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Conférence de presse du 10 juin 2014 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2014/06/10

Sur l’invitation du Premier Ministre du Royaume-Uni David Cameron et du Premier Ministre de la Grèce Antonis Samaras, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d’Etat Li Keqiang se rendra au Royaume-Uni pour tenir la rencontre annuelle des Premiers Ministres chinois et britannique et effectuera une visite officielle du 16 au 21 juin au Royaume-Uni et en Grèce.

La visite du Premier Ministre Li Keqiang, première visite d’un Premier Ministre chinois au Royaume-Uni depuis trois ans et premier déplacement du chef du nouveau gouvernement chinois au Royaume-Uni, coïncide avec le 10e anniversaire de l’établissement du partenariat global stratégique sino-britannique et revêt donc une signification importante pour le renforcement de la confiance mutuelle, l’approfondissement de la coopération pragmatique et la promotion du développement sain et stable des relations sino-britanniques à un niveau supérieur. Durant cette visite, le Premier Ministre Li Keqiang sera reçu par la Reine Elisabeth II, tiendra avec le Premier Ministre David Cameron le dialogue annuel des Premiers Ministres des deux pays et aura des entrevues avec d’autres dirigeants britanniques, afin de procéder avec eux à des échanges de vues approfondis sur le développement des relations bilatérales.

La visite du Premier Ministre Li Keqiang en Grèce fait suite à la visite en Chine du Premier Ministre grec de l’année dernière. Durant son déplacement, le Premier Ministre Li Keqiang aura respectivement des rencontres et entretiens avec le Président, le Premier Ministre, et le Président du parlement de la Grèce. Nous avons la certitude que cette visite permettra de renforcer davantage l’amitié traditionnelle sino-grecque, d’approfondir la confiance politique mutuelle, d’élargir la coopération pragmatique dans tous les domaines et de faire progresser davantage les relations sino-grecques et sino-européennes.

Q : Pour quelle raison avez-vous soumis aux Nations Unies le document Opération sur la plate-forme HYSY 981 : Provocations du Viet Nam et position de la Chine ? Avez-vous pensé à régler la question concernée par l’arbitrage international ou d’autres moyens ?

R : Hier, j’ai déjà présenté nos considérations pour la publication du document de position concerné. La partie chinoise a fait plusieurs représentations solennelles auprès de la partie vietnamienne, lui demandant de cesser toute perturbation contre l’opération chinoise et de retirer tous ses navires et personnels. Cependant, la partie vietnamienne, au lieu d’y faire un frein, a intensifié les perturbations sur place, répandu des rumeurs et calomnies dans les enceintes internationales pour noircir et attaquer arbitrairement la Chine, et adressé des notes déformant les faits aux Nations Unies et à d’autres organisations internationales. Dans ce cas-là, il nous est nécessaire de donner à la communauté internationale des éclaircissements sur les faits et de reconstituer la vérité.

Nous avons précisé à maintes reprises notre position, à savoir que nous n’accepterons pas le soi-disant « arbitrage international » réclamé par le Viet Nam.

Q : Une compagnie américaine sur la cybersécurité a dit, dans un rapport publié hier, que des militaires chinois auraient mené des cyberattaques contre des pays occidentaux pour appuyer le développement des projets satellitaires et spatiaux de la Chine, et déclaré avoir en main des preuves concernées telles que des courriels et blogs d’un hacker qui se dit militaire. Comment y réagissez-vous ?

R : J’ai pris note des informations concernées. Les mots et la tactique utilisés là-dedans me donnent une impression de déjà-vu.

Franchement parlant, je ne donne pas du tout de raison à ce jeu de voleur criant au voleur de la partie américaine. Comme tout le monde le sait, après l’éclatement de l’affaire Snowden, de nombreuses révélations ont montré avec évidence que l’administration américaine et ses départements compétents ont engagé de massives activités organisées de cyberespionnage, d’écoutes téléphoniques et de surveillance contre un grand nombre de personnalités politiques, d’individus et d’entreprises de la Chine et d’autres pays étrangers, allant jusqu’à se glisser partout et à recourir à tous les moyens possibles. Ce n’est pas la peine pour les Etats-Unis de se poser en victime. Car, comme tout être humain sur la Terre le sait, ce pays est le véritable « empire des hackers ». La partie américaine, au lieu de procéder à un examen de conscience et surveiller son comportement, continue à accuser et attaquer délibérément d’autres pays, cela n’est pas du tout une approche constructive.

La Chine a déclaré à plusieurs reprises sa position sur la cybersécurité. La cyberattaque, y compris le hacker, est une question d’ordre international marquée par les caractères transnational et anonyme. A ce sujet, la communauté internationale doit renforcer la coopération sur la base du respect mutuel et de la confiance réciproque. Déjà en 2011, la Chine a avancé à l’ONU l’initiative du « Code de conduite international pour la sécurité informatique », en espérant construire un cyberespace pacifique, sécurisé, ouvert et coopératif par l’élaboration des règles et codes de conduite internationaux concernant le cyberespace. Nous sommes prêts à continuer à renforcer le dialogue et la coopération avec la communauté internationale et attaquer conjointement les attaques hackers et les autres cybercriminalités.

Q : Aujourd’hui, vous avez publié le livre blanc La Pratique de la politique « un pays, deux systèmes » dans la Région administrative spéciale de Hong Kong. Pour quelle raison avez-vous choisi de publier ce livre blanc à un tel moment ?

R : Le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’Etat a présenté, dans le livre blanc La Pratique de la politique « un pays, deux systèmes » dans la Région administrative spéciale de Hong Kong publié aujourd’hui, de manière globale et objective, la mise en pratique et les acquis principaux du principe dit « un pays, deux systèmes » dans la Région administrative spéciale de Hong Kong, les politiques et les mesures adoptées par le gouvernement central pour soutenir la prospérité et la stabilité durables de la Région administrative spéciale de Hong Kong ainsi que les acquis à cet égard.

Veuillez vous renseigner auprès des départements compétents chinois pour des informations plus détaillées.

Q : Récemment, le Ministre Wang Yi, en tant qu’Envoyé spécial du Président Xi Jinping, a effectué une visite en Inde. Quels sont les messages qu’il a passés à travers de larges contacts avec la partie indienne ? Quelle est la portée de cette visite pour le développement des relations sino-indiennes à l’avenir ?

R : Récemment, l’Envoyé spécial du Président Xi Jinping et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a effectué une visite officielle en Inde, ce qui a suscité un vif intérêt du monde extérieur. Cette visite a émis un message important, c’est que la Chine accorde une haute attention à ses relations avec l’Inde, que leurs intérêts communs dépassent largement leurs divergences et que les deux pays sont partenaires stratégiques mais pas adversaires. Avec leurs rêves de puissance et de prospérité en parfait accord, la Chine et l’Inde doivent se concerter de manière approfondie sur leurs stratégies de développement, profiter de leurs atouts respectifs et construire un partenariat de développement étroit.

Lors de sa rencontre avec le Président indien Pranab Mukherjee, le Ministre Wang Yi a affirmé qu’au 21e siècle, les 2,6 milliards de Chinois et Indiens, avançant la main dans la main vers la modernisation, réaliseraient une fresque d’une ampleur inouïe dans l’histoire de l’humanité, et que cela était une mission commune de la Chine et de l’Inde, et une responsabilité qu’elles devaient assumer à l’égard du monde entier. Selon lui, les deux parties doivent faire de l’autre partie la priorité de leur stratégie extérieure, considérer leur développement comme une opportunité, accroître sans cesse leurs intérêts communs et réaliser un développement pacifique, coopératif et inclusif des deux pays, afin que l’amitié sino-indienne reste l’essentiel de leurs relations bilatérales.

Lors de sa rencontre avec le Premier Ministre Narendra Modi, le Ministre Wang Yi a indiqué que les relations sino-indiennes qui se trouvaient déjà à un nouveau point de départ historique faisaient face à d’importantes opportunités de développement. Il a souligné la volonté de la Chine d’œuvrer ensemble avec la partie indienne pour discuter de leurs concepts de développement et échanger leurs expériences en matière de gouvernance, se concerter sur leurs stratégies de développement pour associer la politique indienne de « regard vers l’Est » à l’accélération de l’ouverture de la Chine sur l’Ouest, mettre en valeur leurs atouts de développement pour réaliser un développement commun dans la complémentarité, renforcer les liens entre les deux grandes civilisations pour apporter une nouvelle contribution au progrès de la civilisation humaine, et former une synergie entre les deux moteurs de croissance, pour se faire des partenaires de développement plus étroits et renforcer leur partenariat stratégique orienté vers la paix et la prospérité.

Les dirigeants indiens se sont prononcés très favorables à cet égard. Le Président Pranab Mukherjee a affirmé que l’amitié entre l’Inde et la Chine, deux grandes civilisations anciennes, remontait loin dans l’histoire. Il a souligné la volonté de la partie indienne de continuer à promouvoir sa coopération avec la Chine afin d’enrichir sans cesse le partenariat stratégique indo-chinois et d’y injecter de nouvelles vitalités. Le Premier Ministre Narendra Modi a estimé que le message important du Président Xi Jinping, transmis par le Ministre Wang Yi, a donné une orientation à suivre aux relations bilatérales. Selon lui, le nouveau gouvernement indien est très attaché au développement partagé, les deux parties doivent maintenir les échanges de haut niveau, renforcer leur confiance stratégique mutuelle, approfondir la coopération pragmatique, intensifier les échanges socioculturels et préserver ensemble la paix et la tranquillité de la région frontalière.

Ce déplacement du Ministre Wang Yi en Inde est d’une importance cruciale pour promouvoir davantage le développement des relations sino-indiennes. Nous entendons continuer à travailler ensemble avec la partie indienne pour porter les relations entre les deux parties à un niveau toujours plus élevé. Nous sommes convaincus que l’enrichissement, le développement et la bonne qualité des relations entre la Chine et l’Inde non seulement correspondent au bien-être des deux peuples, mais aussi apporteront une contribution importante à la stabilité, à la paix et au développement dans la région et le monde entier.

Q : Veuillez nous donner des informations sur les consultations en Chine entre les chefs de délégations de la Chine et de la République de Corée aux pourparlers à Six.

R : Le représentant spécial pour la paix et les affaires de la sécurité de la Péninsule coréenne et chef de la délégation de la République de Corée aux pourparlers à six Hwang Joon-kook est venu aujourd’hui en Chine pour des consultations. Il rencontrera des responsables concernés de la partie chinoise. Les deux parties procéderont à des échanges de vues sur la situation dans la Péninsule coréenne et la reprise des pourparlers à six. Nous en publierons des informations en temps opportun.

Q : Est-ce que le gouvernement chinois a déclaré l’inscription des documents et archives sur le recrutement forcé des « femmes de réconfort » par l’armée japonaise au Registre international « Mémoire du monde » ?

R : Le Registre international « Mémoire du monde » est un programme créé sous l’égide de l’UNESCO, qui vise à collecter des manuscrits, des documents précieux conservés dans des bibliothèques et archives, ainsi que des transcriptions de l’histoire racontée ayant une portée à l’échelle mondiale.

La Chine participe toujours activement à la collection du Registre et jusqu’à présent, neuf éléments du patrimoine documentaire y ont été sélectionnés. Cette fois-ci, les documents historiques proposés par la Chine, authentiques et précieux, sont d’une valeur historique importante et correspondent aux critères de sélection. Si nous avons proposé des documents historiques précieux sur le Massacre de Nanjing et le recrutement forcé des « femmes de réconfort », c’est parce qu’il faut maintenir vivant le souvenir de l’histoire, chérir la paix et préserver la dignité de l’humanité afin d’éviter la reproduction de pareils actes à l’encontre de l’humanisme, des droits de l’homme et contre l’humanité.

Q : Enverrez-vous une délégation au Sommet commémorant le cinquantenaire de la création du G77 qui se tiendra en Bolivie ? Quelles sont les attentes de la partie chinoise de ce Sommet ?

R : Mi-juin, le Sommet commémorant le cinquantenaire de la création du G77 se tiendra à Santa Cruz, en Bolivie. La Chine y enverra une délégation de haut niveau. Nous vous en communiquerons les informations en temps opportun.

Le G77, mécanisme important pour la solidarité et la concertation entre les pays en développement, joue un rôle incontournable dans les affaires internationales. La Chine soutient le renforcement de la solidarité entre les pays membres du G77 en vue de promouvoir leur influence dans les affaires internationales. Nous entendons travailler de concert avec les pays membres du G77 et saisir l’opportunité offerte par ce sommet pour faire le bilan des acquis et expériences des 50 ans de coopération, approfondir notre coopération et préserver les intérêts communs des pays en développement.

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