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Conférence de presse du 3 décembre 2014 tenue parla porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2014/12/03

Q : Le 1er décembre, la Commission électorale de Namibie a publié le résultat de l’élection présidentielle, selon lequel Hage Geingop, candidat du parti au pouvoir SWAPO (South West Africa People’s Organization), est élu président. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Qu’attendez-vous des relations sino-namibiennes dans l’avenir ?

R : Nous exprimons nos félicitations à la Namibie pour l’organisation de l’élection présidentielle dans d’heureuses conditions, ainsi qu’à la SWAPO et au président élu Hage Geingop.

La Namibie est pour la Chine un ami à toute épreuve en Afrique. Depuis de longues années, les deux pays se sont témoigné soutien et confiance mutuels et ont développé des échanges et coopérations fructueux dans les différents domaines. Le gouvernement chinois accorde une grande importance au développement des relations sino-namibiennes et entend travailler ensemble avec la Namibie pour porter les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays à un niveau plus élevé.

Q : Transparency International, organisation basée à Berlin, a publié le rapport Indice de perception de la corruption 2014, dans lequel le classement de la Chine s’est dégradé malgré la campagne anti-corruption remarquable menée par le gouvernement chinois ces derniers temps. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ?

R : Tout le monde connaît combien le gouvernement chinois est résolu dans la lutte contre la corruption et combien les résultats obtenus dans ce sens sont notables. L’indice et le classement de la Chine dans le rapport que vous avez évoqués sont tout à fait contraires aux progrès mondialement reconnus de la Chine dans sa campagne anti-corruption. Le peuple chinois porte son propre jugement impartial sur le bilan anti-corruption remarquable en Chine, et l’Indice de perception de la corruption ne peut servir de critère en la matière. Organisation dotée d’une certaine influence à l’échelle internationale, Transparency International doit revoir sérieusement l’objectivité et l’impartialité de son Indice de perception de la corruption.

La corruption est un fléau pour l’humanité. Elle érode l’équité, la justice et les fruits de développement dans toute la société. Il faut l’éliminer. Aujourd’hui, la corruption prend une dimension transnationale de plus en plus marquée. C’est seulement par une coopération internationale globale, notamment par une collaboration renforcée en matière d’entraide judiciaire et d’extradition entre les différents pays que les corrompus ne peuvent trouver refuge et que les biens mal acquis peuvent se restituer à leurs propriétaires légitimes. Nous appelons la communauté internationale à œuvrer ensemble avec nous pour renforcer la coopération dans les domaines judiciaire et de l’application de la loi et combattre ensemble le crime transnational qu’est la corruption.

Q : Le parlement ukrainien a approuvé la formation d’un nouveau gouvernement. Est-ce que cela donnera une nouvelle impulsion au développement des relations sino-ukrainiennes ?

R : La Chine considère depuis toujours l’Ukraine comme un partenaire stratégique et un grand ami. Nous entendons œuvrer ensemble avec le gouvernement ukrainien pour renforcer sans cesse la coopération bilatérale pragmatique dans les différents domaines et continuer à faire progresser les relations sino-ukrainiennes.

Q : La Chambre des communes du Royaume-Uni a engagé le 2 décembre un débat sur le refus par la Chine de l’entrée à Hong Kong du groupe d’enquête de sa Commission des Affaires étrangères. Certaines personnes du côté britannique estiment qu’en qualité de signataire de la Déclaration conjointe sino-britannique, le Royaume-Uni assume encore des responsabilités vis-à-vis de Hong Kong. Quelle est votre réaction à cet égard ?

R : Hong Kong a été restitué à la Chine en 1997. Il est depuis lors une région administrative spéciale de la Chine. La Déclaration conjointe sino-britannique de 1984 a fixé clairement les droits et obligations de la Chine et du Royaume-Uni concernant les arrangements relatifs au recouvrement par la Chine de l’exercice de sa souveraineté sur Hong Kong et à la période de transition. Après la rétrocession de Hong Kong, la partie britannique n’a ni la souveraineté, ni le droit de gouvernance ou de supervision sur Hong Kong. Il n’existe donc pas de soi-disant « responsabilité morale » à cet égard.

Certains Britanniques tentent de jeter la confusion dans le public en prétendant une « responsabilité morale », afin de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. Cela est inacceptable et ne pourra jamais aboutir.

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