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Conférence de presse du 10 septembre 2014 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2014/09/10

Q : Selon des sources, la Chine a envoyé 700 agents de maintien de la paix en renfort au Soudan du Sud pour protéger les champs pétrolifères qu’elle exploite et ses personnels. Pourriez-vous confirmer cette information ?

R : Membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la Chine prend depuis toujours une part active aux opérations onusiennes de maintien de la paix. Elle participe à ces opérations dans le strict respect des mandats de l’ONU afin de régler pacifiquement les conflits, de promouvoir le développement et la reconstruction et de préserver la paix et la sécurité régionales. La résolution 2155 sur la question du Soudan du Sud a été récemment adoptée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité, décidant de renforcer le mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS). Nous continuerons à accroître notre soutien à la MINUSS et aux autres missions onusiennes de maintien de la paix et nous sommes actuellement en étroite communication avec le Secrétariat de l’ONU. Nous donnerons des informations supplémentaires dès que possible.

S’agit-il du plus grand contingent de casques bleus jamais envoyé par la Chine ? Ils sont de quelle armée ?

R : Comme je viens de le dire, la Chine, en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, prend depuis toujours une part active aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Aujourd’hui, nous sommes le premier contributeur de casques bleus parmi les cinq membres du Conseil de Sécurité. Nous avons participé à 16 opérations onusiennes en Afrique et plus de 1 800 agents chinois sont actuellement sur le continent. Nous continuerons à accroître notre soutien aux actions de la MINUSS et nous sommes en étroit contact avec le Secrétariat des Nations Unies. Les informations supplémentaires seront publiées dès que possible.

Q : Selon des sources, la Conseillère à la sécurité nationale du Président américain Susan Rice a parlé hier de la réforme politique de Hong Kong avec des officiels chinois. Comment la partie chinoise lui a-t-elle répondu ? Deuxième question, le Viet Nam a accusé hier les bateaux de pêche chinois d’avoir harcelé ses bateaux au large des îles Xisha. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Concernant votre première question, la Conseillère à la sécurité nationale du Président américain Susan Rice est venue en visite en Chine. Le Président Xi Jinping, le Conseiller d’Etat Yang Jiechi et le Ministre Wang Yi se sont entretenus avec elle. Nous en avons publié les informations.

Concernant la question de la réforme politique de Hong Kong, nous avons présenté à plusieurs reprises notre position de principe. Les affaires de Hong Kong, y compris la réforme politique, relèvent des affaires intérieures de la Chine. Nous nous opposons fermement à toute forme d’ingérence étrangère de quelque pays que ce soit.

S’agissant de la seconde question, les accusations du Viet Nam contre la Chine ne correspondent en rien à la réalité. Après vérification, un bateau de pêche vietnamien est entré illicitement le 15 août dans les eaux des îles Xisha de Chine pour la pêche à la dynamite. Les agents chinois sont montés à bord du bateau pour l’inspecter et ont confisqué une quantité importante d’explosifs conformément à la loi. Force est de souligner que les îles Xisha font partie intégrante du territoire chinois et les eaux au large de ces îles relèvent incontestablement de la juridiction chinoise. Nous exhortons la partie vietnamienne à prendre des mesures effectives pour mieux sensibiliser et encadrer ses pêcheurs et à se garder de toute activité de pêche illégale au large des îles Xisha.

Q : Selon des sources, le Japon est en train de discuter avec les Etats-Unis de la possibilité d’acheter des armes offensives pour renforcer sa puissance militaire. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Pour des raisons historiques, toute évolution de la politique du Japon sur les plans militaire et sécuritaire suscite toujours une haute attention de ses pays voisins en Asie et de la communauté internationale. Vu les propos et actes erronés du Japon sur la question historique ces derniers temps et les démarches qu’il a prises pour accélérer la révision de la Constitution et l’expansion militaire, la communauté internationale a toutes les raisons de rester attentive et vigilante vis-à-vis de ses actes et de ses intentions. Nous exhortons le Japon à regarder en face l’histoire et à en tirer toutes les leçons, à respecter les préoccupations sécuritaires des pays de la région et à s’engager dans une voie du développement pacifique.

Q : Selon les résultats publiés hier du sondage mené conjointement par l’organisation indépendante du Japon « Genron NPO » et China Daily, 86,8% des Chinois et 93% des Japonais disent avoir une opinion défavorable sur l’autre pays. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : On ne peut pas choisir son voisin, ni la Chine ni le Japon. Le développement sain et stable des relations sino-japonaises est dans l’intérêt des deux pays et de la région. Pour réaliser un tel développement pour le long terme, un soutien énergique et une vive participation des deux peuples sont indispensables. Face à ce problème de l’opinion publique dans les deux pays, le Japon doit y réfléchir. Nous espérons que le gouvernement et les dirigeants japonais pourront, par des actes concrets, corriger leurs politiques et positions erronées et travailler activement pour améliorer l’opinion publique et contribuer au développement des relations sino-japonaises.

Q : Selon des sources, des Chinois se sont joints à l’EIIL. Veuillez confirmer cette information. La Chine envisage-t-elle de lutter ensemble avec les Etats-Unis contre l’EIIL ?

R : Nous avons noté les informations sur la participation de Chinois aux actions de l’EIIL. Nous sommes en train de le vérifier et nous suivrons de près ce dossier.

Le gouvernement chinois lutte fermement contre toute forme de terrorisme. La Chine fait face à une menace réelle et directe des forces terroristes du « Turkestan oriental ». La communauté internationale doit renforcer la coopération conformément au principe du respect mutuel et de l’égalité pour combattre ensemble et efficacement le terrorisme en vue de préserver la sécurité et la stabilité régionales et internationales.

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