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Conférence de presse du 1er avril tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/04/01

Q : Les élections présidentielles en Ouzbékistan se sont déroulées récemment dans d'heureuses conditions. Le Président sortant Islam Karimov a été réélu selon les premiers résultats du décompte des voix. Quel est votre commentaire à ce sujet ? La Chine a-t-elle envoyé un message de félicitations au Président Islam Karimov ? Comment voyez-vous le développement des relations sino-ouzbèkes ?

R : Les élections présidentielles en Ouzbékistan se sont déroulées dans d'heureuses conditions. D'après les premiers résultats du décompte des voix, le Président Islam Karimov est réélu. Le Président Xi Jinping lui a envoyé un message de félicitations et l'a félicité lors de l'entretien téléphonique avec lui hier.

La Chine respecte le choix du peuple ouzbek et soutient l'Ouzbékistan dans la poursuite d'une voie de développement adaptée à ses conditions nationales. Nous sommes convaincus que l'Ouzbékistan maintiendra la stabilité politique, continuera à développer son économie et jouera un rôle croissant dans les affaires internationales.

La Chine et l'Ouzbékistan sont partenaires stratégiques. Les relations entre les deux pays ont maintenu une bonne dynamique et se sont développées de manière saine et régulière. La Chine entend travailler ensemble avec l'Ouzbékistan pour bien mettre en œuvre les consensus dégagés par les dirigeants des deux pays, de sorte à faire progresser sans cesse les relations sino-ouzbèkes.

Q : Un rapport publié récemment par la Commission d'éthique et anticorruption du Kenya a dénoncé des cas présumés de corruption d'officiels kényans dans des projets d'investissement de certaines entreprises chinoises. Comment y réagissez-vous ?

R : Je ne dispose pas d'informations sur ce que vous avez mentionné. Le gouvernement chinois demande depuis toujours aux entreprises chinoises à l'étranger de mener leurs activités dans le respect de la législation et de la réglementation du pays d'accueil et d'assumer les responsabilités sociales qui leur incombent.

Q : La Chine est-t-elle favorable à la candidature de la Norvège pour rejoindre la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) ?

R : L'AIIB est une institution de développement multilatérale ouverte et inclusive. Tous les pays désireux d'y adhérer sont les bienvenus.

Q : Selon des informations, le projet de texte de l'édition 2015 du Livre bleu de la diplomatie rédigé par le Ministère japonais des Affaires étrangères parle d'« un profond examen de conscience sur la Seconde Guerre mondiale » et indique que la Chine et le Japon, voisins séparés seulement par un bras de mer, sont étroitement liés. Ce texte a également évoqué l'entrée des bateaux administratifs chinois dans les eaux des Diaoyu Dao, accusant la Chine d'aspirer à « changer unilatéralement le statu quo ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine et le Japon sont voisins proches. Il est dans l'intérêt fondamental des deux pays et des deux peuples d'assurer un développement régulier, stable et sain des relations sino-japonaises. La Chine préconise depuis toujours de promouvoir les relations stratégiques et mutuellement bénéfiques Chine-Japon sur la base des quatre documents politiques sino-japonais et dans l'esprit dit « tirer les leçons du passé et se tourner vers l'avenir ».

La question historique touche au fondement politique des relations sino-japonaises. Nous exhortons depuis toujours le Japon à avoir un regard juste sur la question historique, à la traiter correctement et à agir concrètement pour gagner la confiance de ses voisins asiatiques ainsi que de la communauté internationale.

Les tenants et les aboutissants de la question des Diaoyu Dao sont clairs. Celui qui agit unilatéralement pour fabriquer des incidents et changer le statu quo n'est autre que le Japon lui-même. La Chine défendra fermement sa souveraineté territoriale sur les Diaoyu Dao, tout en s'attachant à œuvrer à la gestion et au règlement appropriés des questions concernées à travers le dialogue et les consultations. Nous espérons que la partie japonaise regardera en face l'histoire et la réalité et déploiera des efforts constructifs pour régler de manière appropriée les questions concernées.

Q : Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est dit optimiste quant à l'issue des négociations sur le nucléaire iranien tenues actuellement à Lausanne, en Suisse. La Chine est-elle également optimiste ? Si l'on parvient à un accord global, quels seront les impacts sur les relations sino-iraniennes ?

R : Le Ministre Wang Yi a fait spécialement le déplacement en Suisse pour la réunion des Ministres des Affaires étrangères sur le dossier nucléaire iranien. Hier soir, lors d'une interview accordée à la presse, le Ministre Wang a salué les progrès réalisés par cette réunion et avancé une proposition en quatre points sur les négociations.

Selon le Ministre Wang, cette réunion des Ministres des Affaires étrangères s'avère bien utile, dans le sens où elle permet aux différentes parties de mener, sur la base de reconnaissance pleine et entière des progrès importants accomplis dans les négociations, des discussions globales, exhaustives et approfondies sur les problèmes essentiels non résolus. On pourrait dire que les pistes de solution sont identifiées, que les positions des uns et des autres se rapprochent et que des avancées notables sont enregistrées sur les questions clés, ce qui marque un nouveau pas important franchi dans la marche vers un accord global, a indiqué le Ministre Wang. A trois mois de la date butoir des négociations, le Ministre Wang a avancé, au nom de la Chine, une proposition en quatre points sur les négociations de la prochaine étape : Premièrement, s'attacher à l'importance du pilotage politique. Les négociations sur le nucléaire iranien touchent à de nombreuses questions techniques et l'accord y relatif doit s'appuyer sur une expertise technique. Mais au fond, le dossier nucléaire iranien est une question politique et sécuritaire. Toutes les parties doivent s'attacher à l'importance du pilotage politique et pendre des décisions politiques au moment opportun. Deuxièmement, s'attacher à la conjugaison des efforts pour le même objectif. Les différentes parties aux négociations ont chacune sa propre position. Dans la dernière phase des négociations, on réussira si chacune des parties fait un pas vers les autres et on échouerait si chacun campait sur sa position. Troisièmement, s'attacher à l'approche étape par étape et au principe de la réciprocité. Régler les problèmes, c'est tout un processus qui nécessite l'approche étape par étape et le respect de la réciprocité, ainsi que l'engagement de chaque partie pour s'acquitter de ses responsabilités et obligations. Quatrièmement, s'attacher à une solution globale. Les questions clés laissées en suspens sont en réalité liées. Il y a lieu pour les différentes parties de faire preuve de créativité et d'envisager une solution globale. Il est impératif de prendre en considération les préoccupations des uns et des autres et il est primordial de faire jouer le rôle du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Toujours selon le Ministre Wang, depuis plus d'un an, la Chine a avancé à plusieurs reprises des propositions constructives lorsque les négociations butaient sur des difficultés et offert activement ses bons offices par divers canaux. Lors de la réunion à Lausanne, le Ministre Wang a également partagé ses réflexions sur le règlement des divergences clés, apportant une contribution active à la conclusion d'un accord global.

Nous espérons que toutes les parties concernées pourront continuer sur cette lancée, adopter une attitude constructive et souple et bien attaquer la dernière ligne droite pour parvenir à un accord global.

Quant à votre deuxième question, la Chine et l'Iran entretiennent depuis toujours des relations d'amitié et de coopération, ce qui est dans l'intérêt des deux pays et de la paix et du développement au Moyen-Orient.

Q : Quelle est la position de la Chine sur la candidature de Taiwan à l'AIIB ?

R : Ce matin, le porte-parole du Bureau du Conseil des Affaires d'Etat pour les Affaires de Taiwan a répondu à des questions sur la candidature de Taiwan à l'AIIB. Selon lui, le Bureau du Conseil des Affaires d'Etat pour les Affaires de Taiwan a déjà reçu la lettre d'intention de Taiwan et l'a transmise au Secrétariat multilatéral intérimaire de l'AIIB qui est une institution ouverte et inclusive. Nous sommes favorables à l'adhésion de Taiwan à l'AIIB sous un nom approprié.

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