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Conférence de presse du 2 décembre 2014 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2014/12/02

Q : Le 1er décembre, le porte-parole du Premier Ministre britannique David Cameron a déclaré que c’était erroné et contre-productif pour la Chine de refuser au groupe d’investigation de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes du Royaume-Uni d’entrer à Hong Kong, et que cela ne ferait qu’amplifier les inquiétudes de la partie britannique sur la situation à Hong Kong. Richard Ottaway, Président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes a fait savoir que la partie britannique ne s’était jamais considérée comme toujours étant une puissance coloniale et qu’elle avait le droit de vérifier si la Chine respectait ou non ses engagements. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons expliqué à maintes reprises notre position de principe sur les questions concernées. La nature des activités illégales d’ « Occupy Central » qui ont lieu actuellement à Hong Kong est évidente. Le gouvernement central de la Chine soutient explicitement et fermement le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong dans ses efforts pour traiter la situation en vertu de la loi, et la Chine s’oppose résolument à toute ingérence dans les affaires de Hong Kong de quelque manière que ce soit et par quelque gouvernement, établissement ou individu étranger que ce soit. Si certaines personnes britanniques veulent continuer à s’obstiner au sujet de cette affaire, ce qui est non seulement déraisonnable mais aussi inutile, elles finiront par être l’arroseur arrosé.

Q : Si la partie britannique continue à accuser le gouvernement central de Chine et celui de la RAS de Hong Kong, les relations sino-britanniques seront-elles affectées ? La partie britannique a voulu réparer les relations sino-britanniques compromises par la visite au Royaume-Uni du Dalaï Lama, mais son approche actuelle causera-t-elle un regain de tension dans ses relations avec la Chine ?

R : La partie britannique doit comprendre au moins deux faits essentiels. Premièrement, rétrocédé à la Chine en 1997, Hong Kong est une RAS de la Chine. Ses affaires relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Nous sommes fermement contre toute ingérence dans les affaires de Hong Kong de quelque manière que ce soit et par quelque gouvernement, établissement ou individu étranger que ce soit. Deuxièmement, le déplacement de certains membres de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes du Royaume-Uni n’est pas une visite d’amitié au sens général du terme, mais une soi-disant « investigation » sur le territoire chinois, qui constitue une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. Nous nous y opposons fermement, et nous ne l’accepterons donc jamais.

Quant à l’impact des propos erronés de la partie britannique sur les relations sino-britanniques, notre position est très claire. Nous sommes toujours prêts à développer des relations d’amitié et de coopération avec tous les autres pays dont le Royaume-Uni, mais le développement de telles relations interétatiques doit se faire sur la base des principes du respect mutuel, de l’égalité, des bénéfices réciproques et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui. Nous espérons que la partie britannique pourra travailler dans le même sens avec nous pour continuer à promouvoir un développement sain des relations sino-britanniques, ce qui bénéficiera à nos deux pays et à nos deux peuples.

Q : Le 1er décembre, l’ancien Premier Ministre polonais Donald Tusk a officiellement pris fonction en tant que Président du Conseil européen. Comment voyez-vous le Président sortant Herman Van Rompuy ? Qu’attendez-vous du nouveau Président Donald Tusk et du développement des relations sino-européennes ?

R : Durant son mandat de Président du Conseil européen, M. Herman Van Rompuy a accordé une grande importance et prêté soins et soutien au développement des relations sino-européennes et y a déployé activement beaucoup d’efforts. Nous tenons à exprimer notre appréciation pour l’importante contribution qu’il a apportée à la promotion des relations sino-européennes.

Nous félicitons M. Donald Tusk pour son entrée en fonction en tant que Président du Conseil européen. Nous sommes prêts à travailler avec la partie européenne pour continuer à consolider le partenariat sino-européen pour la paix, la croissance, la réforme et la civilisation, à bien concrétiser l’Agenda stratégique de coopération Chine-UE 2020, et à porter le partenariat global stratégique sino-européen à de nouveaux paliers.

Q : Certains prétendent qu’en refusant l’entrée à Hong Kong au groupe d’investigation de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes du Royaume-Uni, la Chine aurait violé les dispositions concernées de la Loi fondamentale. Comment y réagissez-vous ?

R : J’ai répondu à une question y relative hier. Hong Kong est une RAS de la Chine, et c’est le gouvernement central qui est en charge des affaires étrangères liées à Hong Kong. Le gouvernement central de la Chine et celui de la RAS de Hong Kong traitent les questions concernées en vertu de la loi. Il est de la souveraineté de la Chine de déterminer qui a l’autorisation d’entrer sur son territoire et qui n’en a pas.

Q : Cela fait deux ans que la Chine a lancé sa campagne de lutte anti-corruption. Certains estiment que la Chine a sanctionné de nombreux officiels corrompus, mais certaines critiques jugent toutefois que la Chine n’est pas assez transparente dans cette campagne. Comment devraient les pays occidentaux voir les opérations entreprises actuellement par la Chine dans le cadre de cette campagne pour poursuivre les corrompus fugitifs et récupérer les biens volés à l’étranger ?

R : La semaine dernière, le Directeur général des Traités et du Droit du Ministère des Affaires étrangères Xu Hong a tenu ici même un briefing aux médias chinois et étrangers, et y a présenté la coopération entre la Chine et la communauté internationale en matière de lutte anti-corruption, de poursuite des corrompus et de récupération des biens volés, et réitéré la position inébranlable de la Chine pour combattre fermement la corruption et ne laisser aucun refuge aux corrompus à l’étranger. Il a également présenté en détail les résultats concrets de la coopération entre la Chine et les pays concernés en la matière. Dans les résultats concernés de la 22e réunion informelle des dirigeants de l’APEC qui s’est tenue récemment à Beijing et du 9e Sommet du G20 à Brisbane, l’on peut constater que la communauté internationale a un consensus sur le renforcement de la coopération pour lutter contre la corruption, poursuivre les corrompus et récupérer les biens volés. Cela est dans l’intérêt commun de tous les pays. Nous entendons renforcer davantage la coopération judiciaire avec les différentes parties concernées pour combattre ensemble les crimes de corruption transfrontaliers.

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