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Conférence de presse du 7 mai 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/05/07

Q : Un officiel de la Marine philippine a déclaré, lors d’une audition au parlement philippin, que la Chine cherchait à créer une zone d’identification de défense aérienne (ZIDA) en Mer de Chine méridionale et qu’un avion militaire philippin avait reçu un avertissement de la partie chinoise en survolant des îles sous contrôle chinois. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Allez-vous créer une ZIDA en Mer de Chine méridionale ?

R : La Chine a le droit de créer des ZIDAs. En créer ou non dépend de l’existence ou non de menace sur la sécurité aérienne et du degré de la menace. Il faut également tenir compte de multiples autres facteurs.

A l’heure actuelle, la situation en Mer de Chine méridionale est stable dans son ensemble, et la Chine entretient de bonnes relations avec les pays de l’ASEAN. Nous travaillons activement avec ceux-ci pour promouvoir la coopération mutuellement avantageuse et préserver ensemble la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Le fait que certaines personnes cherchent par tous les moyens à faire un grand tapage autour de la soi-disant question d’une « ZIDA en Mer de Chine méridionale » cache clairement des desseins inavoués.

Q : Le 6 mai, 187 historiens américains, européens, australiens et d’autres pays et régions ont signé une déclaration, exprimant leurs préoccupations vis-à-vis de l’attitude du Premier Ministre japonais Shinzo Abe sur les questions historiques et appelant le gouvernement japonais à regarder en face son passé de domination coloniale et d’agression. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Nous espérons que la partie japonaise écoutera attentivement la voix de la justice de la communauté internationale, réfléchira sérieusement sur son passé d’agression et traitera effectivement et adéquatement les questions historiques concernées pour gagner la confiance des voisins asiatiques et de la communauté internationale par des actes concrets.

Q : Le 6 mai, le porte-parole du Département d’Etat américain Jeff Rathke a publié une déclaration pour exprimer les graves préoccupations de la partie américaine sur la détention depuis un an de Pu Zhiqiang et appeler la partie chinoise à le libérer. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Je ne sais pas si vous êtes de mon avis, il paraît que certains Américains auraient une grande ambition de jouer partout la police ou le juge du monde. Or, comme nous l’avons tous constaté, les Etats-Unis ont pas mal de problèmes à régler ces derniers temps sur le plan national, et je propose qu’ils concentrent d’abord leurs efforts pour gérer leurs affaires domestiques.

La Chine est un Etat de droit et les autorités judiciaires chinoises traitent les affaires concernées en vertu de la loi. Nous demandons à la partie américaine de rejeter le double critère, de parler et d’agir avec prudence, et d’arrêter de s’ingérer sous quelque forme que ce soit dans la souveraineté judiciaire et les affaires intérieures de la Chine.

Q : Un Néo-zélandais soupçonné de trafic de drogue est en train d’être jugé à Guangzhou et encourrait la peine de mort. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J’ai besoin de me renseigner sur les informations concrètes de l’affaire que vous avez évoquée. J’aimerais indiquer que le trafic de drogue est un crime portant gravement atteinte à la société, et que les autorités judiciaires chinoises le traitent de manière impartiale en vertu de la loi. La Chine applique depuis toujours la peine de mort avec prudence et y exerce un contrôle strict.

Q : Récemment, la République de Corée a exprimé son opposition à l’intention du Japon de soumettre la candidature des « sites de la révolution industrielle de Meiji » au patrimoine mondial de l’UNESCO, considérant que ces sites industriels sont des preuves du recrutement forcé de travailleurs par le Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Etes-vous au courant de cette affaire ? Partagez-vous l’avis de la République de Corée ?

R : Nous avons noté les informations concernées. Toute candidature au patrimoine mondial doit se conformer au principe de « construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes » prôné par l’UNESCO et la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, en respectant les « valeurs communes de l’humanité », et non embellir le passé colonialiste.

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