Page d'accueil > Porte-parole du MAE
Conférence de presse du 5 mars 2015 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2015/03/05

Q : Première question, pourriez-vous nous faire part des derniers développements de la communication entre la Chine et le gouvernement colombien sur la saisie du bateau chinois ? Deuxième question, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin a rencontré hier à Beijing l'ancien ambassadeur du Myanmar en Chine. Est-ce le contact du plus haut niveau entre la Chine et le Myanmar depuis l'éclatement des conflits dans le nord du Myanmar ?

R : Concernant la première question, j'y ai déjà répondu hier. La communication entre la Chine et la Colombie est en cours. Pour l'instant, je n'ai pas d'autres informations à ajouter.

Concernant la deuxième question, nous en avons déjà publié des informations. Depuis l'éclatement des conflits locaux dans le nord du Myanmar, la Chine reste en étroit contact avec le Myanmar à travers divers canaux. Le 1er mars dernier, dans une interview accordée à l'Agence de presse Xinhua, le Directeur général des Affaires d'Asie du Ministère des Affaires étrangères Kong Xuanyou a déjà présenté de manière globale les informations concernées ainsi que la position chinoise sur la situation dans le nord du Myanmar. Je voudrais réaffirmer que la Chine respecte depuis toujours la souveraineté et l'intégrité territoriale du Myanmar. Nous espérons que les parties concernées au Myanmar pourront prendre des mesures pour apaiser rapidement les tensions et restaurer au plus tôt la paix et la stabilité dans les zones frontalières. La Chine entend, dans le respect de la volonté du Myanmar, continuer à jouer un rôle constructif pour faire avancer le processus de paix dans le nord du Myanmar et rétablir la paix et la stabilité dans les zones frontalières.

Q : Selon des sources d'informations, la Chine aurait demandé aux frontaliers du Myanmar entrés sur le territoire chinois de partir et de rentrer au Myanmar. Pourriez-vous le confirmer ?

R : Vous parlez peut-être des informations selon lesquelles la Chine a renforcé le contrôle aux frontières Chine-Myanmar. Compte tenu de la persistance des risques sécuritaires dans certaines zones frontalières dus aux conflits dans le nord du Myanmar, les autorités locales de Chine ont publié récemment un avis en vertu des lois et règlements pertinents prévoyant des dispositions détaillées sur la circulation des personnes et véhicules dans les zones concernées. Ces mesures sont prises pour mieux préserver l'ordre social dans les zones frontalières et assurer la sécurité des populations et de leurs biens. Veuillez consulter l'avis que j'ai évoqué pour les détails.

Comme nous l'avons indiqué à maintes reprises, depuis le début des conflits locaux dans le nord du Myanmar, la Chine a, dans un esprit humanitaire, fourni des assistances nécessaires aux frontaliers du Myanmar entrés sur le territoire chinois et les a hébergés adéquatement. Nous espérons que les conflits dans le nord du Myanmar pourront prendre fin le plus vite possible, que la sécurité et l'ordre public pourront être retrouvés au plus tôt dans les zones frontalières et que les frontaliers du Myanmar entrés temporairement sur le territoire chinois par souci de sécurité pourront rentrer rapidement dans leur foyer.

Q : Hier, la porte-parole du Département d'Etat américain Marie Harf a de nouveau exprimé des préoccupations à l'égard de l'élaboration par la Chine de la loi sur la lutte contre le terrorisme, disant que la Chine doit consulter le gouvernement et les industriels américains en rédigeant la loi antiterroriste. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : La Chine a déjà présenté à plusieurs reprises sa position de principe sur ce sujet. Concernant la législation antiterroriste de la Chine, hier, la porte-parole de la 3e session de la 12e Assemblée populaire nationale Fu Ying a donné des explications précises sur les considérations et les principes concernant la loi antiterroriste. Comme elle l'a souligné, les mesures que la Chine prendra seront soumises à des conditions strictes : premièrement, ces mesures ne seront appliquées que pour prévenir et enquêter sur les activités terroristes ; deuxièmement, seuls les services de la sécurité publique et les organes de la sécurité nationale sont habilités à utiliser ces mesures ; et troisièmement, l'adoption de ces mesures doit passer par un processus d'approbation rigoureux. Cela est conforme aux principes du droit administratif et est une pratique internationale courante. Les intérêts légitimes des opérateurs d'Internet ne seront pas affectés.

Je voudrais souligner que l'élaboration par la Chine d'une loi antiterroriste relève purement et simplement des affaires intérieures de la Chine. Nous n'avons pas le devoir d'aller consulter les autres pays, et les autres pays n'ont pas le droit de nous demander de le faire. Nous espérons que les Etats-Unis pourront avoir une vision juste sur l'action législative normale de la Chine.

Q : Le 3 mars dernier, le Secrétaire indien aux Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar a entamé une visite de deux jours au Pakistan. Il s'agit du premier dialogue entre l'Inde et le Pakistan depuis la suspension en août dernier des entretiens au niveau du secrétaire des affaires étrangères entre ces deux pays. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : L'Inde et le Pakistan sont pays importants en Asie du Sud. Nous nous félicitons de la dynamique d'amélioration des relations entre les deux pays qui est d'une importance capitale pour la paix, la stabilité et le développement dans la région. La Chine soutiendra, comme par le passé, les efforts des deux pays pour régler adéquatement les divergences à travers le dialogue pacifique et améliorer continuellement leurs relations.

Q : Le projet de la cité portuaire de Colombo à Sri Lanka a été suspendu. La partie sri-lankaise a-t-elle expliqué pourquoi à la Chine ? Quel est votre commentaire sur ce sujet ? Et les relations sino-sri-lankaises seront-elles affectées ?

R : Les 27 et 28 février dernier, le Ministre sri-lankais des Affaires étrangères Mangala Samaraweera a visité la Chine sur l'invitation du Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi. Affirmant que les entreprises chinoises sont les bienvenues pour continuer à investir à Sri Lanka, le Ministre Mangala Samaraweera a indiqué que l'examen conduit par la partie sri-lankaise avait pour objectif de créer un meilleur cadre d'investissements et ne visait pas exclusivement les projets de coopération chinois. Il a fait savoir que la partie sri-lankaise resterait en contact avec la partie chinoise sur les résultats de l'évaluation des projets de coopération chinois. La Chine comprend et respecte les efforts déployés par le nouveau gouvernement sri-lankais pour améliorer l'environnement d'investissements et est sûre que la partie sri-lankaise tiendra compte de l'intérêt général de l'amitié sino-sri-lankaise et de l'intérêt fondamental du développement national et règlera adéquatement les questions concernées pour préserver la confiance des investisseurs chinois.

Q : Hier, le secrétaire général du gouvernement japonais Yoshihide Suga a dit que le Japon protestait contre l'ouverture par la Chine des versions en langues anglaise et japonaise du site web sur les Diaoyu Dao et demandait à les retirer. Selon lui, les positions chinoises affirmant que la Chine a été le premier à découvrir les Diaoyu Dao, à les nommer et à les utiliser déforment les faits et sont complètement inacceptables. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Diaoyu Dao et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire chinois, ce qui est bien fondé par des faits historiques et des principes juridiques. Vous avez dit tout à l'heure que le secrétaire général du gouvernement japonais considérait comme inacceptables les positions chinoises. Je voudrais dire que les faits sont les faits et qu'ils ne changeront pas, que le Japon l'accepte ou non. L'ouverture par les départements compétents chinois du site web sur les Diaoyu Dao permet une meilleure connaissance des tenants et des aboutissants de la question des Diaoyu Dao ainsi que des positions constantes de la Chine là-dessus. La Chine n'accepte pas la demande déplacée du Japon et exhorte une nouvelle fois le Japon à regarder en face l'histoire, à respecter les faits et à faire des efforts constructifs pour régler adéquatement les questions concernées.

Recommander à   
  Imprimer
Consulat Général de la République Populaire de Chine à Marseille Tous droits réservés