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Conférence de presse du 1er décembre 2014 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2014/12/01

Sur l’invitation du Président chinois Xi Jinping, le Président d’Irlande Michael D. Higgins effectuera une visite d’Etat en Chine du 7 au 15 décembre 2014.

Q : Selon des sources, dans l’après-midi du 28 novembre, une mosquée de Kano dans le Nord du Nigéria a été touchée par un attentat-suicide à la bombe qui a fait au moins 120 victimes et 270 blessés. Quels sont vos commentaires ?

R : La Chine condamne et rejette fermement le terrorisme sous toutes ses formes. Nous sommes profondément choqués et consternés par cet attentat très meurtrier contre les civils innocents. Nous présentons nos condoléances aux victimes et exprimons notre sympathie à leurs familles et aux blessés. La Chine continuera à soutenir les efforts du gouvernement nigérian visant à préserver la sécurité et la stabilité du pays.

Q : Le 30 novembre, le président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes du Royaume-Uni Richard Ottaway a fait savoir que la Chine l’avait informé que la mission d’enquête de la Commission des Affaires étrangères britannique serait interdite d’entrer dans Hong Kong. Selon lui, la partie chinoise agit d’une manière « ouvertement antagoniste ». Quelle est la réaction de la Chine ?

R : Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine, et les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures chinoises. La Chine a exprimé à plusieurs reprises son opposition ferme à l’ingérence des gouvernements, organisations ou individus étrangers dans les affaires de Hong Kong. Quant à l’intention de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes du Royaume-Uni d’envoyer une soi-disant mission d’enquête à Hong Kong, le gouvernement central chinois et le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong ont exprimé maintes fois à la partie britannique leur opposition ferme à cet égard et demandé à celle-ci d’annuler le voyage à Hong Kong. Si certains parlementaires britanniques s’obstinent à le faire, ce sera une position ouvertement antagoniste qui nuira au développement des relations sino-britanniques.

Q : Quels sont les lois et règlements aux termes desquels la Chine refuse l’entrée dans Hong Kong de la mission d’enquête de la Chambre des communes du Royaume-Uni ?

R : Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine. Les affaires étrangères y relatives relèvent de la responsabilité du gouvernement central. Le gouvernement central chinois et le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong ont agi dans la conformité avec la loi. La Chine a le droit souverain de décider qui est autorisé ou non à entrer sur son territoire.

Q : L’obstination de la mission d’enquête de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes du Royaume-Uni à se rendre à Hong Kong a-t-elle déjà compromis ou compromettra-t-elle les relations sino-britanniques ?

R : La position de la Chine est constante et claire en ce qui concerne le développement des relations avec le reste du monde. Nous entendons développer des relations d’amitié et de coopération avec tous les pays, y compris le Royaume-Uni, sur la base du respect mutuel, de l’égalité, du bénéfice réciproque et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui, et nous nous opposons fermement à toute ingérence extérieure dans nos affaires intérieures par n’importe quel pays et sous n’importe quelle forme. La Chine est attachée au développement de ses relations avec le Royaume-Uni, et entend travailler ensemble avec le Royaume-Uni au développement ultérieur de ces relations sur la base du respect mutuel, de l’égalité, du bénéfice réciproque et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui, cela correspond aux intérêts communs des deux pays et des deux peuples. A ceux qui sont enthousiastes et sincères pour promouvoir l’amitié sino-britannique, la porte de la Chine demeure toujours ouverte. Mais si certains tentent de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine, ils se heurteront à notre opposition et à notre refus fermes.

Q : Comment doit-on comprendre l’idée de la diplomatie de grand pays aux couleurs chinoises avancée par le Président Xi Jinping lors de la Conférence centrale sur le travail relatif aux affaires étrangères ? Est-ce qu’il s’agit là d’un changement majeur dans la stratégie diplomatique de la Chine ?

R : Les 28 et 29 novembre, la Conférence centrale sur le travail relatif aux affaires étrangères s’est tenue à Beijing. Les informations concernées ont été publiées et je vous conseille une bonne lecture. Convoquée par la direction centrale du Parti communiste chinois (PCC) pour assurer le bon déroulement de la diplomatie chinoise dans de nouvelles conditions, cette conférence revêt une signification importante. Dans le discours prononcé par le Président Xi Jinping, il est indiqué que depuis le XVIIIe Congrès du PCC, la direction centrale du PCC a considéré intégralement la situation nationale et internationale, renforcé la planification globale et lancé, dans un esprit d’entreprise, de nouvelles initiatives tout en veillant à la continuité et à la cohérence des grandes orientations diplomatiques, et des résultats remarquables ont été obtenus dans le domaine diplomatique.

Selon le Président Xi Jinping, la Chine doit conduire une diplomatie de grand pays aux couleurs chinoises. Qu’entendre par là ? Il y a six points essentiels auxquels nous nous en tenons pour mener une diplomatie de grand pays portant bien les caractéristiques propres à la Chine, un style et une vision chinois : nous en tenir à la direction du PCC et au socialisme à la chinoise et nous attacher à la voie du développement, au système social, à la tradition culturelle et aux valeurs de la Chine ; nous en tenir à la politique extérieure d’indépendance et de paix, compter toujours sur nos propres efforts pour promouvoir le développement du pays et de la nation et poursuivre inébranlablement notre propre chemin et notre voie du développement pacifique sans pour autant renoncer à nos droits et intérêts légitimes ni sacrifier nos intérêts vitaux ; nous en tenir à la démocratisation des relations internationales, aux Cinq principes de la coexistence pacifique et à l’égalité de tous les pays, grands ou petits, puissants ou faibles, riches ou pauvres, et nous attacher à un monde dont le destin est décidé par tous les peuples, à la préservation de l’équité et de la justice internationales, et surtout à un plaidoyer en faveur des pays en développement ; nous en tenir à la coopération gagnant-gagnant qui doit être placé au cœur des relations internationales de type nouveau, à la stratégie d’ouverture mutuellement bénéfique et à l’intégration du concept de la coopération gagnant-gagnant dans les volets politique, économique, sécuritaire et culturel de la coopération avec l’extérieur ; nous en tenir à une juste conception de la justice et des intérêts selon laquelle il faut à la fois défendre la justice et rechercher les intérêts communs, et nous attacher à la fidélité à la parole donnée, à la loyauté envers l’amitié, à la promotion et à la défense de la justice ; nous en tenir au principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui, au respect du droit du peuple de chaque pays de choisir librement sa voie de développement et son système social, au règlement pacifique des différends et des litiges entre pays par voie de dialogue et de consultations tout en rejetant le recours arbitraire à la force ou à la menace par la force.

Q : Le 30 novembre, l’opération visant à détruire les armes chimiques abandonnées par le Japon dans Haerbaling de la ville de Dunhua au Jilin a commencé. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Les informations concernées ont été publiées par l’Agence Chine Nouvelle. Veuillez les consulter.

Les armes chimiques abandonnées par le Japon en Chine est un des crimes graves commis par le Japon pendant la guerre d’agression menée par les militaristes japonais contre la Chine. 70 ans après la fin de la guerre, les armes chimiques abandonnées par le Japon constituent toujours une source de menace et de nuisance graves pour la sécurité des personnes et des biens ainsi que la sécurité de l’environnement écologique de la région concernée. Le gouvernement chinois exige toujours du gouvernement japonais la destruction au plus tôt des armes chimiques abandonnées en Chine en vertu de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et du mémorandum entre les deux gouvernements sur la destruction des armes chimiques abandonnées en Chine.

Ces dernières années, des progrès ont été enregistrés dans l’élimination des armes chimiques abandonnées japonaises en Chine. Jusqu’aujourd’hui, la partie chinoise a assisté la partie japonaise dans l’accomplissement de plus de 200 opérations d’enquête, d’excavation, de récupération, d’identification et d’emballage. Au total, plus de 50 000 armes chimiques abandonnées japonaises ont été récupérées en sécurité. Néanmoins, le processus général accuse clairement un retard par rapport au plan de destruction élaboré par la Chine et le Japon. La partie chinoise appelle la partie japonaise à accroître substantiellement ses efforts sur le plan humain et matériel pour accélérer davantage le processus de destruction des armes chimiques abandonnées japonaises en Chine.

Q : La 20e Conférence des Parties (COP 20) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se tient maintenant à Lima, au Pérou. Veuillez nous donner des informations sur la participation chinoise. Et quelles sont les attentes de la Chine à l’égard de cette conférence ?

R : La COP 20 de la CCNUCC se tient du 1er au 12 décembre à Lima, au Pérou. La Chine a envoyé une délégation gouvernementale composée des représentants de la Commission nationale du Développement et de la Réforme (CNDR), du Ministère des Affaires étrangères, du Ministère de la Science et de la Technologie, du Ministère des Finances et du Ministère de la Protection environnementale, ainsi que des représentants des gouvernements des Régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao. Le Vice-Président de la CNDR Xie Zhenhua est à la tête de la délégation chinoise, assisté par le Vice-Ministre des Affaires étrangères Liu Zhenmin comme vice-président de la délégation.

Pendant la Conférence de Lima, un Coin chinois est mis en place et une série de manifestations parallèles y seront organisées par des collectivités locales, des institutions de recherche, des médias, des entreprises et des organisations non gouvernementales de la Chine, ce dans le but de présenter de manière globale la politique, l’action et les réalisations chinoises dans le domaine de la réponse active aux changements climatiques.

La Conférence de Lima est une étape importante vers l’adoption à Paris d’un nouvel accord sur les changements climatiques et elle revêt une signification majeure pour la Conférence de Paris l’année prochaine. Avec une attitude active et constructive, la Chine entend travailler ensemble avec les différentes parties pour que la Conférence de Lima aboutisse à des résultats positifs sur la base des principes comme l’ouverture et la transparence, une large participation, la concertation et le consensus, la conduite par les parties, le principe des responsabilités communes mais différenciées, l’égalité et les capacités respectives.

Concrètement parlant, la Conférence de Lima, selon la partie chinoise, doit parvenir aux résultats concrets qui sont les suivants :

Premièrement, définir les éléments constitutifs du projet du futur accord. Voilà le point le plus important pour obtenir un nouvel accord selon le calendrier prévu et la priorité de la Conférence de Lima. Nous espérons que les différentes parties feront tout le possible pour se mettre d’accord sur les éléments constitutifs. Quant aux questions sur lesquelles un consensus ne peut être obtenu pour le moment, les différentes parties doivent travailler à aplanir les divergences à travers des processus ultérieurs appropriés, en vue de parvenir en mai 2015 à un texte devant servir de base pour les négociations, comme l’a prévu la Conférence de Doha.

Deuxièmement, préciser les informations sur les contributions. La Conférence de Lima doit préciser les informations que devraient inclure les contributions prévues déterminées au niveau national (INDC) post-2020 présentées par les parties pour lutter contre les changements climatiques. Les différentes parties doivent chercher activement un plan en matière d’informations des contributions acceptable pour tous.

Troisièmement, renforcer l’action avant 2020. L’essentiel est que les pays développés réduisent massivement leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2020 et honorent leurs engagements d’appui aux pays en développement, dans le domaine du financement, du transfert de technologies et du renforcement des capacités.

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