inscription de ces sites industriels sur la Liste du patrimoine mondial. La Chine exhorte le Japon à regarder en face et régler adéquatement les préoccupations concernées. Nous sommes convaincus que le Comité du patrimoine mondial pourra traiter les questions concernées de façon responsable.

Q : Ma question porte sur les relations sino-américaines. Le Corps des Marines des Etats-Unis envisage d’inviter les forces amphibies de plus de 20 pays de l’Asie-Pacifique à participer à une réunion tenue à Hawaii, et la Chine ne figure pas sur la liste des invités. Est-ce que vous en êtes au courant ? Est-ce que vous le considérez comme une insulte ? Estimez-vous que cela affectera la confiance mutuelle entre les armées chinoise et américaine ?

R : C’est par votre question que j’ai appris que la partie américaine envisageait d’inviter les armées de certains pays à participer à une réunion à Hawaii. Vous avez demandé si la Chine, n’étant pas parmi les vingtaines de pays invités par les Etats-Unis, le considère comme une insulte. Je crois que vous sous-estimez les nerfs solides des Chinois. Tous les pays ont le droit d’inviter d’autres pays à une réunion ou à une activité, à condition que celles-ci soient favorables à la préservation de la paix et de la stabilité dans la région.

S’agissant des détails de la réunion que vous avez mentionnée, veuillez vous renseigner auprès du Ministère de la Défense nationale. Mais je pourrais vous dire que les armées chinoise et américaine entretiennent des échanges et coopérations normaux à différents niveaux, et que le maintien de la relation saine et régulière entre les deux armées bénéficie tant à l’établissement par la Chine et les Etats-Unis d’un nouveau modèle de relations entre grands pays, qu’à la préservation de la paix et de la stabilité dans le monde.

Q : Selon des médias japonais, la destruction et le traitement des armes chimiques abandonnées par le Japon en Chine accusent un retard. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Abandonner des armes chimiques en Chine est un des crimes graves commis par les militaristes japonais pendant la guerre d’agression contre la Chine. 70 ans après la fin de la guerre, les armes chimiques abandonnées constituent toujours une menace sérieuse et un danger majeur pour la sécurité des personnes et des biens ainsi que celle de l’environnement écologique dans les régions concernées. Le gouvernement chinois exige depuis toujours du gouvernement japonais qu’il détruise au plus tôt les armes chimiques abandonnées en Chine en vertu de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et du mémorandum entre les deux gouvernements sur la destruction des armes chimiques abandonnées en Chine.

Ces dernières années, grâce aux efforts conjoints de la Chine et du Japon, des progrès ont été enregistrés dans l’élimination de ces armes chimiques. Jusqu’à aujourd’hui, la Chine a assisté le Japon dans l’accomplissement de plus de 200 opérations d’excavation et de récupération. Au total, plus de 50 000 pièces ont été récupérées en sécurité, et 37 825 pièces, détruites en sécurité à Nanjing, à Shijiazhuang, à Wuhan et dans la montagne Ha’erba au Jilin. Néanmoins, le processus accuse un retard par rapport au plan de destruction élaboré par la Chine et le Japon. La Chine a manifesté à plusieurs reprises ses préoccupations et son mécontentement auprès du Japon.

Il est à noter que conformément à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et au mémorandum entre les deux gouvernements sur la destruction des armes chimiques abandonnées en Chine, le Japon est responsable de la destruction des armes chimiques qu’il a abandonnées en Chine et doit assurer, à cette fin, tous les fonds, techniques, experts, équipements et d’autres ressources nécessaires. Et la Chine y apporte son assistance. La Chine exhorte le Japon à s’acquitter effectivement des responsabilités et obligations concernées, à accroître ses efforts sur le plan humain et matériel, à accélérer davantage le processus de destruction tout en assurant la sécurité des personnes et de l’environnement en Chine, afin d’éliminer rapidement la menace et le danger de ces armes chimiques pour la sécurité des personnes et des biens ainsi que celle de l’environnement écologique dans les régions concernées en Chine.

Q : Le Cabinet du Premier Ministre japonais Shinzo Abe a adopté aujourd’hui la nouvelle loi sur la sécurité qui permettrait d’élargir les champs d’actions de la Force d’autodéfense du Japon. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Comme nous l’avons indiqué à maintes reprises, pour des raisons historiques, les pays voisins asiatiques du Japon et la communauté internationale sont hautement attentifs à l’évolution de la politique sécuritaire du Japon. Nous espérons qu’il pourra tirer effectivement les leçons de l’histoire, poursuivre une voie du développement pacifique et agir véritablement en faveur de la paix, de la stabilité et du développement en Asie.

Q : Selon des médias américains, le 11 mai, un bâtiment de guerre de la Marine américaine en patrouille au large des îles et atolls Nansha a été poursuivi par une frégate lance-missiles chinoise. Veuillez nous présenter les détails et vos commentaires à cet égard.

R : J’ai déjà répondu à cette question hier. La Chine exerce la souveraineté incontestable sur les îles Nansha et les eaux adjacentes. La Chine a le droit d’y surveiller la situation en mer et dans l’espace aérien pour éviter tout danger pour la sécurité nationale de la Chine et les incidents maritimes et aériens. Nous continuerons à surveiller strictement la situation dans la région afin de prévenir les dangers pour notre sécurité nationale et les incidents maritimes et aériens.

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