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Conférence de presse du 24 octobre 2014 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2014/10/24

Sur l'invitation du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères du Viet Nam Pham Binh Minh, le Conseiller d'Etat Yang Jiechi se rendra en visite au Viet Nam le 27 octobre et coprésidera avec M. Pham Binh Minh la 7e réunion du Comité de pilotage sino-vietnamien sur la coopération bilatérale.

Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères et des Relations économiques extérieures de Hongrie Péter Szijjártó effectuera une visite de travail en Chine du 26 au 29 octobre.

La 4e réunion des Ministres des Affaires étrangères du Processus d'Istanbul sur l'Afghanistan aura lieu le 31 octobre à Beijing. Elle sera présidée par le Ministre Wang Yi et son homologue afghane Zarar Ahmad Osmani.

Q : Veuillez nous présenter le contexte de la 4e réunion des Ministres des Affaires étrangères du Processus d'Istanbul sur l'Afghanistan et les attentes de la partie chinoise.

R : Le Processus d'Istanbul a été initié en 2011. 14 pays de la région s'y associent en tant que membres, alors que 16 pays hors de la région et 12 organisations régionales et internationales y apportent leur soutien. Le Processus d'Istanbul est actuellement l'unique mécanisme de coopération régionale sur l'Afghanistan conduit par les pays de la région et il a joué un rôle actif dans la promotion de la paix et de la reconstruction en Afghanistan.

A l'heure actuelle, l'Afghanistan se trouve dans une phase de transition sur de multiples plans : politique, sécuritaire et économique, et il s'engagera bientôt dans une période de transformation de dix ans. La 4e réunion des Ministres des Affaires étrangères du Processus d'Istanbul est d'une portée significative, non seulement parce que c'est la première grande conférence internationale sur l'Afghanistan organisée par la Chine, mais surtout il s'agit de la première conférence internationale majeure sur l'Afghanistan depuis la formation du nouveau gouvernement dans ce pays. Y seront présents des Ministres des Affaires étrangères et des représentants de haut rang des pays membres et des parties soutenant le Processus. A travers l'organisation de cette réunion, la Chine espère illustrer le soutien de la communauté internationale à la paix et à la reconstruction en Afghanistan et parvenir à des consensus des pays de la région sur le renforcement de la coopération sur l'Afghanistan et la préservation en commun de la paix et de la stabilité en Afghanistan et dans la région.

Q : Pourriez-vous nous donner des informations sur la visite du Conseiller d'Etat Yang Jiechi au Viet Nam et la 7e réunion du Comité de pilotage sino-vietnamien sur la coopération bilatérale qu'il présidera ? Comment voyez-vous les relations sino-vietnamiennes actuelles ?

R : Le Comité de pilotage sur la coopération bilatérale est un mécanisme intergouvernemental visant à planifier et à coordonner les relations bilatérales entre la Chine et le Viet Nam. Sur l'invitation du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères du Viet Nam Pham Binh Minh, le Conseiller d'Etat Yang Jiechi se rendra au Viet Nam pour la réunion annuelle ordinaire du Comité de pilotage et une visite dans le pays. A cette occasion, il coprésidera avec M. Pham Binh Minh la 7e réunion du Comité et rencontrera d'autres dirigeants vietnamiens.

Depuis le début de cette année, les relations sino-vietnamiennes ont rencontré des difficultés temporaires à cause des questions maritimes, et les deux parties maintiennent d'étroites communications sur le règlement adéquat des questions concernées. Grâce aux efforts de part et d'autre, pendant la dernière décade du mois d'août, l'envoyé spécial du Secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien a effectué une visite en Chine, les hauts cadres des deux Partis se sont rencontrés, marquant ainsi le début de l'amélioration des relations bilatérales. Nous sommes prêts à travailler ensemble avec la partie vietnamienne pour bien mettre en œuvre le consensus dégagé à l'issue de cette rencontre et promouvoir l'amélioration et le développement continus du partenariat global de coopération stratégique sino-vietnamien.

Q : Selon des sources, le 23 octobre, le Comité des droits de l'homme des Nations Unies a demandé au gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong de fournir davantage d'informations sur la conformité de la réforme politique et du suffrage universel de Hong Kong au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Depuis la rétrocession de Hong Kong, les droits et libertés fondamentaux des habitants de Hong Kong sont entièrement garantis par la Loi fondamentale. Le gouvernement central de Chine soutient fermement les efforts de Hong Kong visant à développer progressivement, en vertu de la Loi fondamentale et d'autres lois concernées de Hong Kong, un système politique démocratique conforme aux réalités locales. Selon les dispositions de la décision du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de Chine prise le 31 août, le chef de l'exécutif peut être élu au suffrage universel à partir de 2017. Cette décision faite selon les stipulations de la Loi fondamentale et sur la base d'une ample consultation auprès des différents milieux sociaux de Hong Kong correspond aux réalités de Hong Kong et constitue la base constitutionnelle pour l'élection au suffrage universel du chef de l'exécutif de la RAS de Hong Kong. Elle possède donc un statut et une force juridiques inébranlables.

La Chine n'est pas partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Selon la Loi fondamentale, les dispositions du Pacte appliquées à Hong Kong avant son retour à la mère patrie resteront en vigueur et seront appliquées à travers la loi de la RAS de Hong Kong. Le Pacte ne constitue pas un critère pour juger la réforme politique de Hong Kong.

Q : La cérémonie de signature du mémorandum d'entente (MOU) sur l'établissement de la banque d'investissement des infrastructures d'Asie (AIIB) s'est tenue ce matin. Veuillez nous en donner des informations.

R : Ce matin, les Ministres des Finances et représentants autorisés des 21 premiers pays ayant l'intention de créer l'AIIB ont signé à Beijing le MOU. A l'issue de la cérémonie de signature, ils ont été reçus par le Président Xi Jinping et les informations concernées ont été publiées. Durant la rencontre, le Président Xi Jinping a indiqué que l'établissement de l'AIIB illustrait le souhait, la détermination et l'action des différentes parties pour rechercher ensemble le développement à travers une coopération solidaire. Selon lui, il s'agit aussi d'un mécanisme innovant permettant de promouvoir l'amélioration de la gouvernance financière internationale, et donc d'un événement très significatif. Le Président Xi Jinping a exprimé son souhait de voir les différentes parties travailler de concert pour faire de l'AIIB une plate-forme d'investissement et de financement d'infrastructures équitable, inclusive et hautement efficace, ainsi qu'une banque de développement multilatérale qui correspond aux besoins de développement des pays de la région. Il a par ailleurs indiqué que l'AIIB devrait faciliter de manière accélérée l'interconnectivité des infrastructures de la région, promouvoir la coopération économique régionale et injecter de nouvelles dynamiques au développement économique de l'Asie. Il a souligné la nécessité pour l'AIIB de s'en tenir à un régionalisme ouvert et inclusif et d'accueillir tous les pays intéressés pour réaliser la coopération et le gagnant-gagnant grâce à leur participation active.

Le Vice-Premier Ministre singapourien Tharman Shanmugaratnam a, au nom de tous les représentants, remercié la partie chinoise de lancer l'initiative d'établir l'AIIB et d'orienter les travaux de préparation. Estimant que l'établissement de l'AIIB revêt une signification historique et qu'il permettra de promouvoir énergiquement la construction des infrastructures ainsi que le développement et la prospérité durables en Asie, il a exprimé la disponibilité de tous les pays concernés d'observer un multilatéralisme ouvert et de coopérer avec sincérité, pour que l'AIIB soit mise sur pied au plus tôt, fonctionne dans un bon cadre régulier, réalise les bénéfices mutuels et le gagnant-gagnant et joue un rôle exemplaire pour la coopération multilatérale dans le nouveau contexte.

Q : Quels sont vos commentaires sur l'absence de l'Australie, de l'Indonésie et de la République de Corée à la cérémonie de signature ? Le Département d'Etat des Etats-Unis a appelé la Chine à se conformer aux normes internationales dans la gestion et la transparence de l'AIIB. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Si la Chine a proposé d'établir l'AIIB, c'est pour répondre au besoin objectif de l'énorme demande de financement pour la construction des infrastructures en Asie dans un contexte marqué par une morosité prolongée de l'économie mondiale. Il s'agit d'un geste à multiples gagnants qui consiste à assumer plus de responsabilités pour promouvoir la solidarité et la coopération en Asie. Institution ouverte et inclusive, l'AIIB ne remplacera pas les banques de développement multilatérales existantes, au contraire, elle les complétera et mènera une coopération renforcée avec elles pour mieux répondre aux besoins des pays de la région en matière d'investissement et de financement d'infrastructures et mieux promouvoir le développement et la prospérité en commun dans la région.

L'initiative lancée par la Chine a reçu un écho favorable et un large soutien des différentes parties. Tout au long du processus de préparation, la Chine a maintenu des échanges et consultations avec l'Australie, l'Indonésie, la République de Corée, les Etats-Unis et d'autres pays. Nous serions heureux de voir tous les pays intéressés y participer activement et jouer un rôle actif et constructif. Nous continuerons également de maintenir d'étroits contacts avec les parties concernées pour coopérer sincèrement et faire de l'AIIB une banque de développement multilatérale basée sur la coopération, les bénéfices mutuels, le gagnant-gagnant et le développement partagé.

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