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Conférence de presse du 7 mai 2014
2014/05/07

Q : Selon des informations, un bateau de pêche chinois a été détenu par des personnes armées philippines au large de Banyue Jiao, dans les îles Nansha. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Nansha, dont Banyue Jiao, et sur les eaux environnantes. Actuellement, un navire de la Garde côtière chinoise est déjà arrivé sur le lieu de l’incident. Le Ministère chinois des Affaires étrangères et l’Ambassade de Chine aux Philippines ont aussitôt fait des représentations auprès de la partie philippine, lui demandant de donner une explication raisonnable pour leurs actions et de libérer immédiatement le bateau et son équipage. Nous mettons en garde les Philippines contre toute nouvelle provocation.

Q : Hier, des sources ont rapporté que l’Ambassade d’Ukraine en Chine recrutait d’urgence des jeunes chinois pour la guerre en Crimée. Pourriez-vous le confirmer et quel est votre commentaire là-desuss ? Saviez-vous qui a publié ces informations ?

R : A ma connaissance, l’Ambassade d’Ukraine en Chine n’a pas publié de telles informations. D’ailleurs, elle a sollicité les départements compétents chinois d’y mener une enquête et d’en prendre des mesures.

Q : Selon des médias, lors de son récent déplacement à Hong Kong, le Secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis Daniel Russel a émis des remarques sur la réforme politique à Hong Kong et la procédure de l’élection au suffrage universel de son chef exécutif. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : L’évolution du système politique est une affaire propre à Hong Kong et relève des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays étranger n’a le droit de s’y ingérer. Le gouvernement chinois s’oppose fermement à l’ingérence par tout pays étranger dans la réforme politique ou les affaires intérieures de Hong Kong sous quelque forme que ce soit. Nous demandons aux Etats-Unis de cesser de critiquer cette réforme et de s’abstenir d’acte susceptible de nuire à la prospérité et à la stabilité de Hong Kong.

Q : Selon des informations, le 6 mai, lors de son discours au Conseil de l’Atlantique Nord, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a indiqué que l’attitude et les actions militaires de la Chine vis-à-vis de l’extérieur étaient préoccupantes et que la Chine tentait de changer le statut quo par sa puissance. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Nous avons déjà présenté plusieurs fois notre position sur les questions concernées.

Ces derniers temps, à l’intérieur du pays, le dirigeant japonais s’affaire à faire marche arrière sur les questions historiques et à accélérer la révision de la constitution et l’expansion militaire sous la couverture d’un « pacifisme actif ». Et sur la scène internationale, il fait partout un tapage injurieux autour de la « théorie de la menace chinoise » pour noircir et dénigrer la Chine. En se croyant capable de tromper le monde entier par ces manœuvres, il a vraiment sous-estimé trop l’intelligence et le discernement des peuples du monde.

Que ce soit du point de vue historique ou de la réalité, celui qui a envahi et occupé par sa puissance et sa force les territoires d’autrui et changé le statut quo n’est nullement la Chine. Si le dirigeant japonais ne ménage aucun effort pour créer volontairement des tensions dans la région et provoquer l’antagonisme et les affrontements, sa vraie intention n’est rien que d’exagérer la menace extérieure pour servir son objectif politique de mettre de côté les restrictions militaires et sécuritaires et de faire du Japon une grande puissance militaire sans aucune contrainte.

Nous voudrions, une fois de plus, recommander au dirigeant japonais, au lieu de chercher midi à quatorze heures, de regarder honnêtement en face l’histoire et la réalité, de gagner la confiance de la communauté internationale par la bonne foi et une attitude responsable, de poursuivre la voie du développement pacifique, de traiter adéquatement et correctement les questions concernées dont les questions historiques et de faire des efforts effectifs pour améliorer les relations entre le Japon et ses voisins et préserver la paix et la tranquillité dans la région.

Q : Le gouvernement chinois pourra-t-il donner des propositions au public norvégien pour qu’il sache réagir au déplacement du Dalaï Lama dans le pays ? Deuxième question, bien qu’il n’y ait pas de rencontre prévue entre des membres du gouvernement norvégien et le Dalaï Lama, 25 parlementaires norvégiens le rencontreront. Cela va-t-il envenimer davantage les relations sino-norvégiennes ?

R : Cette réponse va pour les deux questions que vous venez de poser. Nous suivons de très près la façon dont la Norvège va traiter le déplacement du Dalaï Lama. La Chine est depuis toujours d’avis que le développement des relations de coopération mutuellement avantageuse entre Etats doit être basé sur l’égalité et le respect mutuel. Nous espérons que la Norvège respectera effectivement les préoccupations centrales de la Chine et agira davantage en faveur d’une confiance politique mutuelle entre les deux pays, de sorte à créer, par des actes concrets, des conditions favorables à la restauration et au développement des relations sino-norvégiennes.

Qu’est-ce que le gouvernement chinois propose au public norvégien ? Comment les Norvégiens ordinaires doivent-ils voir ce déplacement ?

R : Ce que je viens de dire, je le dis au gouvernement norvégien, mais aussi au peuple norvégien. Je crois que le peuple norvégien comprend que les relations étatiques doivent être fondées sur les principes de l’égalité, du bénéfice réciproque et du respect mutuel, et qu’il est d’accord avec moi.

Entendez-vous que le public norvégien doit aussi éviter de rencontrer le Dalaï lama ?

R : S’agissant des déplacements du Dalaï Lama à l’étranger et de ses rencontres avec des officiels étrangers, nous avons déjà expliqué plusieurs fois notre position. J’espère que tout le monde pourra se rendre clairement compte du vrai dessein et du vrai visage du Dalaï Lama. Nous nous opposons à toute rencontre entre les officiels étrangers et le Dalaï Lama à quelque titre et sous quelque forme que ce soient. Nous nous opposons également à ce qu’un pays étranger, quel qu’il soit, fournisse des plates-formes aux activités séparatistes contre la Chine menées par le Dalaï Lama sur la scène internationale.

Q : Un autre citoyen chinois a été pris en otage au Sabah, en Malaisie. Le gouvernement chinois prendra-t-il davantage de mesures en matière sécuritaire ?

R : Le Consulat général de Chine à Kuching a déjà demandé à la police locale de travailler à la libération de l’otage chinois tout en assurant sa sécurité et de prendre effectivement des mesures pour garantir la sécurité des Chinois sur place. Le Ministère chinois des Affaires étrangères et le Consulat général de Chine à Kuching ont tous publié des conseils aux voyageurs.

Q : Le 6 mai, les cinq Etats dotés d’armes nucléaires - la Chine, les Etats-Unis, la Russie, le Royaume-Uni et la France - ont signé au siège de l’ONU à New York le Protocole au Traité portant création d’une zone exempte d’armes nucléaires en Asie centrale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Le 6 mai, le Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies Liu Jieyi a signé, au nom du gouvernement chinois, le Protocole au Traité portant création d’une zone exempte d’armes nucléaires en Asie centrale (Traité CANWFZ) et donné lecture de la déclaration du gouvernement chinois sur la signature de ce document. La création de zones exemptes d’armes nucléaires (ZEAN) constitue un élément important de la gouvernance mondiale nucléaire et une étape importante vers un monde dépourvu d’armes nucléaires. Elle revêt une importance significative pour la réalisation des objectifs du désarmement nucléaire et de la non-prolifération nucléaire ainsi que pour la promotion de la paix et de la stabilité à l’échelle régionale et mondiale. Nous apprécions et saluons la signature par les cinq Etats dotés d’armes nucléaires (P5) de ce Protocole, qui marque une étape importante dans le processus international de la création de ZEAN et qui résulte des efforts communs des P5 et des pays d’Asie centrale.

La Chine travaille depuis toujours à la promotion de la gouvernance mondiale nucléaire et soutient les efforts internationaux pour la création de ZEAN. Elle est le seul pays doté d’armes nucléaires qui s’est engagé, explicitement et inconditionnellement, à ne pas utiliser ni menacer d’utiliser d’armes nucléaires contre les Etats ou zones dépourvus d’armes nucléaires. La signature du Protocole du Traité CANWFZ est une illustration concrète de sa politique fondamentale dans le domaine nucléaire. La Chine applique consciencieusement une conception diplomatique à l’égard du voisinage marquée par l’amitié, la sincérité, le bénéfice mutuel et l’inclusivité, œuvre à préserver la paix et la stabilité dans la région et travaille activement à faire avancer sa coopération sécuritaire avec les pays voisins. Les cinq Etats d’Asie centrale sont tous des voisins amis de la Chine. La signature par la Chine dudit Protocole constitue également une mesure importante pour la mise en œuvre de la conception chinoise en matière de diplomatie du voisinage et l’approfondissement de la coopération sécuritaire régionale, et démontre pleinement son engagement ferme à contribuer à la préservation de la paix, de la stabilité et du développement dans les cinq pays d’Asie centrale et dans la région.

La Chine apprécie le rôle leader joué par le Kazakhstan dans le processus de la signature de ce Protocole. Et elle continuera à soutenir énergiquement les efforts de la communauté internationale pour créer des ZEAN au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et dans d’autres régions.

Q : Y a-t-il des étrangers qui ont été blessés dans les violences devant la gare de Guangzhou.

R : Le département de la sécurité publique de Guangzhou a déjà publié des informations détaillées. A ma connaissance, il n’y a pas d’étrangers parmi les blessés.

Q : Le Pakistan a récemment donné le feu vert à l’aéroportage de véhicules militaires à l’Afghanistan pour renforcer les forces de sécurité afghanes. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : J’ai besoin de me renseigner davantage avant de vous répondre.

Q : Selon la récente déclaration du gouvernement américain, les Etats-Unis pendront de nouvelles sanctions contre la Russie si elle reconnaît la légitimité du référendum dans l’Est de l’Ukraine. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : Concernant la question des sanctions, notre position est claire et constante. Nous nous opposons depuis toujours au recours arbitraire aux sanctions ou à la menace de sanctions dans les relations internationales. Profondément préoccupés par la situation actuelle en Ukraine, nous appelons les différentes parties à faire preuve de sang-froid et de retenue, à respecter le consensus dégagé par la Russie, les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Ukraine à Genève, à abandonner tout acte de violence ou militaire susceptible de conduire à la dégradation et à l’escalade de la situation, et à ouvrir sans tarder le processus de dialogue politique et de réconciliation, de sorte à apaiser au plus tôt la situation.

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